XIII. Sensus fidei fidelium
Enjeux d’avenir d’une notion classique
Pages 301 à 337
Citer ce chapitre
- THEOBALD, Christoph,
- Theobald, Christoph.
- Theobald, C.
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Notes
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[1]
Voir J. Famerée, « Sensus fidei, sensus fidelium. Histoire d’une notion théologique discutée », RSR 104/2 (2016), p. 179-184.
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[2]
Voir Exhortation apostolique du pape François Evangelii gaudium, n° 119 et 120 et « Commémoration du 50e anniversaire de l’Institution du synode des évêques, Discours du pape François, salle Paul VI, samedi 17 octobre 2015 », texte sur le site du Vatican. Voir J.-Fr. Chiron, « Sensus fidei et vision de l’Église chez le pape François ».
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[3]
CTI, Le « sensus fidei » dans la vie de l’Église, Paris, Éd. du Cerf, 2014, n° 52 et 54.
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[4]
Voir l’adage Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet, cité sans le approbari debet par le pape François dans son discours du 17 octobre 2015 (voir aussi Y. Congar, « Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet », Revue historique de droit français et étranger 36 [1958], p. 210-259).
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[5]
Y. Congar, « La “réception” comme réalité ecclésiologique » (1972), p. 361.
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[6]
Voir ibid., p. 255 et ses deux volumes La Tradition et les traditions, I. Essai historique, Paris, Fayard, 1960 ; II. Essai théologique ; voir surtout II, p. 75-109.
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[7]
Dès son ouvrage sur le laïcat paraît la distinction entre le « contenu de vérité que toute l’Église a grâce et mission de garder » et « l’autorité » (« La “réception” comme réalité ecclésiologique », p. 254) : « Ordre de l’Église comme institution ou moyen de grâce, ordre de l’Église comme vie et communion : la méconnaissance de cette distinction est à l’origine de bien des erreurs » (Y. Congar, Jalons pour une théologie du laïcat, Paris, Éd. du Cerf, 1953, p. 378-386).
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[8]
Le chapitre de l’ouvrage de 1953 sur les laïcs et la fonction prophétique de l’Église (Jalons pour une théologie du laïcat, p. 367-407) préfigure déjà le n° 12 de Lumen gentium qui, sous ce vocable prophétique, rassemble le sensus fidei et les charismes.
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[9]
« La “réception” comme réalité ecclésiologique » (1972), p. 262 s.
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[10]
Voir Jalons pour une théologie du laïcat, p. 394-400, et La Tradition et les traditions, II, p. 88-91.
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[11]
Jalons pour une théologie du laïcat, p. 398 (je souligne) ; voir aussi, La Tradition et les traditions, II, p. 91.
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[12]
Ce point s’annonce en marge de la pensée de Congar, mais tout en restant dans le cadre du paradigme du développement doctrinal et dogmatique : « La plante semée a ses racines propres, en un terrain nouveau, original, elle produit des fruits qui sont les siens. Nous accueillerions en ce sens l’idée défendue par Newman et à laquelle Scheeben n’est pas demeuré étranger, selon laquelle le sensus fidelium ne se réduit pas à l’acte du magistère mais lui ajoute sa valeur propre de témoignage, et, éventuellement de développement » (La Tradition et les traditions, II, p. 91).
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[13]
Voir J.-Fr. Chiron, « Sensus fidei et vision de l’Église chez le pape François », p. 190.
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[14]
Voir l’analyse des textes par J. Famerée, « Sensus fidei, sensus fidelium. Histoire d’une notion théologique discutée », p. 174-178 ; voir aussi D. Vitali, « Universitas fidelium in credendo falli nequit (LG, 12). Il sensus fidelium al concilio Vaticano II », dans Gregorianum 86 (2005), p. 607-638.
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[15]
Voir Chr. Theobald, Le concile Vatican II. Quel avenir ?, p. 21-56.
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[16]
Voir J. Famerée, « Sensus fidei, sensus fidelium. Histoire d’une notion théologique discutée », p. 175.
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[17]
L’argumentation du n° 12 § 1 de Lumen gentim va en effet du versant ecclésial du sensus fidei vers son fondement, récapitulé dans la dernière phrase (qui débute avec un enim) alors que le discours de Dei verbum s’oriente inversement à partir du fondement (DV, 8) vers l’Église (DV, 10).
