Chapitre III. Quels fondements historiques ?
Pages 18 à 44
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- VANDERMOTTEN, Christian,
- Vandermotten, Christian.
- Vandermotten, C.
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- VANDERMOTTEN, Christian,
Notes
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[1]
Albert, cousin et époux d’Isabelle, fille de Philippe II, a reçu les Pays-Bas en pleine souveraineté, mais ce territoire devait retourner à la Couronne d’Espagne en cas de décès sans enfant mâle. Dès lors, après la mort d’Albert en 1621, Isabelle redevient gouvernante pour le compte du roi d’Espagne jusqu’à son décès en 1633.
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[2]
Depuis 1838 tout navire naviguant en direction d’Anvers devait payer 1,5 florin par tonne pour le parcours en territoire néerlandais.
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[3]
Notons que la Wallonie et Bruxelles connaissent aussi durant la même période l’essor d’un mouvement fascisant (mais « belgicain » et ultraroyaliste, le « rexisme »). Il collabore aussi avec les nazis, sur une base d’ailleurs plus exclusivement idéologique qu’en Flandre : les opportunités d’acquisition d’une autonomie culturelle ne peuvent ici servir de prétexte à la collaboration.
Après cette description géographique, la question des fondements de l’existence de la Belgique reste entière, mais il en serait sans doute ainsi partout sur de telles bases. Toute construction étatique est un produit historique plus ou moins accompli, sur des temps plus ou moins longs. Dans la foulée du grand médiéviste Henri Pirenne (1862-1935), francophone de Flandre comme la plupart des bourgeois du nord du pays à son époque, l’historiographie belge a tenté, à partir de la seconde moitié du xixe siècle, d’imposer l’idée d’une identité belge quasi immanente, d’une « âme belge », revendiquée par le juriste Edmond Picard (1836-1924). Cette dernière serait déjà perceptible dans l’opposition courageuse des Belgae à la conquête romaine, et en tout cas incontestable dès le Moyen Âge. Pourtant, l’État belge ne naît qu’en 1830. Le terme même de « Belgique » n’est utilisé, dans son acception contemporaine, qu’à partir de la fin du xviiie siècle, lors de la formation en 1790, en rupture avec les Habsbourg d’Autriche, des éphémères États belgiques unis (c’était alors un adjectif). Après 1830, cet État n’a pas été capable de réaliser son unité linguistique, malgré la mainmise des élites francophones sur l’appareil d’État depuis l’indépendance jusqu’à l’entre-deux-guerres. La devise nationale, L’union fait la force, apparaît pour le moins décalée face à la réalité belge.
Le faible sens de l’État (perceptible jusque dans le paysage urbain, si on compare le bric-à-brac urbanistique de Bruxelles à la marque omniprésente d’un pouvoir centra…
Date de mise en ligne : 18/12/2024
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