Chapitre d’ouvrage

Chapitre 4. Les nouveaux standards de la qualité cinématographique

Pages 142 à 169

Citer ce chapitre


  • Montebello, F.
(2005). Chapitre 4. Les nouveaux standards de la qualité cinématographique. Le cinéma en France : Depuis les années 1930 (p. 142-169). Armand Colin. https://shs.cairn.info/le-cinema-en-france--9782200340148-page-142?lang=fr.

  • Montebello, Fabrice.
« Chapitre 4. Les nouveaux standards de la qualité cinématographique ». Le cinéma en France Depuis les années 1930, Armand Colin, 2005. p.142-169. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-cinema-en-france--9782200340148-page-142?lang=fr.

  • MONTEBELLO, Fabrice,
2005. Chapitre 4. Les nouveaux standards de la qualité cinématographique. In : Le cinéma en France Depuis les années 1930. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.142-169. URL : https://shs.cairn.info/le-cinema-en-france--9782200340148-page-142?lang=fr.

Notes

  • [1]
    À partir des années 1970, les études sur le public font la différence entre la population cinématographique et le public cinématographique. Si la seconde expression prend pour objet d’observation les entrées et leurs répartitions selon les caractéristiques socioprofessionnelles des spectateurs, la première renvoie généralement à l’ensemble des personnes de moins de 15 ans et plus allant au moins une fois par an au cinéma.
  • [2]
    Les films engagés de Costa-Gavras, de Yves Boisset et de quelques productions isolées comme le film allégorique d’Alain Jessua Traitement de choc échappent à ce constat général. L’ambiance idéologique du moment est parfois présente sous la forme d’un clin d’œil ironique ou de personnages caricaturaux comme Les Charlots par exemple. L’usage du mot « charlot » pour désigner une « personne peu sérieuse, peu compétente » (Le Petit Robert) date précisément du succès rencontré dans la France des années 1970 par ces médiocres acteurs incarnant des personnages d’ahuris marqués par les attributs essentiels de la culture hippie (cheveux longs et pattes d’ef).
  • [3]
    Ce « spectacle aux réelles qualités éducatives » selon la CCRT, fera l’objet d’une suite. Helga et Michael, classé 16e en 1969 avec plus de 1,7 millions d’entrées.
  • [4]
    « Vous ne deviendrez jamais une star de cinéma si vous n’avez pas de seins ».
  • [5]
    Dans le cas français, on peut cependant noter une perte de l’aura de la vedette directement liée à la baisse de l’influence internationale du film français.
  • [6]
    Pour la démonstration et la longue description qui suit je m’appuie sur les informations et les chiffres précis recueillis et synthétisés par Claude Forest (1995).
  • [7]
    Le succès considérable rencontré par la série des Charlots et d’autres comédies nationales sans prétention artistique a permis à Claude Berri, via sa société Renn Productions, le financement de projets plus ambitieux et plus coûteux (de Tess à Valmont, en passant par Jean de Florette. Manon des sources. L’Ours) parfois valorisés par la présence de réalisateurs à la renommée internationale (Roman Polanski. Milos Forman), ainsi que le soutien accordé à des auteurs français, que ces derniers se situent dans l’héritage de la Nouvelle Vague ou celui de la nouvelle qualité française des années 1970 (Doillon, Chéreau, Bertrand Blier. Sautet, Demy. Miller).
  • [8]
    En plus des deux établissements officiels de formation professionnelle (IDHEC et École nationale Louis Lumière), d’autres écoles privées existent dans les années 1970, le Conservatoire libre du cinéma français (CLCF), l’École supérieure de réalisations audiovisuelles (ESRA), l’École supérieure d’études cinématographiques (ESEC), l’Institut de l’audiovisuel, ainsi que trois écoles pour le dessin animé. Tous ces établissements sont situés à Paris, excepté l’École technique privée de photographie et de l’audiovisuel (ETPA) basée à Toulouse.

Les modifications profondes qui affectent l’organisation du spectacle cinématographique en France de 1966 à 1985 et qui se traduisent notamment par une transformation des pratiques de distribution, d’exploitation, de programmation, de promotion ou de valorisation des films (rénovation des salles, généralisation de l’exclusivité, création des Césars, soutien accru de l’État au cinéma de qualité) ne tombent pas du ciel. Elles ne sont pas le produit de l’omnipotence hollywoodienne — par ailleurs fortement atténuée au cours de la période en question — du « grand capital », de l’esprit de cupidité des marchands du cinéma ou inversement de l’intervention salvatrice de l’État culturel et de l’amour désintéressé d’une poignée de cinéphiles. Dans les faits, la poignée de cinéphiles en question ne cesse d’augmenter de manière vertigineuse. Cette dernière remarque permet d’affirmer plus simplement que les modifications profondes du marché cinématographique au cours de ces vingt années sont essentiellement le produit de la demande du public. Un public plus informé, plus averti, plus sensible, plus connaisseur qu’auparavant, notamment grâce à l’expansion considérable de la culture cinématographique. C’est pourquoi, même si nous consacrerons une partie entière à cette dernière question, il convient de restituer le comportement du public au cours de la période considérée avant d’envisager la manière dont les professionnels et l’État tentent de s’y adapter.Le profil sociologique des spectateurs des années 1970-1980 accentue les principales caractéristiques de l’audience cinématographique identifiées au cours de la période 1935-1965. Certes, la société française connaît au même moment de profondes modifications et la grande variabilité des modes d’investigation utilisés pour objectiver la composition socioprofessionnelle du public doit inciter à la prudence…


Date de mise en ligne : 01/10/2025

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

22,99 €

320 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?