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[18]
Voir AS III/1, p. 199 (relatio du textus emendatus) : Subcommissio statuit substantialiter servandum esse textum priorem, quia agit de obiectiva analysi sensus fidei : est scilicet quasi facultas totius Ecclesiae, qua ipsa in fide perspicit Revelationem traditam, discernens inter verum et falsum in rebus fidei, ac simul penitius in eam intrat eamque lenius in vita applicat. Inde est textus emendatus, cum citatione 1 Th 2,13.
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[19]
On retrouve dans ce § 2 du n° 8 la distinction de l’école romaine, reprise par les deux constitutions du concile Vatican I, entre « l’inspiration », réservée aux Écritures, et « l’assistance » de l’Esprit Saint qui, dans l’acte même de la réception maintient l’Église tout entière dans la vérité, une assistance « particulière » étant assurée à ceux qui « reçurent un charisme certain de vérité » (DV, 8 § 2) et qui sont à nouveau mentionnés avec les mêmes termes au § 2 du n° 10 (voir Chr. Theobald, « De Vatican I aux années 1950 : Révélation, foi et raison, inspiration, dogme et magistère infaillible », p. 285, 310 s. et 326 s.).
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[20]
Voir CTI, Le « sensus fidei » dans la vie de l’Église, n° 46 et, J. Famerée, « Sensus fidei, sensus fidelium. Histoire d’une notion théologique discutée », p. 174 et 177 s.
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[21]
La citation de Jude 3 – « la foi transmise aux saints une fois pour toutes » –, commune à Lumen gentium, 12 § 1, et à Dei verbum, 8 § 1, ne désigne pas la réponse humaine à la Révélation ou à la Parole de Dieu, mais l’ensemble de ce qui est livré une fois pour toutes.
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[22]
Les § 2 et 3 se terminent par une même immanence : « […] et l’Esprit Saint […] fait que la parole du Christ réside dans les croyants avec toute sa richesse. »
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[23]
Une fois de plus, le sensus fidei est associé dans ce passage à la parole : « Le Christ, grand Prophète, qui par le témoignage de sa vie et la puissance de sa parole a proclamé le Règne du Père, accomplit sa fonction prophétique […] aussi par les laïcs dont il fait pour cela également des témoins en les pourvoyant du sens de la foi et de la grâce de la parole, afin que brille dans la vie quotidienne, familiale et sociale, la force de l’Évangile » (LG, 35 § 1 ; je souligne).
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[24]
Voir aussi la formule de Gaudium et spes, 44 : « Dès le début de son histoire, elle [l’Église] a appris à exprimer [exprimere didicit] le message du Christ en se servant des concepts et des langues des divers peuples et, de plus, elle s’est efforcée de le mettre en valeur par la sagesse des philosophes : ceci afin d’adapter l’Évangile, dans les limites convenables, et à la compréhension de tous, et aux exigences des sages. À vrai dire, cette manière appropriée de proclamer [accomodata praedicatio] la parole révélée doit demeurer la loi de toute évangélisation. »
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[25]
Voir p. 306, n. 2.
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[26]
Voir Chr. Theobald, « L’apostolicité de l’Église. Pour une théologie œcuménique des origines chrétiennes », dans RSR 103/2 (2015), p. 235-242, republié dans ce volume, chapitre xiv.
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[27]
Si le début du n° 7 se situe du côté de Dieu – « Ce que Dieu avait révélé pour le salut de toutes les nations, il a pris avec la même bienveillance la disposition pour qu’il demeurât toujours en son intégrité et fût transmis à toutes les générations » –, la fin adopte la perspective de l’Église – « Cette sainte Tradition et la Sainte Écriture de l’un et de l’autre Testament sont comme un miroir où l’Église en son cheminement terrestre contemple Dieu, dont elle reçoit [accipit] tout… »
-
[28]
Voir précisément DV, 5 et 8 § 2.
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[29]
Voir aussi DV, 7 § 1.
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[30]
DV, 4, reprend également le prologue de Jean (déjà cité au début du n° 2), tout en ajoutant la formule de Jn 3, 34 : « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, qui lui donne l’Esprit sans mesure. »
-
[31]
Voir p. 305.
-
[32]
Il s’agit d’une citation du canon 7 du deuxième concile d’Orange (DzH 377).
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[33]
Voir DV, 1, 8 § 2, 9.
-
[34]
C’est pourquoi la formule de Dei verbum, 9, maintient la tension entre le « parler de Dieu » (locutio Dei) et la forme qu’il a prise (quatenus) en étant consigné par écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint. La formule de Dei verbum, 21, est encore plus nette, disant que les Écritures « communiquent [impertiant] immuablement la parole de Dieu lui-même ». On ne quitte pas la structure matricielle de 1 Th 2, 13.
