Chapitre d’ouvrage

Chapitre 10. Revoir Ambroise. Histoires visuelles (XIIe siècle)

Pages 187 à 211

Citer ce chapitre


  • Boucheron, P.
(2019). Chapitre 10. Revoir Ambroise. Histoires visuelles (XIIe siècle) La Trace et l'aura : Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) (p. 187-211). Le Seuil. https://shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-187?lang=fr.

  • Boucheron, Patrick.
« Chapitre 10. Revoir Ambroise. Histoires visuelles (XIIe siècle) ». La Trace et l'aura Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) Le Seuil, 2019. p.187-211. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-187?lang=fr.

  • BOUCHERON, Patrick,
2019. Chapitre 10. Revoir Ambroise. Histoires visuelles (XIIe siècle) In : La Trace et l'aura Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.187-211. URL : https://shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-187?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lynda Dematteo, « La Lega Nord : entre volonté de subversion et désir de légitimité », Ethnologie française, 31, 2001, p. 143-152. Voir aussi id., L’Idiotie en politique : Subversion et néo-populisme en Italie, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2007, p. 13 et sq.
  • [2]
    Voir, pour une première approche en langue française, Pierre Racine, La Bataille de Legnano, 29 mai 1176, Clermont-Ferrand, Lemme, 2013. Mais le livre de référence est désormais celui de Paolo Grillo, Legnano 1176. Una battaglia per la libertà, Rome-Bari, Laterza, 2011.
  • [3]
    Paolo Grillo, Legnano 1176, op. cit., p. 154.
  • [4]
    Lynda Dematteo, « La Lega Nord… », op. cit., p. 144.
  • [5]
    Piero Brunello, « Pontida », in Mario Isnenghi (dir.), I luoghi della memoria. Simboli e miti dell’Italia unita, Rome-Bari, Laterza, 1996, p. 15-28.
  • [6]
    Lynda Dematteo, « Anthropologie de l’imbroglio. Formes de la conflictualité politique dans les régimes de l’apparence », Vacarme, 55, 2011, p. 50-53.
  • [7]
    Gilles Deleuze, « Qu’est-ce que fonder ? », cours d’hypokhâgne donné au Lycée Louis-le-Grand durant l’année scolaire 1956-1957, accessible en ligne sur www.webdeleuze.com. Sur la critique deleuzienne de l’idée de fondement, notamment à partir de Différence et Répétition (1968), voir Arnaud Bouaniche, Gilles Deleuze, une introduction, Paris, Pocket, 2007, p. 103 et sq.
  • [8]
    Dominique Iogna-Prat, La Maison Dieu. Une histoire monumentale de l’Église au Moyen Âge, Paris, Éd. du Seuil, 2006, p. 542 et sq.
  • [9]
    Je m’appuie ici principalement sur les analyses classiques de Luca Beltrami, « I bassorilievi commemorativi della Lega Lombarda gia esistentei alla antica porta Romana », Archivio storico lombardo, 22, 1895, p. 395-416 et Paolo Mezzanotte, « Degli archi di porta Romana », Archivio storico lombardo, 37, 1910, p. 423-438, renouvelées par les analyses de Andrea Von Hülsen, « À propos de la porta Romana de Milan : dans quelle mesure la sculpture de l’Italie du Nord reflète-t-elle certains aspects de l’histoire communale ? », Cahiers de civilisation médiévale, 35, 1992, p. 147-153. Pour une analyse plus approfondie de ce programme iconographique et une comparaison avec celui de l’église San Zeno de Vérone, voir Andrea Von Hülsen-Esch, Romanische Skulptur in Oberitalien als Reflex der kommunalen Entwicklung im 12. Jahrhundert. Untersuchungen zu Mailand und Verona, Berlin, Akademie Verlag, « Artefact », 8, 1994, et id., « Les saints patrons des villes au service des communes », in Olivier Christin et Dario Gamboni (dir.), Crises de l’image religieuse/Krisen religiöser Kunst, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1999, p. 75-92, ainsi que les travaux de Michele C. Ferrari, « Die Porta Romana in Mailand (1171). Bild, Raum und Inschrift », in Eckart Conrad Lutz, Johanna Thali et René Wetzel (dir.), Literatur und Wandmalerei I. Erscheinungsformen höfischer Kultur und ihre Träger im Mittelalter, Tübingen, Niemeyer, 2002, p. 115-151.
  • [10]
    Voir désormais l’étude d’ensemble de Pietro Silanos et Kai-Michel Sprenger (dir.), La distruzione di Milano (1162). Un luogo di memorie, Milan, Vita e Pensiero, 2015.
  • [11]
