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Opinion de M. le général du génie Nempde sur l’incendie de Moscou

Pages 163 à 176

Citer ce chapitre


  • Nempde-Dupoyet, P.-M.
(2021). Opinion de M. le général du génie Nempde sur l’incendie de Moscou. La vérité sur l'incendie de Moscou et d'autres textes (p. 163-176). L’Esprit du temps. https://shs.cairn.info/la-verite-sur-l-incendie-de-moscou--9782847955149-page-163?lang=fr.

  • Nempde-Dupoyet, Pierre-Michel.
« Opinion de M. le général du génie Nempde sur l’incendie de Moscou ». La vérité sur l'incendie de Moscou et d'autres textes, L’Esprit du temps, 2021. p.163-176. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-verite-sur-l-incendie-de-moscou--9782847955149-page-163?lang=fr.

  • NEMPDE-DUPOYET, Pierre-Michel,
2021. Opinion de M. le général du génie Nempde sur l’incendie de Moscou. In :
  • ROSTOPCHINE, Fedor,
La vérité sur l'incendie de Moscou et d'autres textes. Le Bouscat : L’Esprit du temps. Textes essentiels, p.163-176. URL : https://shs.cairn.info/la-verite-sur-l-incendie-de-moscou--9782847955149-page-163?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il s’agit de sir Robert Ker Porter (1777-1842), peintre, diplomate, voyageur et écrivain écossais. Son livre sur la campagne de Russie fut publié en 1815 (note de N. Griffon de Pleineville).
  • [2]
    Orthographe fantaisiste pour Eugène Labaume (note de N. Griffon de Pleineville).
  • [3]
    Schnitzler trouve les raisons avancées par Nempde « peu concluantes ». À propos de cette phrase, il s’interroge : « Mais comment les habitants en fuite pouvaient-ils savoir que l’empereur des Français négligeait de prendre ces mesures ? » (note de N. Griffon de Pleineville).

Moscou vient de briller d’un nouvel éclat ; cette capitale est ressortie de ses cendres plus belle que jamais ! Le sacre de S. M. l’empereur Nicolas en fixant l’attention de l’Europe sur elle, a ranimé les souvenirs du terrible événement qui en consuma les deux tiers en 1812.
Lorsqu’on se rappelle ce qu’ont écrit à ce sujet les divers auteurs qui, quoique d’accord sur ce point, que le feu a été mis par Rostoptchine, sont si en contradiction sur les détails et sur la coopération des habitants ; lorsqu’on prête surtout attention à la brochure publiée en 1823 par Rostoptchine lui-même, dans laquelle il dément formellement qu’il soit l’auteur de l’incendie, l’opinion reste flottante.
Pour moi, qui ai été témoin de cette grande catastrophe, je n’ai pas hésité un instant sur les lieux, et depuis à l’attribuer au désordre et à la négligence qui suivent ordinairement les armées, et surtout à la disposition au pillage de certaine partie des habitants qui étaient restés dans la ville.
Si l’incendie n’a pas été arrêté de suite, c’est moins parce que les pompes avaient été enlevées, que parce que Napoléon ne donna aucun ordre pour cela, croyant par là amener les habitants, qui étaient sortis de leur ville, à y rentrer pour l’éteindre.
Après quatorze ans écoulés depuis ces jours de malheur, il serait bien temps que la vérité fût connue : c’est pour aider à la découvrir que je me hasarde à publier mes idées à ce sujet.
En 1812, les Bulletins de l’armée française accusèrent le général Rostoptchine de l’incendie de Moscou…


Date de mise en ligne : 27/01/2023

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