9. Girondins et Montagnards se sont-ils livré une lutte à mort ?
- Par Antoine Boulant
Pages 89 à 97
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- BOULANT, Antoine,
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- Boulant, A.
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Première assemblée élue au suffrage universel masculin après le renversement de la monarchie, la Convention nationale tint sa première séance le 20 septembre 1792. L’immense majorité des 730 députés présents – dont près de la moitié était des hommes de loi, à l’image de Danton et Robespierre – disposaient d’une véritable expérience politique, plus d’un sur trois ayant déjà siégé au sein des assemblées précédentes et les autres ayant occupé un poste dans l’administration locale. Les deux tiers étaient âgés de moins de quarante-quatre ans. Trois groupes se distinguaient dans l’hémicycle : une « Gironde » estimée à environ deux cents députés siégeant du côté droit, une « Montagne » rassemblant autour de trois cents représentants du côté gauche, enfin une « Plaine » occupant le centre et regroupant les indécis, appelés à voter avec les uns ou les autres en fonction des circonstances.Pour traditionnelle qu’elle soit, cette présentation demande cependant à être fortement nuancée. Il n’existait alors aucun parti au sens actuel du terme, rassemblant les députés autour d’un programme précis et cohérent. La plupart des révolutionnaires condamnaient d’ailleurs les « factions » susceptibles de mettre en péril l’unité des patriotes. En l’absence d’une quelconque discipline, chaque député se prononçait librement, et ce sont les votes des uns et des autres qui permettent de classer tel ou tel parmi les Girondins ou les Montagnards – terminologie elle-même contestable, la Gironde regroupant un grand nombre de représentants originaires du Midi et non du Sud-Ouest…
Date de mise en ligne : 11/10/2023
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