XV. Pour une théologie de l’institution conciliaire
L’enjeu d’une concordance entre le contenu et la forme
Pages 371 à 401
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- THEOBALD, Christoph,
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- Theobald, C.
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Notes
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[1]
Voir DzH 3011.
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[2]
Voir Marsile de Padoue (+1342) qui est le premier à avoir pensé jusqu’au bout l’idée de représentation (voir H. J. Sieben, Die Konzilsidee des lateinischen Mittelalters, Paderborn, F. Schöningh, 1984 [K. II], p. 393-398).
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[3]
H. Jedin, Kleine Konziliengeschichte. 7., durchgesehene Auflage und um einen Bericht über das Zweite Vatikanische Konzil vermehrte Auflage, Fribourg/Basel/Vienne, Herder, 1966 ; voir aussi plus récemment G. Alberigo (Éd.), Les conciles œcuméniques, t. I : L’histoire, Paris, Éd. du Cerf, 1994 et K. Schatz, Allgemeine Konzilien – Brennpunkte der Kirchengeschichte, Paderborn, F. Schöningh, 1997.
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[4]
Textes republiés dans K. Rahner, Schriften XIV, Zürich/Einsiedeln/Köln, Benziger, 1980, p. 287-302 et 303-318 ; publication en français dans id., Œuvres 21 : Le deuxième concile du Vatican. Contributions au Concile et à son interprétation, dirigé et préfacé par Chr. Theobald, p. 993-1009 et 977-992.
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[5]
Voir ibid., p. 293-295 ; Œuvres 21, p. 1 000-1002.
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[6]
Voir ibid., p. 295-298 ; Œuvres 21, p. 1002-1005.
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[7]
Voir A. Grillmeier, « Konzil und Reception. Methodische Bemerkungen zu einem Thema der ökumenischen Diskussion », dans ThPh 45 (1970), p. 321-352 et Y. Congar, « La “réception” comme réalité ecclésiologique », p. 369-403.
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[8]
H. Kìng, « Das theologische Verständnis des ökumenischen Konzils », p. 55 et Structures de l’Église (1962), Paris, DDB, 1963, p. 25 s. ; voir aussi id., « Veröffentlichungen zum Konzil. Ein Überblick », dans ThQ 143 (1963), p. 56-82.
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[9]
J. Ratzinger, « Zur Theologie des Konzils », p. 292-304 ; texte développé après le concile dans Le Nouveau Peuple de Dieu (1969), Paris, Aubier, 1971, p. 73-100. Voir notre présentation p. 379.
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[10]
H. Kìng, « Das theologische Verständnis des ökumenischen Konzils », p. 56 et 60 et Structures de l’Église, p. 27 et 35.
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[11]
J. Ratzinger, Le nouveau peuple de Dieu, p. 88 (cette formulation ne se trouve pas encore dans l’article de 1961 mais l’idée y est présente).
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[12]
K. Rahner, Zur Theologie des Konzils, dans StZ 169 (1962/2), p. 321-339 (réédité dans Schriften V, Einsiedeln, Benziger, 1962, p. 278-302 et Écrits théologiques [ET] 6, Paris, DDB, 1966, p. 41-66, désormais accessible dans Œuvres 21, p. 45-70).
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[13]
Voir par exemple H. J. Sieben, Katholische Konzilsidee im 19. und 20. Jahrhundert, Paderborn, F. Schöningh, 1993 (K. IV), p. 266 : « Man versteht seine Antwort am besten als Beitrag zu der in den Handbüchern De ecclesia geführten Diskussion über die Anzahl des Subjekte oder Träger der höchsten kirchlichen Gewalt. »
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[14]
ET 6, p. 43 ; Œuvres 21, p. 47.
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[15]
Ibid., p. 53 ; Œuvres 21, p. 57 (je souligne).
