Chapitre 11. L’individu hypermoderne, entre urgence et éternité
- Par Nicole Aubert
Pages 311 à 337
Citer ce chapitre
- AUBERT, Nicole,
- AUBERT, Nicole,
- Avec la collaboration de ROUX-DUFORT, Christophe,
- Aubert, Nicole.
- Aubert, N.
Citer ce chapitre
- Aubert, N.
- Aubert, Nicole.
- AUBERT, Nicole,
- AUBERT, Nicole,
- Avec la collaboration de ROUX-DUFORT, Christophe,
Notes
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[1]
Janouch G., Conversations avec Kafka (1968), Les Lettres nouvelles, Paris, 1978, p. 231.
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[2]
Ellul J., Trahison de l’Occident, Calmann-Lévy, Paris, 1975, p. 221-222.
-
[3]
Tocqueville A. de, De la démocratie en Amérique (1840), Garnier-Flammarion, 1981, vol. II, partie II, chapitre 17, p. 187-188.
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[4]
Castel R., Les Métamorphoses de la question sociale, Fayard, Paris, 1996.
-
[5]
Fox A., History and Heritage, op. cit.
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[6]
Castel R., Les Métamorphoses de la question sociale, op. cit., p. 465.
-
[7]
Ibid., p. 468.
-
[8]
Castel R., et Haroche C., Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, Fayard, Paris, 2001, p. 116.
-
[9]
Cournut J., L’Ordinaire de la passion, PUF, Paris, 1991.
-
[10]
Cournut J., L’Ordinaire de la passion, op. cit., p. 73.
-
[11]
Selon l’expression d’Alain Ehrenberg, in « Héroïsme, une valeur socialement transmissible », Autrement n° 86, janvier 1987.
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[12]
Weber M., L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Plon, Paris, 1969.
-
[13]
Sur l’analyse de l’esprit du capitalisme et son lien avec l’éthique protestante, voir, outre le livre de Weber, le résumé que nous faisons dans Aubert N. de Gaulejac V., Le Coût de l’excellence, op. cit. p. 77 à 83.
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[14]
Marcuse H, L’Homme unidimensionnel, Ed. de Minuit, Paris, 1968.
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[15]
Sartre J.P., L’existentialisme est un humanisme, Nagel, collection « Pensées », Paris, 1970, p. 22.
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[16]
Sartre J.-P., op. cit., p. 78.
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[17]
Ellul J., Trahison de l’Occident, op. cit.
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[18]
Taguieff P.A., L’effacement de l’avenir, Galilée, Paris, 2000, p. 126.
-
[19]
Taguieff P.A., op. cit., p. 126.
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[20]
Castoriadis C., La Montée de l’insignifiance, Le Seuil, Paris, p. 131.
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[21]
Taguieff P.A., op. cit., p. 137.
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[22]
Sur cette notion, voir Pagès M., Bonetti M., de Gaulejac V, Descendre D., L’Emprise de l’organisation, PUF, Paris, 1979.
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[23]
Sur la notion de modernité radicale ou exacerbée, voir le résumé fait par François Ascher, Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs, Essai sur la société contemporaine, Éditions de l’Aube, 2000.
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[24]
Sennett R., Le Travail sans qualités, Albin Michel, Paris, 2000.
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[25]
Coninck F. de, L’Homme flexible et ses appartenances, L’Harmattan, 2001.
-
[26]
Selon l’expression de Lash S. et Urry J., Economies of signs and space, Sage, London, 1994.
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[27]
Coninck F. de, op. cit., p. 9.
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[28]
Voir, sur ce point, Aubert A., « Le rôle de la télévision lors des soirées électorales : réactivité ou précipitation ? Le cas de la nuit électorale des présidentielles américaines en 2000 », Les Cahiers du CREDAM, novembre 2002.
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[29]
Voir à ce sujet la très intéressante étude de Francis Jauréguiberry, Le Moi, le Soi et Internet, in Jaureguiberry F., Proux S. (eds.) Internet, nouvel espace citoyen ?, Paris, L’Harmattan, 2003 (à paraître).
