3. La communauté des moines
Pages 92 à 118
Citer ce chapitre
- SCHMITT, Jean-Claude,
- Schmitt, Jean-Claude.
- Schmitt, J.-C.
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- Schmitt, J.-C.
- Schmitt, Jean-Claude.
- SCHMITT, Jean-Claude,
Notes
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[1]
La Règle de saint Benoît, éd. et trad. par H. Rochais, Paris, Desclée de Brouwer, 1980, p. 104-107 : chap. 48, « Du travail manuel quotidien ».
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[2]
Horace, Art poétique, 37.
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[3]
Pierre Riché, Écoles et enseignement dans le haut Moyen Âge, de la fin du ve siècle au milieu du xie siècle, Paris, Aubier, 1979.
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[4]
Modi orandi sancti Dominici. Die Gebets- und Andachtsgesten des Hl. Dominicus. Cod. Ross 3 (1). Entstanden um 1330 in Südfrankreich, Éd. fac-similé Leonard E. Boyle et Jean-Claude Schmitt ; Zurich, Belser Verlag, 1995, fol. 10v, p. 60 et 79-80. Trad. fr. Nicole Bériou et Bernard Hodel, Saint Dominique de l’ordre des frères Prêcheurs. Témoignages écrits, Paris, Éditions du Cerf, 2019, p. 1233-1236.
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[5]
La Règle de saint Benoît, 6 et 42, op. cit., p. 30-31 et p. 94-95.
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[6]
Jean-Claude Schmitt, La raison des gestes dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 1990, p. 255-257. Walter Jarecki, Signa loquendi. Die cluniacensischen Signa-Listen eingeleitet und herausgegeben, Baden-Baden, Verlag Valentin Koerner, 1981.
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[7]
Jacques Le Goff, La naissance du purgatoire, Paris, Gallimard, 1981. Jean-Claude Schmitt, Les revenants. Les vivants et les morts dans la société médiévale, Paris, Gallimard, 1994. Le retour des morts s’observe aussi dans la culture juive du temps : Susan Weissman, Final Judgement and the Dead in Medieval Jewish Thought, Londres, The Littman Library of Jewish Civilization, 2020.
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[8]
Voir les chapitres 27, 67, 69, 111, 112, 115.
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[9]
Christiane Klapisch-Zuber, Le voleur de paradis. Le bon larron dans l’art et la société (xive-xvie siècle), Paris, Alma, 2015.
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[10]
Lieu incertain dans la même région : ce pourrait être Auenstein, près de Heilbronn.
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[11]
L’image du choucas s’ébrouant au sortir de l’eau rappelle la croyance selon laquelle certains oiseaux, comme les hirondelles et les cigognes, dont nous savons aujourd’hui qu’ils migrent en hiver vers les pays chauds, hibernent au contraire sous l’eau et sont psychopompes ; certains apportent aux hommes leurs bébés au printemps. Cf. Anton Serdeczny, « Le bec de la cigogne, déchiffrement de l’héritage d’un mythe », in Études rurales, no 188, Éditions de l’EHESS, 2011, pp. 205-221. Dès l’Antiquité, cependant, il est question de la migration des cigognes vers les pays chauds. Cf. Jacques Berlioz, « Les cigognes de Cîteaux attendant la bénédiction du prieur. Lectures d’un exemplum du Dialogus Miraculorum (X, 58) de Césaire de Heisterbach (v. 1180-v. 1240) », Reinardus 31, 2019, p. 29-57.
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[12]
Ou seulement H. dans certains manuscrits.
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[13]
Richalm von Schöntal, Liber revelationum. op. cit., p. xviii, n. 19.
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[14]
Voir par exemple : Jean Gobi, Dialogue avec un fantôme, traduit et commenté par Marie-Anne Polo de Beaulieu, Paris, Les Belles Lettres, 1994.
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[15]
La non-existence de la liste des témoins dans les documents d’archives a été démontrée par Klaus Graf, « Neues zu Richalm von Schöntal », op. cit. : « Schmidt zitiert Kremers Wiedergabe einer Urkunde von 1220 und merkt an (S. XVIII Anm. 19) : “Die Namen der Zeugen in der zweiten Urkunde begegnen alle in Richalms Werk.” Das wäre ja nun ein durchaus bemerkenswerter Befund, den man nicht in einer Fußnote verstecken sollte. » Suit la démonstration de K. Graf.
