Chapitre 7. Les agricultures française et britannique à l’époque de la Révolution française
Pages 366 à 377
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- POUSSOU, Jean-Pierre,
- Poussou, Jean-Pierre.
- Poussou, J.-P.
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Notes
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[1]
Néanmoins, je ne le suis pas lorsqu’il en fait la crise économique d’Ancien régime typique et lorsqu’il en exagère la durée et les effets, trop influencé par ce qui se passait dans le domaine politique.
Pour une vue générale, se reporter à A. Soboul, « La Révolution française », dans le t. III de l’Histoire Economique et Sociale de la France p. 5-136. -
[2]
Voir notamment La Révolution Française Paris, PUF, 1951.
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[3]
G. Lefebvre, La Grande Peur de 1789, Paris, A. Colin, 1932.
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[4]
Département de la Haute-Vienne Paris, Testu, 1808, p. 270. – Pour une vue générale, utiliser O. Festy, L’agriculture pendant la Révolution française : l’utilisation des jachères 1789-1795, Paris, Marcel Rivière, 1950, spécialement p. 89-135.
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[5]
Malgré les réquisitions et le Maximum le principe n’en fut jamais aboli.
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[6]
Il s’agit du nom commun du sainfoin. – Dictionnaire…, p. 275.
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[7]
O. Festy, L’agriculture pendant la Révolution française : les conditions de production et de récolte des céréales, Paris, Gallimard, 1947, p. 131.
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[8]
Id, p. 111.
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[9]
La seigneurie et le vignoble de Château Latour, op. cit., p. 225 et sq.
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[10]
Voir mes articles, J.-P. Poussou, « Les activités urbaines en France pendant la Révolution », Revue Economique 1989, 6, p. 1061-1978 ; id, « Les activités commerciales des villes françaises de 1789 à 1815 », Histoire, Economie et Société, Paris, SEDES, 1993, 1, p. 101-118.
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[11]
G. Postel-Vinay, « A la recherche de la révolution économique dans les campagnes (1789-1815) », Revue Economique, 1989, 6, p. 1015-1046, loc. cit., p. 1021-1022.
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[12]
R. Cobb, Terreur et Subsistances 1793-1795 Paris, Clavreuil, 1965.
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[13]
Voir « Le contrôle des prix, l’essor du marché noir », dans F. Crouzet, La grande inflation : la monnaie en France de Louis XVI à la Révolution, Paris, Fayard, 1993, p. 264-273. – F. Crouzet cite ce rapport de deux agents du ministre de l’Intérieur revenant de Basse-Normandie, en date du 14 novembre 1793 : « Les vivres et autres choses de première nécessité deviennent infiniment rares dans tous les marchés, à cause des bornes que le Maximum met à l’avarice des propriétaires, fermiers et cultivateurs ou fabricants… Ce qui est sûr, c’est que les choses ne manquent pas réellement, car les décrets n’ont pas dû fermer le cul des poules, tarir les vaches, pourrir les toiles et anéantir les autres comestibles ou marchandises » (p. 264).
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[14]
F. Crouzet, id., p. 506-512.
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[15]
Voir J. Dupâquier, « La situation de l’agriculture dans le Vexin français (fin du XVIIIe et début du XIXe) d’après les enquêtes agricoles », dans Révolution et Economie rurale ouvr. coll., Paris, Imprimerie Nationale, 1965, p. 97-122.
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[16]
Sur les réquisitions des chevaux et des bœufs, voir O. Festy, Les conditions de production et de récolte des céréales…, op. cit., p. 352-377.
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[17]
R. Cobb, La protestation populaire en France (1789-1820), Paris, Calmann-Lévy, 1975, p. 292-293.
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[18]
Exposé classique dans A. Soboul, « La Révolution française », op. cit., p. 24-28 ; voir également F. Aftalion, L’Economie de la Révolution française, Paris, Pluriel, 1987.
Et surtout la somme de F. Crouzet, La grande inflation : la monnaie en France de Louis XVI à Napoléon, déjà cité. -
[19]
F. Crouzet, p. 576, d’après P. Caron, Tableaux de dépréciation du papier -monnaie réédités avec une introduction, Paris, 1909.
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[20]
Voir J.-P. Poussou, « L’économie des Iles Britanniques à l’époque de la Révolution française », dans J. Meyer et al., La Révolution française, Paris, PUF, 1991, t. 2, p. 1278-1307.
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[21]
R. Floud et D. Mc Closkey, The Economic History of Britain since 1700, t. 1, 1700-1860, Cambridge, Cambridge Univ. Press, 1981.
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[22]
F.M.L. Thompson, English Landed Society in the Nineteenth Century Londres, Routledge et Kegan Paul, 1963, p. 220. – Voir G. Hueckel, « English Farming Profits during the Napoleonic Wars 1793-1815 », Explorations in Economic History t. 13, 1976, p. 331-346.
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[23]
T.M. Devine, « Social responses to agrarian improvement : the Highland and Lowland clearances in Scotland », dans R.A. Houston et I.D. Whyte, Scottish Society 1500-1800, op. cit. p. 148-168.
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[24]
T.L. Richardson, « Agricultural Labourers Wages and the Cost of Living in Essex 1790-1840 : A Contribution to the Standard of Living Debate », dans P.A. Holderness et M. Turner, Land, Labour and Agriculture 1700-1920 : Essays for Gordon Mingay, Londres, The Hambledon Press, 1991, p. 69-90.
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[25]
F. Hincker, « La Révolution et l’économie française », Rech. et Travaux de l’Institut d’Histoire Economique et Sociale de Paris I,, n° 19, 1990.
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[26]
G. Béaur, « La Révolution et la question agraire », A.E.S.C., 1993, 1, p. 135-145.
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[27]
A. Soboul, « La Révolution française », op. cit., p. 97.
L’Ancien Régime français se termina sur une crise céréalière tout à fait classique : la mauvaise récolte de 1788 entraîna une forte augmentation des prix céréaliers que vint accentuer le froid de l’hiver 1788-1789. Ernest Labrousse l’a longuement analysée et bien mise en valeur. La crise des campagnes et les manifestations de leur mécontentement furent retenues par Georges Lefebvre comme un élément essentiel des événements du début de la Révolution. Certes, les paysans français n’eurent aucune part directe au déclenchement de la Révolution politique qui se situa au sein des Etats Généraux où ils n’étaient pas représentés. Mais ils avaient participé à la campagne des Cahiers de Doléances et en avaient conçu de réelles espérances. Tel est le contexte qui leur donna une place réelle dans les débuts de la Révolution. D’une part, la hausse des prix des céréales et leur déficit entraînèrent un climat permanent d’agitation dans les campagnes, ce qui mobilisa de très nombreuses troupes, tout en créant une inquiétude très large. D’autre part, la crise politique, qui dura du 23 juin au 16 juillet, eut pour conséquence une agitation encore plus considérable des campagnes, la tension des esprits débouchant sur la Grande Peur et sur de considérables troubles ruraux qui constituent « la révolution paysanne » dont l’aboutissement fut la nuit du 4 août, et du 5 au 11 août, les décrets qui abolirent le régime féodal, les justices seigneuriales, les dîmes… secteur capital de la disparition de l’Ancien Régime…
Date de mise en ligne : 25/09/2025
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