II - La stratégie de rattrapage
- Par Élie Cohen
Pages 49 à 74
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- COHEN, Élie,
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Notes
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[1]
Catherine Bertho, Télégraphes et Téléphones, Livre de Poche, 1981.
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[2]
Le Seuil, 1970.
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[3]
Littéralement : croissance du nombre de lignes principales installées.
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[4]
Niveau atteint en 1985 et maintenu depuis.
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[5]
En février 1974. la commission de contrôle parlementaire sur le téléphone propose de créer un établissement public du téléphone.
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[6]
Le Monde. 15 juillet 1969 et. pour les textes de l’AIT. on se reportera à « Telecom 1965-1975 : études et propositions de l’AIT » et notamment au fameux texte de 1963 qui pose très explicitement ce type de problèmes : « Rapport sur l’organisation des télécommunications françaises », août 1963.
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[7]
Alain Le Diberder, « Les Productions des réseaux de télécommunications », Economica, 1983.
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[8]
C’est ainsi que l’un de ses collaborateurs et ami le décrit, mais l’image la plus appropriée serait plutôt celle d’un uhlan.
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[9]
Pascal Griset, « Le développement du téléphone en France depuis les années 50 » in XXe siècle, 1988, et M. Nouvion, L’automatisation des télécommunications, PUL, 1982, soutiennent la thèse du CNET selon laquelle le contrôle technique, la maîtrise de la politique d’achats et la recherche fondamentale sont des conditions indissociables de la réussite de l’innovation.
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[10]
La CGE et Thomson conviennent en 1969 de redessiner leurs frontières, ils se répartissent les cinq grands secteurs communs. L’électrotechnique et les Telecom vont à la CGE (abandon d’Alsthom par Thomson). l’électronique professionnelle, le grand public et l’informatique reviennent à Thomson. Le Yalta de l’électronique est signé, la guerre froide peut commencer. L’abandon des Telecom contre la maîtrise de l’informatique se révèle être rapidement un marché de dupes. Le grand plan de rattrapage téléphonique de 1974 va exciter les appétits de Thomson et le conduire à dénoncer le pacte de 1969. La DGT trop contente de mettre en échec les visées hégémoniques de la CGE va dérouler le tapis rouge à Thomson. L’État régalien fait alors pression sur ITT et Ericsson pour qu’ils cèdent leurs activités à Thomson, lequel se voit garantir d’emblée par l’État acheteur public 40 % du marché de la commutation ! L’Etat chercheur finance les développements par les marchés d’études.
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[11]
Les six premiers marchés semi-électroniques passés en 1976 se répartissent ainsi : trois Métaconta CGCT 11F. deux Métaconta LMT 11F, un Axe Ericsson produit par Thomson.
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[12]
Depuis 1920, la DB, pour favoriser l’homogénéité du réseau, les grandes séries industrielles et la compression des coûts d’entretien, a décidé d’une politique qui consiste à ne retenir qu’un type de matériel par usage (un seul type de central par exemple).
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[13]
Accord de répartition des commandes publiques entre membres d’un cartel de fournisseurs.
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[14]
Sur les grands corps on citera quelques ouvrages et contributions devenus classiques comme Ezra Suleiman, Les Élites en France : grands corps et grandes écoles, Paris, Seuil, 1979 ; Terry Shinn, « Des corps de l’Etat au secteur industriel : genèse de la profession d’ingénieur 1750-1920 » in Revue française de sociologie, janvier-mars 1978 ; Marie-Christine Kessler, Les Grands Corps de l’État, Presses de la FNSP, Paris, 1986.
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[15]
Thierry Vedel, « Les ingénieurs des Telecom : formation d’un grand corps » in Culture technique, n° 12, mars 1984.
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[16]
Alain Bucaille et Jean-Marc Oury, Éléments pour une histoire de l’administration et du corps des Mines, Mémoire d’ingénieurs stagiaires des Mines, ENSMP, juin 1977.
Entre 1965 et 1975, la crise du téléphone cesse d’être larvée, confinée dans les cercles étroits du corps des Telecom, du club fermé et rémunérateur des fournisseurs, et des fantomatiques secrétaires d’État aux PTT, pour descendre dans la rue.
En 1966, les demandes non satisfaites représentent un an de raccordement ; la France est vingt-huitième pour le taux d’automatisation, vingtième pour le nombre de conversations échangées, seizième pour la densité téléphonique. Le téléphone français est de surcroît trois fois plus cher qu’en Suisse, dans les pays scandinaves et en Grande-Bretagne. La presse française et étrangère raillent de plus en plus fréquemment le sous-développement français, la Direction de l’aménagement du territoire et de l’action régionale (la DATAR) commence à considérer le réseau téléphonique comme une infrastructure structurante, les parlementaires en nombre grandissant se font l’écho du mécontentement croissant dans les circonscriptions. Les grandes transhumances estivales sont l’occasion de scènes répétées de colère des usagers privés de téléphone sur leurs lieux de vacances.
Comme au début des années vingt, il se trouve des hommes politiques pour estimer que si l’État n’est pas capable de satisfaire la demande, il doit passer la main à l’industrie privée. La révolte gronde même au sein de l’administration du téléphone : un groupe de jeunes ingénieurs des Telecom publie, sous le pseudonyme de J.-F. Ruges (anagramme de Ségur, siège du ministère des PTT), un vibrant plaidoyer pour la diffusion du téléphone …
Date de mise en ligne : 28/05/2020
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