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[30]
Selon la métaphore utilisée par Norbert Elias, La Société des individus, Fayard, Paris, 1991.
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[31]
Ascher F., Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs, Essai sur la société contemporaine, op. cit. p. 60 et 61.
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[32]
Tretiack P., « Éloge de l’agitation », Le Nouvel Observateur, Hors Série « Génération vitesse », mars-avril 2001.
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[33]
Laïdi Z., Le Sacre du présent, op. cit., p. 157.
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[34]
Ibid., p. 158.
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[35]
Ibid., p. 157.
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[36]
Castel R., et Haroche C., Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, Fayard, Paris, 2001.
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[37]
Sur cette hypothèse, voir Robert Castel et Claudine Haroche, Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, op. cit.
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[38]
Rushdie S., Patries imaginaires, 10-18, Paris, 1993
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[39]
Voir l’étude de Francis Jauréguiberry, Le Moi, le Soi et Internet, op. cit.
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[40]
Notée par Sygmund Bauman, Postmodern Ethics, Blackwell, Oxford, 1993, et Mark Taylor, Disfiguring, University of Chicago Press, Chicago, 1993.
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[41]
Castel R., Les Métamorphoses de la question sociale, op. cit. et Castel R., Harroche C., Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, op. cit.
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[42]
Castel R., Les Métamorphoses de la question sociale, op. cit., p. 468.
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[43]
Tretiak P., Traité de l’agitation ordinaire, Grasset, Paris, 1998, p. 19, 41, 15, 155, 67.
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[44]
Alquié F., Le désir d’éternité, PUF, Paris, 1963.
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[45]
Alquié F., p. 120.
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[46]
Klein E., Le Temps, op. cit., p. 106.
-
[47]
Klein E., ibid. p. 106.
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[49]
Souligné par nous.
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[50]
Souligné par nous.
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[51]
Souligné par nous.
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[52]
Souligné par nous.
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[53]
Ce cas, étudié par Sennett, est relaté au chapitre 5.
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[54]
Les deux phrases sont soulignées par nous.
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[55]
La notion de « maniaco-dépressif » (voir chapitre 6) implique l’alternance de phases de forte exaltation, agitation, et de phases dépressives.
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[56]
Voir chapitre 6.
« Des lenteurs qu’on ne mérite plus », disait Philippe Delerm, évoqué au chapitre précédent. Comme si, de ce rythme effréné que nous poursuivions, nous étions quelque part complices. En tout cas, le non-sens apparent de ce mouvement, de cette course sans fin est souligné depuis longtemps par maints auteurs. « Les masses se hâtent, elles courent, elles traversent l’époque au pas de charge. Pour aller où et d’où viennent-elles ? Personne ne le sait. Plus elles marchent et moins elles atteignent un but. Elles usent vainement leurs énergies. Elles pensent avancer, mais elles ne font que marcher sur place et tomber dans le vide », observait Kafka, au cours d’une conversation avec Gustave Janouch. Plus près de nous, Jacques Ellul soulignait le « mouvement sans direction » qui nous anime : « Nous sommes partis à une vitesse sans cesse croissante vers nulle part […] Il n’y a plus ni objectif, ni transcendant, ni valeur déterminante, le mouvement se suffit. » Plus loin de nous, Tocqueville, encore lui, émettait une hypothèse quant à cette attitude : « Aussitôt qu’ils ont perdu l’usage de placer leurs principales espérances à long terme, ils sont naturellement portés à vouloir réaliser sans retard leurs moindres désirs et il semble que du moment où ils désespèrent de vivre une éternité, ils sont disposés à agir comme s’ils ne devaient exister qu’un seul jour. » La perte de l’espoir en un avenir meilleur, qu’il prenne la forme de la croyance en la vie éternelle, en la victoire du prolétariat ou en la marche irréversible vers le progrès, rabattrait en somme toutes nos énergies vers le jour présent, comme s’il devait être le seul ou le dernier qui nous soit donné pour combler nos attentes ou réaliser nos désirs…
Date de mise en ligne : 04/07/2021
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