Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Conclusion

Pages 121 à 122

Citer ce chapitre


  • Angel, P.
  • et Amar, P.
(2012). Conclusion. Le coaching (5e éd., p. 121-122). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/le-coaching--9782130594833-page-121?lang=fr.

  • Angel, Pierre.
  • et al.
« Conclusion ». Le coaching, Presses Universitaires de France, 2012. p.121-122. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-coaching--9782130594833-page-121?lang=fr.

  • ANGEL, Pierre
  • et AMAR, Patrick,
2012. Conclusion. In : Le coaching. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.121-122. URL : https://shs.cairn.info/le-coaching--9782130594833-page-121?lang=fr.

1 Les quinze dernières années ont vu une augmentation très importante de la notoriété et de la pénétration du coaching dans le monde de l’entreprise. La taille du marché et les besoins auxquels il répond suggèrent qu’il s’agit d’un phénomène durable qui a vocation à s’imposer naturellement comme un outil de stimulation des compétences et d’amélioration de la performance à côté d’autres activités plus traditionnelles que sont le conseil ou la formation. Ce marché, encore relativement jeune, reste exposé aux inévitables excès, voire dérives de tout secteur en phase de croissance rapide, qui prennent un relief particulier étant donné les problématiques humaines qui s’y expriment. La sophistication croissante des acheteurs, portée par une transparence grandissante du marché, est néanmoins un puissant facteur de professionnalisation des pratiques. L’apparente faiblesse des barrières à l’entrée dans le métier de coach est contredite par la richesse du champ d’étude et de pratique qui emprunte aux théories des organisations comme à l’univers des sciences humaines et par la complexité des enjeux qui se déploient dans les systèmes d’interaction entre le coaché et son environnement et celui entre le coach et le coaché. Afin de « métaboliser » et d’ordonner la masse d’informations recueillie, le coach doit déployer un savoir-faire, fondé sur des théories et des outils ; ce processus aide ainsi à l’émergence d’une cohérence dans des choix d’action. Puis, fort de ce savoir-faire, il doit l’oublier, se libérer de la compulsion de dire ou de faire pour écouter l’autre et lui laisser l’espace pour expérimenter et se développer. Il lui faut ainsi apprendre pour pouvoir mieux oublier, se taire et exprimer plus simplement un savoir-être largement constitutif de l’alliance.

2 Le coaching est un voyage dont toutes les étapes sont intéressantes et en particulier les dernières. Derrière l’objectif initial et explicite d’une amélioration des performances se cachent souvent des préoccupations qui touchent à la finalité de l’action du coaché, qui vont émerger progressivement dans le coaching. La place centrale du travail dans la quête identitaire de la personne fait souvent de l’activité professionnelle un lieu d’enjeux forts où la question de la réalisation de soi se pose de façon aiguë. Cette recherche de sens est essentielle dans le coaching puisqu’elle est un facteur d’harmonisation et d’alignement des croyances et des valeurs du coaché qui, en retour, a un impact favorable sur sa performance. Elle est aussi un facteur de puissance en ce qu’elle lui donne des raisons d’enclencher une dynamique d’ajustement ou de changement plus structurel qui, autrement, se heurterait à des inerties considérables. Cette évolution, instaurée à partir d’une rencontre inédite, est fondée sur un savoir-faire et un savoir-être, une coconstruction et la croyance stimulante en l’autre qui, de façon initialement insoupçonnée, donne au coaché la tentation de devenir ce qu’il est en puissance.


Date de mise en ligne : 09/07/2012