14. Le chef de char Wittmann a-t-il stoppé les Alliés ?
- Par Nicolas Aubin
Pages 159 à 168
Citer ce chapitre
- AUBIN, Nicolas,
- Aubin, Nicolas.
- Aubin, N.
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Notes
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[1]
D’Este, Histoire du débarquement, op. cit., p. 186.
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[2]
L’hagiographie canonique est à retrouver chez Paul Carell, Sie kommen, 1960 (trad. Ils arrivent, Paris, Robert Laffont, 1962, p. 279-284 et 453).
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[3]
D’Este, Histoire du débarquement, op. cit., p. 175.
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[4]
Les récits diffèrent et il est illusoire d’espérer reconstituer parfaitement l’instant. Ce qui est sûr, c’est que l’équipage doit abandonner son char endommagé et que Wittmann ne reviendra plus dans la petite cité.
-
[5]
Henri Marie, Villers-Bocage, Saint-Martin-des-Entrées, Heimdal, 2003, p. 62-70, et Daniel Taylor, Villers-Bocage, Barnsley, Pen & Sword Books, 2023, p. 49-102.
-
[6]
Taylor, Villers-Bocage, op. cit., p. 198-224.
-
[7]
Frédéric Deprun, La 2. Panzer-Division, t. 1, Saint-Martin-des-Entrées, Heimdal, 2019, p. 288-304.
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[8]
D’Este, Histoire du débarquement, op. cit., p. 176.
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[9]
Zetterling, Normandy 44, op. cit., p. 177.
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[10]
Nicolas Aubin, « Qui a tué Wittmann ? », Batailles & Blindés, n° 59, 2014, p. 42-55.
Dans cet affrontement titanesque, l’individu est comme effacé. On l’imagine incapable d’infléchir seul le cours des événements. Le temps ne serait plus aux héros mais aux comptables. Pourtant, l’un des récits les plus célèbres de la bataille reste celui de Michael Wittmann, un chef de char d’un Tiger du 101e bataillon de chars lourds de la SS qui aurait à lui seul, le 13 juin 1944, empêché les Anglais de prendre à revers la ville de Caen. Pour Carlo D’Este, « un commandant de char allemand audacieux et brillant avait réduit à néant tout espoir de progression […] et avait forcé la 7e DB à se mettre sur la défensive. L’exploit sensationnel de Wittmann avait grandement soulagé les Allemands »… Et infligé une terrible humiliation aux Anglais. Depuis, Wittmann est devenu un mythe, prouvant que l’individu peut par la force de sa volonté l’emporter sur les masses mécaniques.
Michael Wittmann a 30 ans en 1944. Il a grandi dans un milieu rural malmené par les crises de l’entre-deux-guerres. Dépourvu de conscience politique, il est facilement séduit par le discours rassurant et revanchard d’un « homme providentiel ». Comme des millions, il décide de participer à la construction de l’Allemagne nouvelle. Il s’inscrit au service du travail volontaire en 1934. Chantier après chantier il adhère aux valeurs national-socialistes et rejoint neuf mois plus tard la Wehrmacht, puis, en 1937, la SS… pour y retrouver la camaraderie et le dévouement aveugle à son Führer qu’il confond avec du patriotisme…
Date de mise en ligne : 26/02/2025
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