Sociologie des petites perfections
- Par Patrick Pharo
Pages 517 à 534
Citer ce chapitre
- PHARO, Patrick,
- LAUGIER, Sandra,
- Pharo, Patrick.
- Pharo, P.
- S. Laugier
https://doi.org/10.3917/puf.laugi.2010.01.0517
Citer ce chapitre
- Pharo, P.
- S. Laugier
- Pharo, Patrick.
- PHARO, Patrick,
- LAUGIER, Sandra,
https://doi.org/10.3917/puf.laugi.2010.01.0517
Notes
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[1]
Voir N. Elias, Qu’est-ce que la sociologie ? (1970), tr. fr. Y. Hoffmann, La Tour d’Aigues, L’Aube, 1991.
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[2]
Voir A. Memmi, La Dépendance, esquisse pour un portrait du dépendant, Paris, Gallimard, 1979.
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[3]
Je présente ces théories dans l’article « Sociologie cognitive et morale de l’addiction », à paraître dans la Revue Française de Sociologie no 4/2010, et dans l’ouvrage Philosophie pratique de la drogue, à paraître aux éditions du Cerf.
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[4]
Pour une présentation générale, voir le numéro spécial de la revue Neuron, Reward and Decision, vol. 36, no 2, oct. 10/2002.
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[5]
Voir A. Goodman, « Addiction : Definition and Implications », in British Journal of Addiction, vol. 85, 1990, p. 1403-1408, ainsi que les classifications psychiatriques du dsm iv ou de la cim 10.
-
[6]
Sur ce point, voir mon ouvrage La Logique du respect, Paris, Le Cerf, 2001, chap. 4.
-
[7]
Voir P. Pharo, Raison et civilisation, Paris, Le Cerf, 2006.
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[8]
E. Goffman, Stigmate. Les usages sociaux des handicaps (1963), tr. fr. A. Kihm, Paris, Minuit, 1973.
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[9]
Sur ce thème de la dégradation, voir l’article pionnier de H. Garfinkel, « Conditions of Successful Degradation Ceremonies », in American Journal of Sociology, vol. LXI, no 5, 1956, p. 420-424.
-
[10]
R. Dworkin, Sovereign Virtue, Cambridge, Harvard University Press, 2000.
-
[11]
Pour un bilan « économique » de ces théories, voir le livre de M. Fleurbaey, Fairness, Responsibility, and Welfare, Oxford, Oxford University Press, 2008.
-
[12]
Voir E. Anderson, « What is the Point with Equality ? », in Ethics, vol. 109, no 2, 1999, p. 287-337.
-
[13]
Voir A. Honneth, La Lutte pour la reconnaissance (1992), tr. fr. P. Rusch, Paris, Le Cerf, 2000.
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[14]
Voir Sociologie (1908), tr. fr. L. Deroche-Gurcel, Paris, puf, 1999, p. 525 sq.
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[15]
Pour une analyse « lexicale » et historique de l’honneur, voir F. H. Stewart, Honor, Chicago, University of Chicago Press, 1994.
-
[16]
Cette notion fait partie du vocabulaire technique de l’apnée.
-
[17]
Voir S. Cavell, Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson, tr. fr. C. Fournier et S. Laugier, Paris, Gallimard, 2009.
-
[18]
M. Salmona Les Paysans français : le travail, les métiers, la transmission des savoirs, Paris, L’Harmattan, 2000.
-
[19]
M. Weber, Sociologie de la religion (1910-1920), tr. fr. J.-P. Grossein, Paris, Gallimard, 1996.
-
[20]
E. Burke, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau (1757), tr. fr. B. Saint Girons, Paris, Vrin, 1990.
La posture perfectionniste, pour autant que je la comprenne, a peut-être un point commun avec celle des sociologues qui, de façon habituelle, préfèrent aborder les questions normatives ou morales à partir du point de vue des sujets sociaux plutôt que sur la base de principes et de déductions. Ce point de vue « subjectif » est parfois étudié par les sociologues sur la base des opinions exprimées dans de grandes enquêtes soumises à des traitements statistiques, mais il peut l’être aussi à partir des façons ordinaires de raisonner et d’agir, observées directement en situation ou alors par l’intermédiaire d’entretiens, de récits ou de comptes-rendus. C’est clairement dans ce dernier cadre que se situe l’approche de la sociologie morale, dont la définition la plus simple concerne l’observation et l’analyse sémantique des façons ordinaires de se situer par rapport aux choses bonnes ou mauvaises, aux libertés ou aux contraintes offertes par la vie sociale.
Un autre point commun éventuel entre la posture perfectionniste et la sociologie morale est que celle-ci, sans s’interdire par principe les jugements de valeur ou de norme, n’en fait nullement un a priori de la recherche, mais plutôt un objet de découverte au travers de ce que c’est pour les sujets sociaux que de vivre une expérience sociale, tout en ayant le souci de ce qui pourrait ou de ce qui aurait pu être le meilleur, y compris dans des situations qui sont loin d’être optimales. Contrairement à une étude scientifique classique, la sociologie morale s’intéresse donc surtout aux liens syncrétiques : rationnels, affectifs, éthiques, esthétiques…, que les sujets ordinaires établissent entre les différents aspect…
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