-
[35]
Voir CTI, Le « sensus fidei » dans la vie de l’Église, n° 33.
-
[36]
« Commémoration du 50e anniversaire de l’Institution du synode des évêques, Discours du pape François, salle Paul VI, samedi 17 octobre 2015 », texte sur le site du Vatican. Voir J.-Fr. Chiron, « Sensus fidei et vision de l’Église chez le pape François », p. 188 s.
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[37]
Voir aussi la référence, dans DV, 10 à Ac 2,42.
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[38]
Commonitorium, 2 : « Il faut veiller grandement à tenir ce qui a été cru partout, toujours, par tous [quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est]. » Voir notre analyse détaillée (avec références bibliographiques) dans Chr. Theobald, La réception du concile Vatican II. I. Accéder à la source, p. 162-174.
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[39]
Voir p 304, n. 1.
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[40]
Il est regrettable que cette règle n’ait pas été inscrite dans Lumen gentium ou Dei verbum.
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[41]
Voir Chr. Theobald, « Le développement de la notion des “vérités historiquement et logiquement connexes avec la Révélation” de Vatican I à Vatican II », dans cristianesimo nella storia XXI (février 2000), p. 37-70.
-
[42]
Voir aussi B. Sesboüé, « Magistère “ordinaire” et magistère “authentique”. Note théologique », dans RSR 84/2 (1996), p. 267-275 (avec référence à M. Caudron, « Magistère ordinaire et infaillibilité pontificale » d’après la Constitution Dei Filius, dans ETHL 36 [1960], p. 393-431).
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[43]
Cet « espace » mystérieux est celui qui s’ouvre dès le premier chapitre de Lumen gentium sur « le mystère de l’Église » (voir surtout le n° 4 sur l’Esprit Saint dans l’Église).
-
[44]
Jean de Ségovie, Historia generalis synodi Basiliensis (1449-1453), dans MCG III, p. 823-835 ; voir aussi Chr. Theobald, La réception du concile Vatican II. I., p. 182 s.
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[45]
Je m’appuie ici sur un premier développement dans La réception du concile Vatican II. I., p. 161-206 (avec des indications bibliographiques).
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[46]
Commonitorium, 24.
-
[47]
Il le fait après avoir énoncé, en référence à Ac 15, la « règle certaine » qui explicite le principe du consensus universalis, stipulant que « lorsque les questions qui doivent être tranchées par les deux parties sont posées lors de discussions communes, la vérité chasse les ténèbres du mensonge. Car dans les discussions communes sur la foi, la vérité ne peut se manifester autrement, puisque chacun a besoin de l’aide de son prochain […] » [COD (108), 10-16].
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[48]
COD (122), 19-25.
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[49]
Vincent de Lérins note cette « profondeur » (altitudo) d’abord au sujet de l’Écriture sainte qui, pour cette raison, a besoin d’être interprétée (Commonitorium, 2), nécessitant alors la mise en œuvre des critères d’universalité et d’antiquité (Commonitorium, 3), sans pour autant arriver au bout de sa consultation, celle-ci devant passer sur un autre plan.
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[50]
Commonitorium, 28.
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[51]
Voir notre reprise de ces controverses dans La réception du concile Vatican II. I., p. 82-86.
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[52]
« Tout d’abord ce même synode, légitimement assemblé dans l’Esprit Saint, existant comme concile général et représentant l’Église catholique militante, tient son pouvoir immédiatement du Christ » [COD (409), 15-27].
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[53]
Voir ibid.
-
[54]
Voir J. Wohlmuth, Verständigung in der Kirche. Untersucht an der Sprache des Konzils von Basel, Mayence, Grünewald, 1983.
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[55]
M. Luther, Homélie du 10 août 1522, dans WA 10, p. 260.
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[56]
DzH 1501.
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[57]
Von den Konziliis und Kirchen, dans WA 50, p. 509-653.
-
[58]
Voir le très significatif prologue de la Constitution sur la foi catholique Dei filius du concile Vatican I (COD 1635).
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[59]
Voir p. 304, n. 1.
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[60]
Voir p. 311 s.
-
[61]
Voir p. 306, n. 2.
-
[62]
DzH 3069 ; voir aussi p. 304, n. 1.
-
[63]
Dans une grande proximité avec l’intuition luthérienne, Gaudium et Spes, 16, affirme avec précision que « la voix de Dieu se fait entendre dans la conscience » qui « est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu ».