    Ottonis Episcopi Frisingensis e Rahewini Gesta Frederici seu rectius Cronica, Franz-Josef Schmale (éd.), Darmstadt, 1974, p. 312-313 (II, 16).
  • [12]
    Parmi une immense bibliographie, citons la synthèse récente de Paolo Grillo, Le guerre del Barbarossa. I comuni contro l’imperatore, Rome-Bari, Laterza, 2010, rééd. 2018.
  • [13]
    Maria Pia Alberzoni, « La distruzione di Milano nella memoria comunale (secc. xii-xiii) », in Pietro Silanos et Kai-Michel Sprenger (dir.), La distruzione di Milano (1162), op. cit., p. 31-54 : p. 43.
  • [14]
    Holger Berwinkel, Verwüsten und Belagern : Friedrich Barbarossas Krieg gegen Mailand (1158-1162), Tübingen, Niemeyer, 2007, notamment p. 189-217 pour la destruction de la ville.
  • [15]
    Gian Piero Bognetti, « La condizione giuridica dei cittadini milanesi dopo la distruzione di Milano (1162-1167) », Rivista di storia del diritto italiano, 1, 1928, p. 311-335.
  • [16]
    Maria Pia Alberzoni, « La distruzione di Milano… », op. cit., p. 45.
  • [17]
    Tout ce qui suit d’après l’édition et le commentaire d’Annamaria Ambrosioni, « Il testamento del prete Ariprando (1166). Note sulla situazione dei Milanesi dopo la distruzione della città », Ricerche storiche della Chiesa ambrosiana, 2, Milan, « Archivio ambrosiano », 21, 1971, p. 116-131, repris dans Milano, papato e impeo in età medievale, op. cit., p. 41-56.
  • [18]
    Patrick Gilli et Jean-Pierre Guilhembet (dir.), Le Châtiment des villes dans les espaces méditerranéens (Antiquité, Moyen Âge, Époque moderne), Turnhout, Brepols, « Studies in European Urban History (1100-1800) », 26, 2012.
  • [19]
    Patrick. J. Geary, « I Magi e Milano », in Carlo Bertelli (dir.), Il millennio ambrosiano. La città del vescovo dai Carolingi al Barbarossa, Milan, Electa, 1988, p. 274-287. Voir également Richard C. Trexler, Le Voyage des mages à travers l’histoire (éd. or. 2009), trad. franç., Paris, Armand Colin, 2009, p. 94.
  • [20]
    Sur ce rituel, voir Jean-Marie Moeglin, « Harmiscara/Harmschar/Hachée. Le dossier des rituels d’humiliation et de soumission au Moyen Âge », Archivum latinitatis medii Aevi, Bulletin du Cange, 64, 1994, p. 11-65.
  • [21]
    Ottonis Morenae et continuatorum Historia Frederici I, Ferdinand Güterbock (éd.), Weimar, MGH, SS rer. Germ. NS, 7 : p. 157 : Precepitque Laudensibus, ut portam Orientalem, que vulgo Arienza dicitur, totam destruerent ; Cremonensibus vero portam Romanam demoliendam commisit, Papiensibus portam Ticinensem, Novariensibus portam Vercellinam, Cumensibus portam Cumacinam, illis vero de Seprio ac de Martexana portam Novam.
  • [22]
    Pierre Racine, La Bataille de Legnanon, op. cit., p. 61-66.
  • [23]
    Galvano Fiamma, Chronica Mediolani, sive Manipulus florum, Ludovico Antonio Muratori (éd.), Milan, RIS, XI, 1729, col. 650-651. C’est dans une autre chronique (le Chronicon minus) que notre dominicain prolixe et imaginatif invente le personnage d’Alberto da Giussano (Galvanei Fiammae ordinis praedicatorum Chronicon minus, Andrea Cerutti (éd.), Miscellanea di storia italiana, 7, Turin, 1869, p. 718-719).
  • [24]
    Renaud Villard, « Le héros introuvable ; les récits de fondations de cités en Italie : xive-xvie siècles », Histoire, économie & société, 19-1, 2000, p. 5-24 : p. 21.
  • [25]
    Je m’appuie ici pour l’essentiel sur Patrick Gilli, Au miroir de l’humanisme. Les représentations de la France dans la culture savante italienne à la fin du Moyen Âge, Rome, École française de Rome, BEFAR, 296, 1997, p. 346 et sq.
  • [26]
    Tite-Live, Histoire de Rome, V, 34, 9, trad. M. Nisard.
  • [27]
    Il Chronicon di Benzo d’Alessandria e i classici latini all’inizio del xiv secolo : edizione critica del libro XXIV « De moribus et vita philosophorum », Marco Petoletti (éd.), Milan, Vita e Pensiero, 2000 et Giovanni di Cermenate, Historia, L. A. Ferrai (éd.), Rome, 1889. Voir Patrick Gilli, Au miroir de l’humanisme, op. cit., p. 347-349 et p. 351-352.
  • [28]
    Paolo Tomea, « Per Galvano Fiamma », Italia medioevale e umanistica, 39, 1996, p. 423-436.
  • [29]
    Si Galvano Fiamma est certainement l’un des historiens les plus importants du Trecento, l’interprétation de son œuvre est rendue difficile par l’insuffisance de son édition critique : la plupart de ses œuvres historiques, et elles sont nombreuses et presque toujours contradictoires, ne sont pas ou mal publiées. Voir toutefois l’édition récente de La Cronaca estravagante di Galvano Fiamma, Sante Ambrogio Céngarle Parisi et Massimilano David (éd.), Milan, Casa del Manzoni, 2013, avec une introduction très copieuse qui fait le point sur la tradition manuscrite de son œuvre (p. 25-196).
  • [30]
    L’expression se trouve dans une lettre du podestat de Milan Luca de Grimaldo au légat pontifical Gregorio da Montelongo en 1242 (Atti del Comune di Milano nel secolo xiii, vol. 1, 1217-1250, Maria Franca Baroni (éd.), Milan, Capriolo, 1976, p. 601-602, doc. CDXV). Voir Maria-Pia Alberzoni, « La distruzione di Milano… », op. cit., p. 53.
  • [31]
    Galvano Fiamma, Chronica Mediolani, sive Manipulus florum, op. cit., col. 550 : ipsam civitatem Albam nominavit et nomen antiquum cilicet Mediolanum, abstulit.
  • [32]
    Ibid., col. 585.
  • [33]
    Patrick Gilli, Au miroir de l’humanisme, op. cit., p. 350-356.
  • [34]
    Je reprends ici rapidement l’hypothèse développée de manière plus approfondie dans Patrick Boucheron, « La violence du fondateur. Récits de fondation et souvenir ambrosien à Milan (xiiie-xve siècle) », in Véronique Lamazou-Duplan (dir.), « Ab urbe condita ». Fonder et refonder la ville : récits et représentations (second Moyen Âge – premier xvie siècle). Actes du colloque international de Pau (14-15-16 mai 2009), Pau, Presses universitaires de Pau et des pays de l’Adour, 2011, p. 127-145.
  • [35]
    Sur ce thème de Milan comme secunda Roma, voir d’une manière générale Chiara Frugoni, Una lontana città. Sentimenti e immagini nel Medioevo, Turin, Einaudi, 1985, p. 61 et sq.
  • [36]
    Antonio Astesano, Carmen de varietate fortunae, sive de vita et gestis civium astensium, Ludovico Antonio Muratori (éd.), Milan, RIS, XIV, 1729, p. 1029, cité par Renaud Villard, « Le héros introuvable… », op. cit., p. 11.
  • [37]
    Paolo Grillo, « Una politica della memoria : Milano fra Roma antica, Pavia et Federico Barbarossa », in Caroline Callard, Élisabeth Crouzet-Pavan et Alain Tallon (dir.), La Politique de l’histoire en Italie. Arts et pratiques du remploi (xive-xviie siècle), Paris, PUPS, 2014, p. 19-33.
  • [38]
    Massimiano David, « “Urbs veneranda nimis”. Urbanistica, epigrafia e religione nella rifondazione di Milano, 1171-1233 », Temporis signa. Archeologia della tarda antichità, 10, 2015, p. 67-84.
  • [39]
    Paolo Grillo, « Una politica della memoria… », op. cit., p. 24. Marialuiza Botazzi annonce une étude épigraphique et prosopographique des inscriptions de la porta Romana.
  • [40]
    Ibid., p. 28-29.
  • [41]
    Andrea Von Hülsen, « À propos de la porta Romana de Milan… », op. cit., p. 149, et sq. Voir aussi Jean Wirth, L’Image à l’époque romane, Paris, Éd. du Cerf, 1999, p. 170.
  • [42]
    Ce parallèle avec la peinture infamante ne doit pas cependant être poussé trop loin car au-delà même de la différence formelle (ici, une image sculptée) le message d’infamie délivré par la porta Romana n’a pas de valeur juridique : il est destiné à soutenir une entreprise de communication politique et non pas à porter atteinte à l’empereur dans ses droits réels : Gherardo Ortalli, La Peinture infamante du xiiie au xvie siècle (éd. or. 1979), trad. franç., Paris, Gérard Montfort, 1994, p. 32-33.
  • [43]
    Galvano Fiamma prétend que l’arc de triomphe d’époque romaine dont on a vu qu’il avait été détruit par la construction des murs communaux portait une inscription farouche : Qui vult modico tempore vivere Mediolanum inhabitet, ubi vives pro legibus et iura in ossibus describuntur (« Qui veut vivre peu de temps habite à Milan, où la force est à la loi et où le droit est inscrit dans les os des hommes », Cronaca estravagante, op. cit., p. 298). S’il ne s’agit pas d’une invention littéraire (Benzo d’Alessandria cite presque la même inscription), cet avertissement adressé aux ennemis de la ville serait répliqué sur la porta Romana (Massimiano David, « “Urbs veneranda nimis”… », op. cit., p. 67-68).
  • [44]