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[16]
Otto Gerhard Oexle, « Die Gegenwart der Toten », in Die Wirklichkeit und das Wissen : Mittelalterforschung, historische Kulturwissenschaft, Geschichte und Theorie der historischen Erkenntnis, dir. Otto Gerhard Oexle, Bernhard Jussen, Andrea von Hülsen-Esch, Frank Rexroth, Göttingen, 2011, p. 99-155.
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[17]
Jean-Claude Schmitt, « Le suicide au Moyen Âge », Annales ESC, 1976, p. 3-28. Alexander Murray, Suicide in the Middle Ages. I : The Violent against Themselves. II : The Curse on Self-Murder, Oxford University Press, 1998-2000, 2 vol.
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[18]
Caroline W. Bynum, Jesus as Mother. Studies in the Spirituality of the High Middle Ages, Berkeley/Los Angeles/Londres, University of California Press, 1982, p. 110-169.
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[19]
En Mt 23, 37, Jésus s’adresse à Jérusalem : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les enfants prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes. » Cf. Caroline W. Bynum, op. cit., p. 126. Les prédicateurs séculiers (tel Jacques de Vitry), cisterciens (tel Césaire de Heisterbach) ou mendiants (tel le dominicain Étienne de Bourbon) ont attribué à la poule un symbolisme très varié. Le thème de la poule maternelle à l’image du Christ suivant Mt 23, 37 se retrouve dans un sermon de Jacques de Voragine et dans le Ci nous dit anonyme. Cf. Marie-Anne Polo de Beaulieu, « Poules et poulets entre métaphores et realia dans la prédication et les exempla du Moyen Âge », Revue d’ethnoécologie, 12 / 2017 (La Poule. Pratiques d’élevage et histoire culturelle), § 58-59 (https://doi.org/10.4000/ethnoecologie.3335).
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[20]
Benedicta, « benoîte » : plante dicotylédone (possédant deux cotylédons) à fleurs jaunes et à feuilles ressemblant à celles du fraisier, dont la racine possède des propriétés stimulantes et astringentes ; vulgairement appelée « herbe bénie » ou « herbe de saint Benoît ». Cf. Richalm von Schöntal, Liber revelationum, op. cit., p. 160, note 2 : benedicta y est traduit en allemand par Nelkenwurz, clou de girofle.
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[21]
Hugues de Saint-Victor, In Salomonis Ecclesiasticen homiliae XIX, Patrologia latina [désormais abrégée P. L.] 175, col. 165 A.
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[22]
Jacques Le Goff, « Une enquête sur le rire », Annales HSS, 1997, 52-3, p. 449-455.
Les trente ou quarante moines qui, au début du xiiie siècle, habitent les lieux que l’on vient d’évoquer et d’entrevoir forment un groupe indistinct, uniforme (par l’habit et le comportement collectif) et largement anonyme. Seul Richalm, qui finit par devenir leur abbé, comme on l’a vu, se distingue des autres, par son nom propre et des traits individuels. Quant au reste de la communauté, plutôt que des personnes singulières et des noms distincts, nous trouvons d’abord des offices et des fonctions, dont le ou les titulaires successifs nous restent inconnus. Ces charges officielles dans le monastère sont pour la plupart liées à des lieux, ceux qu’on vient d’énumérer. Les plus prestigieuses sont celles de l’abbé et de son bras droit, le prieur (prior) ; ce dernier est lui-même assisté du sous-prieur (subprior), qui peut le remplacer au chapitre des convers (42) ou écouter les moines au parloir (103). Le cellérier (cellerarius) a un rôle très important aussi ; il est chargé de l’intendance et des transactions foncières : une charte de Schöntal, déjà citée, nous apprend que le cellérier Conrad se trouvait le 21 septembre 1214 aux côtés de l’abbé Richalm lors de l’acquisition par l’abbaye de la forêt de Gommersdorf. Le portier (portarius) surveille les entrées et les sorties et accueille les visiteurs, que l’hospitalier (hospitalarius) est chargé d’héberger : à un moment, Richalm assuma ces deux fonctions, qui étaient confondues (159). Le rôle éminent de l’infirmier (infirmarius) est très souvent rappelé, car les moines souffrent de nombreux maux et séjournent fréquemment à l’infirmerie…
Date de mise en ligne : 04/04/2022
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