Chapitre d’ouvrage

Introduction. Ricœur, un philosophe au-devant de la religion (1936-1955)

Pages 9 à 69

Citer ce chapitre


  • Frey, D.
(2021). Introduction. Ricœur, un philosophe au-devant de la religion (1936-1955) La religion dans la philosophie de Paul Ricœur (p. 9-69). Hermann. https://shs.cairn.info/la-religion-dans-la-philosophie-de-paul-ricoeur--9791037011015-page-9?lang=fr.

  • Frey, Daniel.
« Introduction. Ricœur, un philosophe au-devant de la religion (1936-1955) ». La religion dans la philosophie de Paul Ricœur, Hermann, 2021. p.9-69. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-religion-dans-la-philosophie-de-paul-ricoeur--9791037011015-page-9?lang=fr.

  • FREY, Daniel,
2021. Introduction. Ricœur, un philosophe au-devant de la religion (1936-1955) In : La religion dans la philosophie de Paul Ricœur. Paris : Hermann. Hermann philosophie, p.9-69. URL : https://shs.cairn.info/la-religion-dans-la-philosophie-de-paul-ricoeur--9791037011015-page-9?lang=fr.

Notes

  • [1]
    SMal, p. 323.
  • [2]
    Voir « Une herméneutique philosophique de la religion : Kant [1992] » et « Le statut de la Vorstellung dans la philosophie hégélienne de la religion [1985]», L3, p. 19-40 et 41-62. Dans nos notes, toutes les références sans mention de l’auteur renverront à Paul Ricœur.
  • [3]
    SMal, p. 323.
  • [4]
    Ricœur a jugé insuffisantes les preuves de l’existence de Dieu dès 1948 (GMKJ, p. 368). Il évoquera plus tard la « débâcle de l’onto-théologie » (« L’herméneutique du témoignage [1972] », L3, p. 108), puis la nécessité de « se dépouiller de tout savoir onto-théologique » (« Nommer Dieu [1977] », L3, p. 289 ; cf. « Herméneutique de l’idée de révélation [1977] », EC 2, p. 234-235).
  • [5]
    Ricœur se réfère à cette question à de multiples reprises, notamment dans « Kant, Emmanuel (1724-1804) », seul article – c’est significatif – rédigé pour l’Encyclopédie du protestantisme, P. Gisel et L. Kaennel (dir.), Genève/Paris, Labor et fides/Éd. du Cerf, 1995, p. 816-821, cf. infra, p. 156, note 1.
  • [6]
    « La liberté selon l’espérance [1968] », CI, p. 405.
  • [7]
    « Expérience et langage dans le discours religieux [1992] », EC 5, p. 289.
  • [8]
    Cf. infra, p. 354, les remarques d’A. Renaut sur ce titre kantien.
  • [9]
    « Phénoménologie de la religion [1993] », L3, p. 263.
  • [10]
    CC, p. 16 (voir en particulier le premier chapitre et l’avant-dernier).
  • [11]
    « Être protestant aujourd’hui [1967] », en référence implicite à 1 Pi 3, 15 (« Soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ») ; texte repris par A. Romele et O. Abel sous le titre Plaidoyer pour l’utopie ecclésiale. Conférence de Paul Ricœur (1967), Genève, Labor et fides, 2016, p. 13. Dans une conférence donnée en 1965 au centre Vaugirard (« Peut-on être protestant aujourd’hui ? », cf. F. Dosse, Paul Ricœur. Les sens d’une vie [1913-2005], Paris, La Découverte, 2001, 2008, p. 264), Ricœur indiquait : « le protestantisme est, à mes yeux, ce lieu dans l’Église chrétienne, considéré comme un tout, où je peux vivre le plus authentiquement la dialectique entre la conviction et la responsabilité » (ibid., p. 266). La remarque de F. Dosse à la même page est fort juste, qui indique que si le philosophe est disert sur ce qui le rattache à la foi chrétienne, son adhésion au protestantisme n’est pas thématisée. La pudeur est-elle seule en cause ? Peut-être pas : songeons qu’au xvie siècle, le protestant entendait réformer l’Église pour revenir aux sources évangéliques et être simplement chrétien.
  • [12]
    Cf. F. Dosse, Paul Ricœur. Les sens d’une vie, op. cit., respectivement p. 177-183 et 256-266.
  • [13]
