Laïcité
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- HENNETTE-VAUCHEZ, Stéphanie,
- Hennette-Vauchez, Stéphanie.
- Hennette-Vauchez, S.
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- Hennette-Vauchez, S.
- Hennette-Vauchez, Stéphanie.
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Repas dans les cantines, burkini dans les piscines, rayons hallal ou casher dans les supermarchés, voile à l’école (et ailleurs), objection de conscience à l’interruption de grossesse ou au mariage entre personnes de même sexe, contestation des enseignements, crèches de la nativité dans les halls de mairie ou de conseil départemental, prosélytisme religieux, affiches publicitaires dans les couloirs de la RATP, tenue vestimentaire des élu·es de la République, entreprises laïques, jours fériés et fêtes religieuses, manifestations religieuses lors des compétitions sportives, débaptisation d’un lycée « Angela Davis » en Seine-Saint-Denis… On pourrait prolonger à l’infini cette liste à la Prévert : tous ces sujets, et bien d’autres, sont régulièrement appréhendés à l’aune du principe de laïcité. Ab initio, le mot n’est pas faible – mais il le devient : tordu en tous sens, mobilisé sur tous les fronts ou presque, le mot « laïcité » est comme essoré par le débat public, qui lui en demande trop.La multiplication, depuis 2012, d’attentats perpétrés au nom de l’Islam et parfois liés à l’État islamique (Daech) a certainement joué un rôle dans cette invocation tous azimuts de la laïcité. En janvier 2015, au lendemain des attentats dans les locaux du journal Charlie Hebdo, à Montrouge et dans le magasin parisien HyperCasher, une écrasante majorité des journaux et magazines titraient sur la laïcité. Tantôt, ils affirmaient que c’était du fait d’un oubli de la laïcité (de sa méconnaissance) qu’« on en était arrivés là » ; tantôt, ils insistaient sur le fait qu’une des réponses à apporter aux attentats, c’était « plus de laïcité »…
Date de mise en ligne : 05/04/2024
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