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[16]
Ibid. ; pour ce qui est du différend ecclésiologique entre Küng et Ratzinger (le concile comme ekklésia ou comme synédrion, conception « conciliariste » ou « finalement secondaire du concile »), Rahner se trouve plutôt du côté du second. Il partage avec lui l’idée du lien structurel entre collégialité et concile (pour Ratzinger voir Cath 15 [1961], p. 297 s.) ; avec lui, il avait d’ailleurs publié l’année précédente Episkopat und Primat, QD 11, Fribourg, Herder, 1961.
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[17]
Sur ce point, Rahner se trouve plutôt dans le voisinage de Küng.
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[18]
ET 6, p. 50 ; Œuvres 21, p. 54.
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[19]
Ibid., p. 59 et 61 ; Œuvres 21, p. 62 s. et 65 : « Le magistère ne peut pas remplacer le charisme de la théologie. Et il n’en est pas chargé. »
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[20]
Ibid., p. 56 ; Œuvres 21, p. 60.
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[21]
Ibid., p. 59 s. ; Œuvres 21, p. 63 s. (nous soulignons).
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[22]
Ibid., p. 61 ; Œuvres 21, p. 65.
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[23]
Ibid., p. 57 ; Œuvres 21, p. 61.
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[24]
Jean XXIII/Paul VI, Discours au Concile, Paris, Centurion, 1966, p. 55-70.
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[25]
. Ibid., p. 56 s.
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[26]
Voir surtout J. A. Komonchak, « Le combat pour le concile durant la préparation », dans G. Alberigo (dir.), Histoire du concile Vatican II, t. I, p. 185-397.
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[27]
Cet aspect essentiel n’est pas assez présent dans la contribution de J. A. komonchak.
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[28]
CIC, Can. 337-341.
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[29]
Il s’agit du schisme dit « acacien » entre Rome et Constantinople (484-519) et de la crise dite des « trois chapitres ».
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[30]
Voir H. J. Sieben, Die Konzilsidee der alten Kirche, Paderborn, F. Schöningh, 1979 (K. I), p. 270-305.
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[31]
. COD (122), 19-25.
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[32]
. COD (108), 31-43.
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[33]
Voir vincent de lérins, Commonitorium, 24.
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[34]
Voir K. I, p. 423.
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[35]
. COD (108), 10-16.
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[36]
Voir K. I, p. 466-510.
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[37]
Voir J. Wohlmuth, Verständigung in der Kirche. Untersucht an der Sprache des Konzils von Basel.
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[38]
H. J. Sieben (K. II, p. 358-365, avec une importante réflexion méthodologique) situe les débuts du débat sur l’infaillibilité des conciles après le concile de Vienne (1311-1312) ; il analyse ensuite (ibid., p. 401-406 et 427-452) le débat entre Marsile de Padoue et Guillaume d’Occam et interroge (dans Traktate und Theorien zum Konzil. Vom Beginn des grossen Schismas bis zum Vorabend der Reformation (1378-1521), Francfort, J. Knecht, 1983 [Traktate], p. 149-207) les traités ecclésiologiques qui accompagnent les événements du Grand Schisme et des conciles de Constance, de Bâle et de Florence (jusqu’aux travaux de deux espagnols, Jean de Ségovie du côté « conciliariste » et Jean de Turrecremata du côté papal). À cet ensemble il faut encore ajouter son analyse de la position de Luther (dans Die katholische Konzilsidee von der Reformation bis zur Aufklärung, Paderborn, F. Schöningh, 1988 [K. III], p. 13-51).
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[39]
jean de Ségovie, Historia generalis synodi Basiliensis (1449-1453), p. 823-835 ; voir le résumé de ces pages essentielles dans Traktate, p. 193-195.
-
[40]
voir K. II, p. 364 s.
-
[41]
Voir Traktate, p. 173-177 et 180-183.
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[42]
marsile de padoue, Defensor pacis II, chap. xx (voir K. II, p. 378-380).
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[43]
Voir Traktate, p. 176 s.
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[44]
Voir p. 388, n. 1.
