Chapitre VI. Du vieux pour faire du neuf ? Le retour des radicaux au pouvoir (1954-1955)
Pages 177 à 218
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- RAFLIK-GRENOUILLEAU, Jenny,
- Raflik-Grenouilleau, Jenny.
- Raflik-Grenouilleau, J.
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Si la France est touchée par l’inflation, elle est surtout en butte à des difficultés extérieures puissantes, qui se répercutent pleinement sur la politique intérieure. Le projet d’armée européenne gangrène la vie politique et hypothèque la vie parlementaire, alors même que la guerre d’Indochine s’enlise et pèse de plus en plus sur les finances. L’élection à la présidence de la République, nous venons de le voir, se focalise autour de la ratification ou non de la CED. Les partis se divisent et se déchirent sur cette question fondamentale, aggravant les crises ministérielles. Le tout concourt à discréditer toujours davantage la classe politique dans l’opinion, ainsi qu’à affaiblir l’image de la France à l’étranger et dans son Empire.
De cette situation bloquée émerge une aspiration au renouveau, voire l’attente d’un homme providentiel. Cet homme peut-il être le général de Gaulle ? Il teste ses chances, le 9 juin, en organisant une manifestation devant la tombe du Soldat inconnu. Mais la foule n’est pas au rendez-vous. Il ne reste qu’un quart d’heure. Son temps n’est pas encore venu (Frédéric Turpin, 2001). Un autre homme s’est fait remarquer, depuis 1950, par ses déclarations à contre-courant sur l’Indochine : Pierre Mendès France. Ce n’est pas un nouveau venu en politique. Il a appartenu au gouvernement Blum en 1938, puis au GPRF en 1944-1945. Il s’est présenté une première fois à l’investiture en juin 1953, sans succès. Mais la presse parle beaucoup de lui. Un hebdomadaire, notamment, contribue à sa notoriété …
Date de mise en ligne : 27/09/2022
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