16. L’engagement moral de Mamadou Dia
Pages 105 à 113
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- DIOP, Babacar Mbaye,
- Diop, Babacar Mbaye.
- Diop, B.-M.
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- Diop, B.-M.
- Diop, Babacar Mbaye.
- DIOP, Babacar Mbaye,
Le 17 décembre 1962 à l’aube, tandis que la crise entre Senghor et Dia fait craindre le pire, Dakar dort, à la veille de la journée la plus tragique de notre jeune république. Tout au long de la nuit, les tractations se sont poursuivies entre les différents protagonistes. Deux camps se font face : le camp du progrès, de l’indépendance politique et économique du pays et le camp du statu quo, de la réaction, de la soumission du pays aux intérêts étrangers. Dans cette bagarre politique qui oppose Léopold S. Senghor à Mamadou Dia, chacun agit en commençant par se compter. La crise a frappé le cœur des institutions et du parti. Dès le 14 décembre, quarante-et-un députés de l’UPS ont déposé une motion de censure auprès du bureau de l’Assemblée nationale pour destituer Mamadou Dia.
Au moment de proclamer l’indépendance de la République du Sénégal, le 20 août 1960, notre pays est sous le régime du parti unique. Le parti a décidé de présenter la candidature de Léopold S. Senghor à la présidence ; il est élu le 5 septembre 1960 par un collège électoral. Le parti a porté la candidature de Mamadou Dia à la tête du Conseil du gouvernement ; il est investi le 7 septembre 1960 par l’Assemblée nationale. Mamadou Dia est plus qu’un premier ministre, parce que le Sénégal a adopté un régime parlementaire. Par conséquent, il est le vrai chef de l’exécutif, il définit lui-même la politique de la nation, Léopold S. Senghor étant un président honoraire de la République.
La motion de censure, déposée par le député Théophile James de Gossas, installe un malaise profond au sommet de l’État…
Date de mise en ligne : 26/04/2023
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