1. Sur Georg Simmel
- Par Denis Collin,
- Caroline Andriot-Saillant,
- Dominique Ginestet,
- Didier Guilliomet
- et Christophe Miqueu
Pages 66 à 69
Citer ce chapitre
- COLLIN, Denis,
- ANDRIOT-SAILLANT, Caroline,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier
- et MIQUEU, Christophe,
- COLLIN, Denis,
- ANDRIOT-SAILLANT, Caroline,
- COLLIN, Bernard,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- MIQUEU, Christophe
- et GUILLIOMET, D.,
- Collin, Denis.,
- et al.
- Collin, D.,
- Andriot-Saillant, C.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.
- et Miqueu, C.
Citer ce chapitre
- Collin, D.,
- Andriot-Saillant, C.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.
- et Miqueu, C.
- Collin, Denis.,
- et al.
- COLLIN, Denis,
- ANDRIOT-SAILLANT, Caroline,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier
- et MIQUEU, Christophe,
- COLLIN, Denis,
- ANDRIOT-SAILLANT, Caroline,
- COLLIN, Bernard,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- MIQUEU, Christophe
- et GUILLIOMET, D.,
Notes
-
[1]
György Lukacs (1885-1971), philosophe hongrois marxiste, influencé par l’école sociologique de Simmel et Weber, auteur d’études sur la littérature et d’une importante Ontologie de l’être social.
-
[2]
Ernst Bloch (1885-1977), philosophe allemand, inscrit dans la lignée « marxiste » mais très éloigné de toute orthodoxie. Son ouvrage majeur, Le principe espérance, fait le lien entre le communisme de Marx et les diverses formes de l’espérance messianique chrétienne.
-
[3]
Kurt Tucholsky (1890-1935), journaliste, écrivain, poète et satiriste allemand, pacifiste et antimilitariste.
-
[4]
Siegfried Krakauer (1899-1966), journaliste, écrivain et sociologue allemand. Il tient la rubrique cinéma et littérature de la Frankfurter Zeitung de 1922 à 1933 et travaille avec Walter Benjamin et Ernst Bloch. Exilé à Paris en 1933, en raison de ses engagements et de ses origines juives, il rejoint les États-Unis où il enseignera la sociologie à l’université de Columbia.
-
[5]
Max Weber (1864-1920), sociologue et économiste allemand. Il est le fondateur de la « sociologie compréhensive ».
-
[6]
Ferdinand Tönnies (1855-1936), philosophe et sociologue allemand. Il cherche à comprendre la formation des communautés à partir de la compréhension de la psychologie des individus.
-
[7]
V. Jankélévitch, Introduction à La tragédie de la culture et autres essais.
-
[8]
Ernst Bloch, L’esprit de l’utopie, Gallimard, 1977, p. 91.
Georg Simmel est né le 1er mars 1858 à Berlin, dans une famille aisée, d’origine juive convertie au christianisme. Il meurt le 28 septembre 1918 à Stras-bourg, ville dans laquelle il enseignait la philosophie depuis 1914. Philosophe, sa thèse de doctorat porte sur « L’essence de la matière d’après la monadologie de Kant ». En 1890, il épouse Gertrud Kinel, peintre, écrivain et philosophe qui publiera plusieurs essais sous le nom de Gertrud Simmel ou sous le pseudonyme de Marie-Luise Enckendorf. « Privatdozent » de philosophie à Berlin de 1885 à 1901, Simmel n’obtient jamais de véritable consécration universitaire – l’origine juive de sa famille n’est sans doute pas étrangère à cette situation quand on connaît le poids de l’antisémitisme dans les établissements académiques allemands. Ainsi en 1908 ne peut-il postuler à un poste à l’université de Heidelberg en raison de l’action de l’historien antisémite et pangermaniste Dietrich Schäfer.
Mais son enseignement rayonne dans de nombreuses directions. Quelqu’un comme Georg Lukacs le rencontrera à Berlin et l’influence de Simmel est nette dans son premier ouvrage majeur, L’âme et les formes. Ernst Bloch suivra également son séminaire privé. Parmi ses étudiants on trouve encore Kurt Tucholsky ou Siegfried Krakauer.
Au carrefour de la logique, de la philosophie de l’histoire, de la philosophie des religions, de l’esthétique, de l’économie, de la sociologie, de la psychologie, la pensée de Georg Simmel constitue avec celle de Max Webe…
Date de mise en ligne : 24/09/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
14,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €