IV. Zones d'éducation prioritaire et ségrégation scolaire
- Par Pierre Merle
Pages 53 à 70
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En France, la politique d'éducation prioritaire est mise en place en 1981 après l'élection de François Mitterrand. Cette politique repose sur le principe de la discrimination positive, dont le projet consiste, selon la formule consacrée, à « donner plus à ceux qui ont moins ». L'objectif poursuivi, maintes fois défini dans la réglementation, est de « renforcer l'action éducative dans les zones où les conditions sociales sont telles qu'elles constituent un facteur de risque, voire un obstacle, pour la réussite scolaire des enfants et adolescents et donc, à terme, pour leur intégration sociale » (circulaire no 90-028 du 3 février 1990).
Des populations intégrées de façon intermittente au marché du travail, peu rémunérées, mal logées, reléguées à la périphérie des agglomérations, subissant des décalages culturels et linguistiques devaient faire l'objet d'une aide spécifique susceptible de réduire leurs handicaps. Dans son principe, la politique d'éducation prioritaire part du constat d'une ségrégation sociale et académique forte, préjudiciable aux élèves, et vise à réduire les différences de compétences scolaires entre les élèves de l'éducation prioritaire et les autres.
L'identification des populations concernées par les zones d'éducation prioritaire (ZEP) a été réalisée à partir des IPES (indicateurs de pilotage des établissements secondaires). Les ZEP incluent les établissements dont les élèves sont, plus souvent que dans les autres établissements, en retard scolaire, non francophones et d'origine sociale défavorisée…
Date de mise en ligne : 04/07/2012
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