Chapitre III. Le rythme. syntaxe et vers
- Par Michèle Aquien
Pages 68 à 91
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- AQUIEN, Michèle,
- Aquien, Michèle.
- Aquien, M.
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Notes
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[1]
É. Benveniste, Problèmes de linguistique générale, I, Paris, Gallimard, « Tel », 1966, p. 327-335.
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[2]
Ibid., p. 333.
-
[3]
P. Claudel, Réflexions sur la poésie, Paris, Gallimard, 1953, p. 80.
-
[4]
R. Jakobson, Questions de poétique, Paris, Seuil, 1973, p. 41.
-
[5]
H. Suhamy, La Poétique, Paris, Puf, « Que sais-je ? », 1986, p. 66 (épuisé).
-
[6]
A. Kibédi Varga, Les Constantes du poème, op. cit., p. 15.
-
[7]
J. Molino, J. Gardes-Tamine, Introduction à l’analyse linguistique de la poésie, op. cit., p. 29.
-
[8]
J. Roubaud, La Vieillesse d’Alexandre, op. cit., p. 69 à 71.
-
[9]
H. Meschonnic, Critique du rythme, op. cit., p. 85.
-
[10]
Ibid., p. 216.
-
[11]
P. Fraisse, Psychologie du rythme, Paris, Puf, 1974, p. 124.
-
[12]
P. Guiraud, Essais de stylistique, op. cit., p. 233.
-
[13]
F. Deloffre, Le Vers français, op. cit., p. 39.
-
[14]
Ibid., p. 34-35.
-
[15]
J. Molino, J. Gardes-Tamine, Introduction à l’analyse linguistique de la poésie, op. cit., p. 49.
-
[16]
J. Mazaleyrat, Éléments de métrique française, op. cit., p. 175. C’est H. Morier qui, dans Le Rythme de vers libre symboliste, t. I, p. 63 (Genève, Les Presses académiques, 1943), souligne la capacité qu’a l’e muet de « creuser le rythme ».
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[17]
Groupe µ, Rhétorique générale, Paris, Seuil, « Points », 1982, p. 71.
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[18]
F. Deloffre, Le Vers français, op. cit., p. 121.
-
[19]
H. Meschonnic, Critique du rythme, op. cit., p. 544-545.
La notion elle-même de rythme, même si chacun a la perception intuitive de sa pertinence et de sa réalité, est si difficile à cerner de manière satisfaisante que cette question engage les théoriciens dans les plus vives discussions, où le mot lui-même est pris dans des sens relativement différents.
Émile Benveniste, dans l’article « La notion de rythme dans son expression linguistique », établit que le rythme est toujours à rapporter à la forme : « la forme distinctive », « l’arrangement caractéristique des parties dans un tout », et même, plus anciennement, « la configuration des signes dans l’écriture ». L’idée de « proportion » apparaît elle aussi dans la suite logique des précédentes. À la différence de schéma qui désigne la forme « fixe, réalisée, posée en quelque sorte comme un objet », le grec rythmos « désigne la forme dans l’instant qu’elle est assumée, par ce qui est mouvant, mobile, la forme de ce qui n’a pas consistance organique. C’est la forme improvisée, momentanée, modifiable ». On comprend bien que cet aspect mouvant, insaisissable, du rythme, le rende si difficile à définir et à démontrer par des analyses sûres et exhaustives. Benveniste conclut son article en constatant le caractère très élaboré, très culturel d’une notion qui n’a rien à voir avec le flux et le reflux naturel des vagues, mais bien plutôt avec la loi des nombres, avec « tout ce qui suppose une activité continue décomposée par le mètre en temps alternés ».
Cette loi des nombres, on la retrouve dans la définition que donne Claudel du rythme : « C’est une forme plus matérielle du mouvement et d…
Date de mise en ligne : 10/08/2022
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