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Chapitre III. De l’Armistice à fin décembre 1940

Juin 1940 – 31 décembre 1940

Pages 81 à 128

Citer ce chapitre


  • Seghers, P.
(2022). Chapitre III. De l’Armistice à fin décembre 1940 Juin 1940 – 31 décembre 1940. La Résistance et ses poètes : Première partie / Récit (p. 81-128). Éditions Seghers. https://shs.cairn.info/la-resistance-et-ses-poetes--9782232145759-page-81?lang=fr.

  • Seghers, Pierre.
« Chapitre III. De l’Armistice à fin décembre 1940 : Juin 1940 – 31 décembre 1940 ». La Résistance et ses poètes Première partie / Récit, Éditions Seghers, 2022. p.81-128. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-resistance-et-ses-poetes--9782232145759-page-81?lang=fr.

  • SEGHERS, Pierre,
2022. Chapitre III. De l’Armistice à fin décembre 1940 Juin 1940 – 31 décembre 1940. In : La Résistance et ses poètes Première partie / Récit. Paris : Éditions Seghers. Poésie Seghers, p.81-128. URL : https://shs.cairn.info/la-resistance-et-ses-poetes--9782232145759-page-81?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cité par Henri Noguères, Histoire de la Résistance en France, op. cit.
  • [2]
    De son côté, Lucien Adès – qui a dix-neuf ans à l’époque –, admis en khâgne à Louis-le-Grand, quitte Paris pour Alger et fonde, parmi les étudiants, un groupe d’opposition au gouvernement de Vichy, lequel avait institué un numerus clausus qui interdisait aux étudiants juifs l’accès dans les facultés. À ce groupe s’associera Jean Bensaïd, aujourd’hui Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur.
  • [3]
    Elsa Triolet-Aragon, Les Œuvres croisées, « Préface à la contrebande », vol. III, Robert Laffont, 1964.
  • [4]
    Louis Aragon.
  • [5]
    Ce poème sera repris par Marc Barbezat dans sa revue L’Arbalète, publiée à Lyon dès mai 1940.
  • [6]
    Eluard, Le Livre ouvert © Éditions Gallimard
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    Ibid.
  • [9]
    Ibid.
  • [10]
    Cité par Henri Monneray, La Persécution des Juifs dans les pays de l’Est, Paris, Éditions du Centre, 1947.
  • [11]
    Cité par Henri Noguères, Histoire de la Résistance, op. cit.
  • [12]
    Aragon.
  • [13]
    In La Diane française, Seghers, 1946 (rééd. 2021).

Passé juin 1940, une page est tournée. Essayons aujourd’hui de revoir le film des événements, de revivre mois par mois les temps que nous traversions sans pouvoir les pénétrer, les bien connaître. Tentons d’approcher ceux qui vont dire « non ».
Entre l’attentisme où se replie la très grande majorité du pays, le zèle des collaborateurs qui disposent des moyens d’intoxication, radio et presse, le conservatisme des colons en Algérie – Pétain est un nom respecté, Pétain est notre père à tous… – et les premières initiatives d’opposition à l’occupant et à Vichy, que se passe-t-il ? On ne le sait pas.Il est assez facile aujourd’hui de suivre et de recomposer l’action, alors qu’entre 1940 et 1942, dépourvus d’informations, éparpillés, ici et là, quels étaient ceux qui se trouvaient en mesure de se faire une idée d’ensemble de la situation ? Et qui pouvait bien s’intéresser à la poésie ? Comme les autres publications périodiques, journaux, revues, etc., nous nous trouvions interdits à la diffusion en zone occupée. D’ailleurs le pays avait d’autres chats à fouetter, mais dans la nuit que nous allions traverser à tâtons, les yeux des chats allaient devenir singulièrement phosphorescents… Nuits de bombardements sur Londres, nuits de combats lointains, nuits de préparations : pour les uns étrangler et réduire au mieux la France en esclavage, pour les autres, se retrouver, et chacun selon ses moyens sortir ses griffes…
Revenons-en aux événements : le 3 juillet 1940, l’amiral britannique Somerville attaque la flotte française au mouillage à Mers el-Kébir et la plupart des navires français furent gravement touchés, à l’exception de quelques unités qui réussissent à prendre le large…


Date de mise en ligne : 10/03/2023

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