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[45]
La clarté de l’Écriture est en effet le primum principium de la théologie luthérienne (voir M. Luther, Du serf arbitre, dans Œuvres V, Genève, Labor et Fides, 1958, p. 70, et aussi p. 26-29).
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[46]
. DzH 3074 ; voir Chr. Theobald, « La Constitution dogmatique Pastor aeternus de Vatican I », dans B. Sesboìé et Chr. Theobald, La parole du salut, p. 339.
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[47]
Voir p. 326.
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[48]
K. Rahner, « Theologische Grundinterpretation des II. Vatikanischen Konzils », Schriften XIV, p. 299 ; trad. « Interprétation théologique fondamentale du Deuxième Concile du Vatican », dans Œuvres, 21, p. 1005 s.
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[49]
C’est précisément ce dernier point qui reste en suspens dans l’approche de Rahner.
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[50]
Voir aussi 2 Co 2, 17 - 3, 18.
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[51]
La formule est de L. Beirnaert, dans Aux frontières de l’acte analytique. La Bible, saint Ignace, Freud et Lacan, Paris, Éd. du Seuil, 1987, p. 234-238.
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[52]
P. Gibert et Chr. Theobald (dir.), La réception des Écritures inspirées. Exégèse, histoire et théologie.
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[53]
C’est là la limite du décret Frequens du concile de Constance.
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[54]
Formule utilisée pour la première fois à Constance et reprise par le concile de Trente.
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[55]
Voir LG, 12.
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[56]
L’instruction sur les synodes diocésains du 9 juillet 1997 (DC 94 [oct. 1997], p. 826-832) montre à quel point le principe de « synodalité » pose aujourd’hui problème : « Étant donné les liens qui unissent l’Église particulière et son pasteur à l’Église universelle et au Pontife Romain, l’évêque a le devoir d’exclure de la discussion synodale les thèses ou positions – peut-être proposées avec la prétention de transmettre au Saint-Siège des “votes” à ce sujet – qui ne concordent pas avec la doctrine perpétuelle de l’Église ou du Magistère pontifical, ou qui concernent des matières disciplinaires réservées à l’autorité ecclésiastique suprême ou à une autre » (IV, 4, ibid., p. 830).
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[57]
C’est ici que nous nous séparons de Rahner au nom même de ce qu’il dit de « l’attente herméneutique » par rapport au futur concile.
À première vue, le concile œcuménique semble être une institution secondaire ou subordonnée de la tradition chrétienne. De longues périodes se sont déroulées sans connaître ce type d’assises ; trois siècles entre le concile de Trente et le premier concile du Vatican. Leur célébration paraît plutôt liée à des moments de crise, comme la diffusion de l’arianisme à l’origine du concile de Nicée (325) ou le Grand Schisme surmonté par les pères conciliaires de Constance (1414-1418). En tant que manifestation « extraordinaire » ou « solennelle » du magistère ecclésial, le concile dépend de la convocation par la papauté, prérogative défendue par celle-ci au deuxième millénaire et stipulée par les Codices de 1917 et de 1983. En temps « ordinaire », l’Église devrait donc pouvoir vivre sans cette institution, au point qu’on a pu dire que la déclaration du primat de juridiction et de l’infaillibilité pontificale au concile Vatican I la rendrait désormais inutile.
Mais d’autres voix se sont levées pour rappeler que le concile fait partie de la structure même de l’Église, que celle-ci est par essence conciliaire. Se serait-on libéré de « l’exécrable trinité » – l’obédience simultanée de trois papes au début du xve siècle – sans la détermination du concile de Constance ? Par ailleurs, l’Église connaît dès la fin du iie siècle une intense vie synodale dont le rassemblement à l’échelle œcuménique n’est que l’ultime manifestation. La réception de l’idée politique de « représentation » au Moyen Âge et de la théorie aristotélicienne de la « souveraineté populaire » à la fin d…
Date de mise en ligne : 20/02/2026
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