    Fata vetant ultra procedere stabimus ergo/hii mediolano lapso dum forte resurgit suposuere ; qui reprend en partie un vers de L’Énéide (VIII, v. 398 : nec pater omnipotens Troiaù nec fata vetant stare) assimilant Milan au destin antique de Troie. Les inscriptions de la porta Romana sont éditées dans Vincenzo Forcella, Iscrizioni delle chiese e delle altri edifici di Milano dal secolo VIII ai gioni nostri, Milan, 1892, vol. 10, p. 3-6.
  • [45]
    Redentes grates christo subeamus in urbem/istud sculpsit opus girardus police docto/christum laudentes patrias remeamus in edes.
  • [46]
    Jean-Claude Schmitt, « Le seuil et la porte. À propos de la porta Romana de Milan », in Patrick Boucheron et Jean-Philippe Genet (dir.), Marquer la ville. Signes, traces, empreintes du pouvoir (xiiie-xvie siècle), Paris-Rome, Publications de la Sorbonne-Publications de l’École française de Rome, « Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640) », 8, 2013, p. 163-179 : p. 172.
  • [47]
    C’est du moins l’hypothèse, séduisante, développée par Marialuisa Bottazzi, « Frater Jacobus, Jacobus abbas. Impero, cistercensi e celebrazione monumentale nel conflitto milanese, 1160-1183 », Studi medievali, 48, 2007, p. 271-306.
  • [48]
    En haut : hoc opus anselmus formavit dedalus alter. Juste au-dessus des soldats : factum declarat amicos/dans deus aut tollens reddens. Esto beneditus […] psallimus ecce tibi […] deus urbe recepta.
  • [49]
    Jean-Claude Schmitt, « Le seuil et la porte… », op. cit., p. 173.
  • [50]
    Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 8, 1.
  • [51]
    Henri Focillon, Art d’Occident. Le Moyen Âge roman. Le Moyen Âge gothique, Paris, Armand Colin, 1938, rééd. Paris, Le Livre de poche, 1965, p. 235.
  • [52]
    Ferdinand Güterbock, « Le lettere del notaio imperiale Burcardo intorno alla politica del Barbarossa nello scisma e alla distruzione di Milano », Bolletino dell’Istituto storico italiano per il medioevo, 61, 1949, p. 1-66 : p. 63.
  • [53]
    Voir, d’une manière générale, Monique Zerner (dir.), Inventer l’hérésie ? Discours polémiques et pouvoirs avant l’inquisition, Nice, Centre d’études médiévales, « Collection du centre d’études médiévales de Nice », 2, 1998.
  • [54]
    Andrea Von Hülsen-Esch, « Les saints patrons des villes au service des communes », op. cit., p. 90.
  • [55]
    Alessia Trivellone, L’Hérétique imaginé. Hétérodoxie et iconographie dans l’Occident médiéval, de l’époque carolingienne à l’Inquisition, Turnhout, Brepols, « Collection du centre d’études médiévales de Nice », 10, 2009, p. 193-202.
  • [56]
    Id., Romanische Skulptur in Oberitalien…, op. cit., p. 36-118.
  • [57]
    Voir sur ce sujet Dominique Iogna-Prat, Ordonner et exclure. Cluny et la société chrétienne face à l’hérésie, au judaïsme et à l’islam (1000-1150), Paris, Aubier, 1998.
  • [58]
    Voir Shlomo Simonsohn, The Jews in the Duchy of Milan, Jerusalem, Publications of the Israel Academy of Sciences and Humanities, 1982, vol. 1, p. XVI et, d’une manière générale, Robert Ian Moore, La Persécution : sa formation en Europe (xe-xiiie siècle) (éd. or. 1987), trad. franç. Paris, Les Belles Lettres, 1991.
  • [59]
    Gavin I. Langmuir, « From Ambrose of Milan to Emicho of Leiningen : the transformation of hostility against Jews in northern Christendom », in Gli Ebrei nell’alto medioevo, Spolète, « Settimane di studio del Centro italiano di studi sull’alto medioevo », 26, 1980, vol. 1, p. 313-368 : p. 327-335.
  • [60]
    Ambroise, Epist. 74 (M 40). Sur ce texte et son interprétation, parmi une riche bibliographie, voir Gérard Nauroy, « Ambroise et la question juive à Milan à la fin du ive siècle. Une nouvelle lecture de l’Epistula 74 (= 40) à Théodose », in Jean-Michel Poinsotte (dir.), Les Chrétiens face à leurs adversaires dans l’Occident latin au ive siècle, Rouen, Publications de l’université de Rouen, 2001, p. 37-89.
  • [61]
    Pierluigi Lanfranchi, « Des paroles aux actes. La destruction des synagogues et leur transformation en églises », in Marie-Françoise Baslez (dir.), Chrétiens persécuteurs. Destructions, exclusions, violences religieuses au ive siècle, Paris, Albin Michel, 2014, p. 311-335, notamment p. 317-319.
  • [62]
