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Chapitre 3. Institutionnalisation et globalisation de la responsabilité sociale de l’entreprise

Pages 61 à 88

Citer ce chapitre


  • Lépineux, F.,
  • Rosé, J.-J.,
  • Bonanni, C.
  • et Hudson, S.
(2016). Chapitre 3. Institutionnalisation et globalisation de la responsabilité sociale de l’entreprise. La RSE - La responsabilité sociale des entreprises : Théories et pratiques (2e éditio, p. 61-88). Dunod. https://shs.cairn.info/la-rse-la-responsabilite-sociale-des-entreprises--9782100749577-page-61?lang=fr.

  • Lépineux, François.,
  • et al.
« Chapitre 3. Institutionnalisation et globalisation de la responsabilité sociale de l’entreprise ». La RSE - La responsabilité sociale des entreprises Théories et pratiques, Dunod, 2016. p.61-88. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-rse-la-responsabilite-sociale-des-entreprises--9782100749577-page-61?lang=fr.

  • LÉPINEUX, François,
  • ROSÉ, Jean-Jacques,
  • BONANNI, Carole
  • et HUDSON, Sarah,
2016. Chapitre 3. Institutionnalisation et globalisation de la responsabilité sociale de l’entreprise. In : La RSE - La responsabilité sociale des entreprises Théories et pratiques. Paris : Dunod. Management Sup, p.61-88. URL : https://shs.cairn.info/la-rse-la-responsabilite-sociale-des-entreprises--9782100749577-page-61?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Polanyi K., La grande transformation. Aux origines économiques et politiques de notre temps, traduction française, Gallimard, 1983, cité par Castel R., Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Librairie Arthème Fayard 1995, et Gallimard Folio essais, 1999, p. 35.
  • [2]
    Voir le débat très riche sur ce thème en six articles, Business Ethics Quarterly, 2008, vol. 18, n° 1, pp. 1- 66.
  • [3]
    CJD, Entreprise citoyenne, 1991 (Ballet, De Bry, 2001).
  • [4]
    Chauveau A., Rosé J.-J., L’entreprise responsable, 2003, Éditions d’Organisation, pp. 251-260.
  • [5]
    Vogel D., Ships passing in the night : GMO and the politics of risk regulation in Europe and The United States, n° 2002/34/CMER, Insead, Fontainebleau, cité par Matten et Moon, 2008, p. 413.
  • [6]
    Multinationales américaines : Agilent, Citigroup, Hewlett Packard, Johnson et Johnson, Lowe’s, Pintcy-bowes, Starbucks, Verizon ; multinationales européennes, Adidas Salomon, British pétroléum, Deustche télékom, Ericsson, Henkel, H&M, Nokia, Volkswagen.
  • [7]
    FTS4-Good Index Series, The Dow Jones Sustainability Index (DJSI) Euro Stoxx, The Ethibel Sustainability Index.
  • [8]
    La liste complète des firmes est dans le tableau 1 page 381 de Sotorrio et Sanchez, 2008.
  • [9]
    Éthique de la discussion (Apel, Habermas).
  • [10]
    Virmani A., « Repenser la RSE à partir de la philosophie hindoue », in Rosé J.-J. (dir.), Responsabilité sociale de l’entreprise : pour un nouveau contrat social, De Boeck, 2006.Texte revu et completé le 02 01 2016
  • [11]
    Cité dans « Corporate Social Responsibility. Perceptions of Indian Business », Centre for Social Markets, Londres-Calcutta, 2001.
  • [12]
    Business respect. CSR Despatches, 1er décembre 2001 (Free e-mail newsletter), www.mallenbaker.net.

Le début de l’ère industrielle au xixe siècle, puis l’émergence de la grande entreprise moderne au xxe siècle, ont créé les mêmes défis en Europe et aux États-Unis.
« Les États sociaux des pays occidentaux ont répondu à un défi commun, celui de l’industrialisation et des facteurs de dissociation sociale qu’elle entraînait, mais ils l’ont évidemment fait à des rythmes différents, en mobilisant leurs traditions nationales et compte tenu des différentes forces sociales en présence dans chaque contexte. »Les chapitres 1 et 2 ont montré comment la philanthropie puis la responsabilité sociale de l’entreprise tiennent une place centrale dans la réponse du management américain à ces défis.
En Europe au contraire les questions sociales et sociétales ont trouvé leur place dans la sphère politique plutôt que dans celle du management. C’est pourquoi, il appartient à l’histoire industrielle, politique et sociale de décrire comment l’impact de l’industrialisation a été traité dans les différents pays européens. Cela ne signifie pas pour autant que philanthropie, éthique des affaires et paternalisme soient absents des cultures européennes.
Aux États-Unis le lien est direct entre les phénomènes sociaux et la notion de responsabilité sociale qui se trouve ainsi traitée naturellement à l’intérieur des disciplines du management (chapitre 2).
Une RSE, déjà fortement structurée aux États-Unis est entrée dans la culture européenne à la fin du xxe siècle avec une extrême vigueur, sous la double impulsion des entreprises multinationales et des forces politiques…


Date de mise en ligne : 11/05/2020

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