Présentation. La Tijâniyya, une confrérie musulmane pas comme les autres ?
Pages 9 à 17
Citer ce chapitre
- TRIAUD, Jean-Louis,
- TRIAUD, Jean-Louis
- et ROBINSON, David,
- Triaud, Jean-Louis.
- Triaud, J.-L.
- J. Triaud
- et D. Robinson
https://doi.org/10.3917/kart.triau.2005.01.0009
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- Triaud, J.-L.
- J. Triaud
- et D. Robinson
- Triaud, Jean-Louis.
- TRIAUD, Jean-Louis,
- TRIAUD, Jean-Louis
- et ROBINSON, David,
https://doi.org/10.3917/kart.triau.2005.01.0009
Notes
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[1]
Joseph Fletcher, « Les “voies” (turuq) soufies en Chine », in Alexandre Popovic et Gilles Veinstein, Les Ordres mystiques dans l’islam. Cheminements et situations actuelles, Paris, 1985, p. 17.
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[2]
Sur le renouveau confrérique et les débats qui l’entourent, voir : Nehemia Levtzion et John O. Voll (éd.), Eighteenth Century Renewal and Reform in Islam, 1987 ; Rex Sean O’Fahey et Bernhardt Radtke, « Neo-Sufism reconsidered », Der Islam, vol. 70/1, 1993, p. 52-87 ; Marc Gaborieau et Nicole Grandin, « Le renouveau confrérique (fin xviiie siècle - xixe siècle) », in Alexandre Popovic et G. Veinstein, Les Voies d’Allah, Paris, 1996, p. 68-83.
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[3]
University of Illinois at Urbana-Champaign, 1er-5 avril 1996. Organisateurs : D. Robinson, Ch. Stewart et J.-L. Triaud.
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[4]
Ce sont celles de : El Hadj Ravane Mbaye, La pensée et l’action d’El Hadj Malik Sy, leader confrérique sénégalais, soutenue à l’Université Paris III le 29 juin 1993 ; de Mohamed Echouaïbi, Contribution à l’histoire de l’État et de la société sous le règne d’Ahmad al-Kabir d’après les sources arabes (1864-1893), soutenue à l’Université Paris I le 27 janvier 1997 ; de Boukary Savadogo, Confréries et pouvoirs. La Tijâniyya Hamawiyya en Afrique occidentale (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger) : 1909-1965, soutenue à l’Université de Provence, le 27 mars 1998 ; de Jillali El Adnani, Entre hagiographie et histoire, les origines d’une confrérie musulmane maghrébine ; la Tijâniyya (1781-1880), soutenue à l’Université de Provence, le 18 décembre 1998 ; de Dedoud Ould Abdallah, Shaikh Muhammad al-Hâfiz et l’introduction de la Tijâniyya en Mauritanie (xixe siècle), actuellement en cours d’achèvement. On y ajoutera celles de Benjamin F. Soares, The Spiritual Economy of Nioro du Sahel : Islamic discourses and practices in a Malian religious center, soutenue à Northwestern University en juin 1997, de Rahal Boubrik, Islam et société en Mauritanie. La confrérie Fâdiliyya, soutenue à l’Université de Provence le 12 décembre 1997, d’Ibrahima Abou Sall, Mauritanie. Conquête et organisation administrative des territoires du sud. Rôle des aristocraties politiques et religieuses (1890-1945), soutenue le 16 juin 1998 à l’Université Paris VII, et celle en cours de Rüdiger Seesemann sur la Tijâniyya niassene.
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[5]
Voir Ousmane Kane, « La confrérie Tijâniyya Ibrâhimiyya de Kano et ses liens avec la zâwiya mère de Kaolack », Islam et sociétés au sud du Sahara, n° 3, 1989, p. 27-40.
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[6]
L’expression est de Jillali El-Adnani. Voir sa thèse (op. cit.) et ses contributions au présent ouvrage.
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[7]
Voir la contribution de Dedoud Ould Abdallah dans le présent volume.
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[8]
Jawâhir al-Ma‘ânî, ouvrage composé en 1798-1799 par Harâzim Barrâda (mort en 1800), un des grands disciples du fondateur, apparaît comme la version autorisée de l’enseignement d’Ahmad al-Tijânî. Ahmad al-Tijânî y déclare que le Prophète lui avait dit : « C’est mon kitâb, je l’ai rédigé moi-même. »
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[9]
Voir Saïd Bousbina, « Les mérites de la Tijâniyya d’après Rimâh d’al-Hâjj ‘Umar », Islam et sociétés au sud du Sahara, n° 3, 1989, p. 253-259.
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[10]
Id.
-
[11]
David Robinson et Jean-Louis Triaud, Le Temps des marabouts. Itinéraires et stratégies islamiques en Afrique occidentale française (v. 1880-1930), Paris, Karthala, 1997.
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[12]
Les quelques implantations signalées en Syrie, dans les Balkans ou en Indonésie sont restées à l’état de traces. La propagande plus récente menée en Europe ou en Amérique du Nord touche des prosélytes essentiellement africains ou africains-américains.
Apparue à la fin du xviiie siècle au Maghreb, la Tijâniyya fait partie de ce que J. Fletcher a appelé « la troisième expansion », ou la « troisième vague » de l’islam. Sa création s’inscrit en effet dans le cadre du renouveau religieux et confrérique qui marque l’ensemble du monde musulman à la fin du xviiie et au xixe siècle. Ce mouvement de tajdîd (« renouveau ») se caractérise par le surgissement de figures, de réseaux, de structures, qui, par-delà leur diversité, ont en commun une forte démarche éducative, missionnaire et militante, et une révérence particulière à l’égard du Prophète, de son modèle et de son enseignement. La Tijâniyya donne un bon exemple de ce type de redéploiement confrérique qui, on le verra, en dépit de certaines apparences, est plus fait de continuité que de rupture avec le passé.
Confrérie souvent controversée, la Tijâniyya a été fondée en 1196 de l’Hégire (1781/2 de notre ère), à la suite d’une vision du Prophète, en état de veille, dans l’oasis algérienne d’Abû Samghûn, par le savant et mystique Ahmad al-Tijânî (1737-1815). Depuis cette date, la Tijâniyya s’est imposée comme la grande confrérie africaine des xixe et xxe siècles. Au sud du Sahara, son nom est associé au jihâd d’al-Hajj ‘Umar al-Fûtî (m. 1864). Pendant la période coloniale, c’est la confrérie qui a connu, en Afrique de l’Ouest, les plus grands développements. C’est aussi celle qui suscite les passions les plus vives, de la part de tendances soufies rivales ou de mouvements anti-confrériques…
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