Conclusion
- Par Françoise Vergne
- et Gérard Medici
Pages 155 à 157
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- VERGNE, Françoise
- et MEDICI, Gérard,
- Vergne, Françoise.
- et al.
- Vergne, F.
- et Medici, G.
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- Vergne, F.
- et Medici, G.
- Vergne, Françoise.
- et al.
- VERGNE, Françoise
- et MEDICI, Gérard,
L’un comme l’autre, nous sommes intervenus en mas un peu par défi, un peu par curiosité. Comme cela a été évoqué précédemment, le travail en mas est différent de ce que nous avions connu. Nous avons découvert la confrontation à de lourdes pathologies, constaté que cette institution n’est pas mortifère, que les choses ne sont pas figées, et qu’un travail peut y être entrepris. Les grabataires, les polyhandicapés, les psychotiques, les arriérés peuvent, sous des formes diverses et sur des modes non conventionnels, entrer en relation et communiquer. Cela nécessite beaucoup d’observations, d’investigations, de recherche, de créativité, de clinique et de temps.
Nous pensons que pour les amp/as au quotidien, quotidien qu’ils savent très bien assurer, il est difficile de mesurer les évolutions et les régressions d’un résident, et d’entreprendre un travail éducatif à long terme, en sachant que le bénéfice n’en sera pas immédiat. Leur formation ne les prépare pas aux approches relationnelles des résidents, ni aux défenses qu’ils mettent en place, ni aux psychopathologies. Les résidents ont en général un formidable désir de vivre. Nous avons vu des résidents être hospitalisés dans un état critique, voire désespéré, et réintégrer par la suite l’établissement en ayant toujours ce désir de vivre (le lâcher-prise est-il banni chez les personnes lourdement handicapées ?). Ce désir doit nous inciter à aller chercher les résidents là où ils sont, dans des mondes si éloignés du nôtre. Cette tâche est ingrate, frustrante, car l’évolution est très lente et souvent infime…
Date de mise en ligne : 18/01/2017
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