-
[64]
Ce que nous appelons « écoute stéréophonique » nous semble être finalement une manière d’articuler les deux jeux de langage de la Révélation et de la Parole de Dieu dont le rapport est resté, dans Dei verbum, indéterminé, comme il a été montré plus haut.
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[65]
Voir p. 327, n. 2.
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[66]
Voir la conclusion de notre premier point, p. 319.
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[67]
Voir Chr. Theobald, La réception du concile Vatican II. I., p. 547-654.
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[68]
Cet extrait a déjà été mentionné, p. 183.
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[69]
Je m’appuie, dans ce développement, sur La réception du concile Vatican II. I., p. 259-273 (avec des indications bibliographiques).
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[70]
H. Küng, « Das theologische Verständnis des ökumenischen Konzils », dans ThQ 141 (1961), p. 56 et 60.
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[71]
J. Ratzinger, « Zur Theologie des Konzils », dans Catholica 15 (1961), p. 292-304, texte développé après le Concile dans id., Le Nouveau Peuple de Dieu (1969), Paris, Aubier, 1971, p. 73-100 (citation, p. 88 ; cette formulation ne se trouve pas encore dans l’article de 1961 mais l’idée y est présente).
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[72]
Voir aussi la position de K. Rahner (« À propos de la théologie du Concile » [1962], dans id., Le deuxième concile du Vatican. Contributions au Concile et à son interprétation, p. 45-70) qui (à ma connaissance) est le seul à honorer le versant herméneutique du futur concile.
-
[73]
DzH 3069 et LG, 25 § 4. Sur la distinction entre « consultation » et « délibération » voir A. Borras, Communion ecclésiale et synodalité, Paris, Éditions CLD, 2018.
-
[74]
Paul VI, Motu proprio Apostolica sollicitudo, 15 septembre 1965 et Christus Dominus, 5 ; voir aussi CD, 36, cité plus haut.
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[75]
Paul VI, Discours pour le début des travaux de L’Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques, le 30 septembre 1967.
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[76]
Voir J.-Fr. Chiron, « Sensus fidei et vision de l’Église chez le pape François », p. 195 s.
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[77]
Discours du pape François, salle Paul VI, samedi 17 octobre 2015. Sans doute est-il significatif que cette insistance sur l’écoute et l’apprentissage mutuels n’a plus besoin du concept de « représentation ».
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[78]
Jean Chrysostome, Explicatio in Ps. 149, dans PG 55, 493 : « Église et Synode sont synonymes ».
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[79]
C’est très net dans les chap. ii et iii de l’Exhortation Evangelii gaudium du pape François mais déjà présent dans les textes pontificaux de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
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[80]
Je me permets de renvoyer à Chr. Theobald, « Le difficile vivre-ensemble, le lien social et la perspective du Règne de Dieu », dans RSR 100/3 (2012), p. 365-380 et dans Selon l’Esprit de sainteté, p. 393-412.
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[81]
Voir par exemple la reconnaissance du caractère prophétique de la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement dans Laudato si’, 167 et 186.
Pourquoi, à notre époque, le sensus fidei, non seulement de tel croyant mais de l’ensemble des fidèles – le sensus fidei fidelium –, prend-il tant d’importance dans le discours ecclésial et suscite-t-il autant d’intérêt parmi les théologiens ?
Des travaux historiques ont certes montré son enracinement dans les Écritures et son développement dans la Tradition, l’époque tridentine et le xixe siècle ayant apporté une première systématisation. Mais avec Lumen gentium, 12 § 1, et d’autres textes du concile Vatican II (surtout Dei verbum), un point de vue nouveau apparaît qui, à l’époque postconciliaire, provoquera des discussions souvent conflictuelles entre magistère et théologie, jusqu’à ce que, partant d’une situation culturelle différente, les interventions récentes du pape François aient fait valoir vigoureusement la perspective conciliaire, l’ouvrant en même temps en direction de l’avenir.
On pourrait répondre à notre question initiale du pourquoi que le déplacement du projecteur sur ce sensus – genre de « sixième sens » ou « flair » spirituel censé être universellement répandu parmi les croyants – correspond bel et bien à la situation actuelle de l’Église : devant tenir compte d’une mentalité démocratique, elle se fierait enfin aux fidèles, leur donnant voix au chapitre, chaque fois qu’un problème d’orientation les concerne plus particulièrement. Même si l’on enlève toute connotation politique à la désignation « peuple de Dieu » – peuple qui, selon Vatican II, est le sujet prophétique de ce « sens » …
Date de mise en ligne : 20/02/2026
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