    Code théodosien, XVI, 8, 9 : « Il est bien établi que la secte des juifs n’est interdite par aucune loi. [..] En conséquence, que ta sublime grandeur réprime avec une sévérité adéquate les excès de ceux qui, au nom de la religion chrétienne, [..] s’efforcent de détruire et de piller les synagogues »
  • [63]
    Pierre Maraval, Théodose le Grand. Le pouvoir et la foi, Paris, Fayard, 2009, p. 223-227.
  • [64]
    Neil McLynn, Ambrose of Milan, op. cit., p. 298-315.
  • [65]
    Ambroise, Epist. 74 (M 40), 8.
  • [66]
    Paul Mattéi, « Ambroise antijuif dans l’affaire de la synagogue de Callinicum ? Hésitations et errements de l’historiographie (xviie-xxe s.). Essai de mise au point », in Jean-Marie Auwers, Régis Burnet et Didier Luciani (éd.), L’Antijudaïsme des Pères. Mythe et/ou réalité ?, Paris, Beauchesne, 2017, p. 77-99.
  • [67]
    Ambroise, Epist. 74 (M 40), 5.
  • [68]
    Voir par exemple De vita et meritis Ambrosii, 73-74 (Gabriele Banterle (éd.), Le fonti latine…, op. cit., p. 210).
  • [69]
    Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 15.
  • [70]
    New York, Pierpont Morgan Library, ms. 492, fol. 84r.
  • [71]
    Andrea Von Hülsen-Esch, « Les saints patrons des villes au service des communes », op. cit., p. 90.
  • [72]
    Giuseppe Calligaris, « Il flagello di sant’Ambrogio e le leggende delle lotte ariane », in Ambrosiana. Scritti varii pubblicati nel xv centenario della morte di S. Ambrogio, Milan, L. F. Cogliati, 1897, p. 1-63.
  • [73]
    Pierre Courcelle, Recherches sur saint Ambroise, op. cit., p. 158-159.
  • [74]
    Enrico Cattaneo, « Il flagello di sant’Ambrogio. Lo sviluppo di una leggenda », in Studi storici in onore di Ottorino Bertolini, Pise, Pacini, 1972, vol. 1, p. 93-103.
  • [75]
    Andrea Von Hülsen-Esch, Romanische Skulptur in Oberitalien…, op. cit., p. 86-90.
  • [76]
    Ambroise, Contra Auxentium, 23 (PL, 16, 1014b).
  • [77]
    Tout ceci d’après Enrico Cattaneo, « Galdino della Sala, cardinale arcivescovo di Milano », Contributi dell’Istituto di Storia Medioevale, II, Raccolta di studi in memoria di Sergio Mochi Onory, Milan, Vita e Pensiero, 1972, p. 356-383, repris dans id., La Chiesa di Ambrogio. Studi di storia e di liturgia, Milan, Vita e Pensiero, 1984, p. 49-76.
  • [78]
    Liber notitiae sanctorum Mediolani. Manoscritto della Biblioteca Capitolare di Milano, Marco Magistretti et Ugo Monneret de Villard (éd.), Milan, 1917, col. 160-161. Sur ce texte, voir désormais Paolo Tomea, « San Giorgio in Crimea. Per una nuova edizione del Liber notitiae sanctorum mediolani (con una nota sulla papesse Giovanna) », Aevum, 73-2, 1999, p. 423-456.
  • [79]
    Annamaria Ambrosioni, « Alessandro III e la Chiesa ambrosiana », in Filippo Liotta (dir.), Miscellanea Rolando Bandinelli, papo Alessandro III, Sienne, Accademia senese degli Intronati, 1986, p. 3-41, repris dans Milano, papato e impero in età medievale. Raccolta di studi, op. cit., p. 403-443 : p. 428-434.
  • [80]
    Voir sur ce point Marialuisa Bottazzi, « La porta Romana (1171)… », op. cit., p. 74-76.
  • [81]
    Italo Allegri, « Luoghi di culto santambrosiani. Le chiese e la devozione », in Ambrogio vescovo di Milano (397-1997). Atti del Convegno di Cassago Brianza, 29 agosto-7 settembre 1997, Lecco, Associazione Storico Culturale S. Agostino, 1999, p. 175-415 : p. 343.
  • [82]
    Notitia Cleri Mediolanensis de anno 1398 circa ipsius immunitatem, Marco Magistretti (éd.), Archivio storico lombardo, 27, 1900, p. 9-57 et p. 257-304 : p. 259.
  • [83]
    On peut d’ailleurs lire dans les actes de Leone, le premier franciscain à devenir archevêque de Milan, la manière dont se nouent les dévotions pour François et Ambroise : voir Gli atti del arcivescovo e della curia arcivescovile di Milano nel sec. xiii. Leone da Perego (1241-1257), sede vacante (1257 ottobre-1262 luglio), Maria Franca Baroni (éd.), Milan, Università degli Studi, 2002 : voir par exemple l’indulgence accordée le 23 avril 1247 (doc. XLIII, p. 50) : Universis et singulis quolibet die lune convenientibus ad eorum preicationem in locum Sancti Francisci vere penitentibus et confessis quadraginta dies ex iniuncta sibi pentitentia auctoritate sancte Mediolanensis ecclesie confisi de omnipotentis Dei clementia et meritis patroni nostri beati Ambrosii misericorditer relaxamus.

Le 11 juin 1991, Umberto Bossi, leader de la Ligue du Nord (Lega Nord per l’indipendenza della Padania, désignée comme Lega depuis les élections de mars 2018), appelait ses partisans à se réunir dans un petit village de la province de Bergame, nommé Pontida. Créé deux ans auparavant comme confédération de plusieurs mouvements ethnorégionalistes et séparatistes, le parti xénophobe et populiste de Bossi, destiné à peser de plus en plus lourdement sur la vie politique italienne, commençait à engranger ses premiers succès électoraux. Voilà pourquoi les militants de la Ligue avaient rendez-vous ce jour de 1991 dans le « champ sacré » de Pontida : pour refaire le serment secret que des émissaires des cités lombardes liguées contre le « centralisme » de Frédéric Barberousse auraient prêté le 4 avril 1167 dans l’abbaye bénédictine de rite ambrosien. Ce néoguelfisme d’inspiration médiévalisante, qui manipule tous les symboles de l’identité lombarde – le calcio de Pontida, le carroccio des milices communales, la croix d’Aribert d’Intimiano et évidemment la bannière de saint Ambroise –, désigne alors clairement son ennemi : l’invasion étrangère venue du Mezzogiorno. Depuis lors, la cérémonie se répète chaque année et, pour les Italiens, Pontida est devenu le symbole incontesté du leghismo.
Pourtant, comme l’ont montré les travaux d’anthropologie politique de Lynda Dematteo, Umberto Bossi retournait là un symbole unitaire et patriotique du Risorgimento. Lorsque Giuseppe Verdi fit jouer en 1849 au Teatro Argentina de Rome son grand opéra su…


Date de mise en ligne : 27/09/2022

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

25,00 €

542 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?