    Sur la réception théologique, voir les actes du colloque des Facultés de théologie protestante de Strasbourg et de Heidelberg : D. Frey, C. Grappe, K. Lehmkühler, F. Lienhard (dir.), Die Rezeption von Paul Ricœur in den Feldern der Theologie, Berlin, Lit Verlag, 2013.
  • [14]
    Voir O. Mongin, « Note éditoriale », L3, p. 8 sq.
  • [15]
    C. Bouchindhomme, « Limites et présupposés de l’herméneutique de Paul Ricœur », in C. Bouchindhomme et R. Rochlitz (dir.), « Temps et récit » de Paul Ricœur en débat, Paris, Éd. du Cerf, 1990, p. 181.
  • [16]
    Ibid., p. 182.
  • [17]
    Ibid., p. 183. Cette position rappelle celle de Sartre, voyant Ricœur « comme une espèce de curé qui fait de la phénoménologie » (M. Richir, cité dans la première édition de la biographie de F. Dosse, Paul Ricœur. Les sens d’une vie, Paris, La Découverte, 1997, p. 134).
  • [18]
    Ricœur emprunte en effet l’expression « philosophie sans absolu » (RF, p. 82) à Thévenaz, auquel il a consacré une étude reprise dans L3, « Un philosophe protestant : Pierre Thévenaz [1956] », p. 245-259. Il s’agit pour l’essentiel d’un hommage à un penseur trop tôt disparu, même si, comme J. Greisch le signale, une équivoque traverse l’étude quant à la position propre de Ricœur : « Qui parle ici ? S’agit-il seulement de Thévenaz, ou de Ricœur lui-même ? », Paul Ricœur. L’itinérance du sens, Grenoble, Jérôme Millon, 2001, p. 432.
  • [19]
    « Réponses », in C. Bouchindhomme et R. Rochlitz (dir.), op. cit., p. 211-212.
  • [20]
    J. Michel, Paul Ricœur. Une philosophie de l’agir humain, Paris, Éd. du Cerf, 2006, p. 470-471 (Michel souligne).
  • [21]
    SA, p. 36 (Ricœur souligne) ; cf. SA, p. 409.
  • [22]
    Dans Réflexion faite, Ricœur revient à trois reprises sur ce qu’il désigne comme un « pacte » avec son lecteur, RF, p. 26, 78 et 82.
  • [23]
    RF, p. 36.
  • [24]
    SA, p. 255, citant Lc 6, 31 et le Talmud de Babylone, Shabbat, 31a. Sur la Règle d’or, cf. infra, p. 372.
  • [25]
    SA, p. 252 (Ricœur souligne).
  • [26]
    Cf. SA, p. 365 sq.
  • [27]
    SA, p. 409 (Ricœur souligne).
  • [28]
    J. Greisch, Paul Ricœur. L’itinérance du sens, op. cit., p. 412. L’auteur a enrichi son analyse dans sa magistrale synthèse de la philosophie de la religion ; la contribution de Ricœur y est présentée comme la création d’un « paradigme herméneutique de la raison » (cf. « Les arrhes de l’espérance. L’herméneutique de la religion entre la critique et la conviction. Paul Ricœur », Le Buisson ardent et les Lumières de la raison. L’invention de la philosophie de la religion, t. III. Vers un paradigme herméneutique, Paris, Éd. du Cerf, 2004, p. 735-919).
  • [29]
    SA, p. 35.
  • [30]
    « On Selfhood : the Question of Personal Identity » – Boîte 79, n° de dossier 0a-SA, « Gifford Lectures Abstracts I-VIII ». Comme toutes celles apparaissant dans le présent ouvrage, cette archive est citée ici avec l’autorisation des ayants droit de Paul Ricœur, qui en conservent les droits entiers.
  • [31]
    Voir SA, p. 36 et note 1.
  • [32]
    J. Michel, Paul Ricœur. Une philosophie de l’agir humain, op. cit., p. 472 (Michel souligne).
  • [33]
    Ibid., p. 470.
  • [34]
    Ibid., p. 471.
  • [35]
    SA, p. 37.
  • [36]
    « Nommer Dieu [1977] », L3, p. 29 (Ricœur souligne).
  • [37]
    « Philosophie et prophétisme I [1952] », L3, p. 154 (Ricœur souligne). L’article avait pour titre original « Aux frontières de la philosophie », Esprit, 1952, p. 760-775.
  • [38]
    Cf. infra, p. 334 sq.
  • [39]
    Voir D. Frey, « L’herméneutique de la lecture », L’interprétation et la lecture chez Ricœur et Gadamer, Paris, PUF, 2008, p. 20-30.
  • [40]
    M. Fœssel et O. Mongin, Paul Ricœur, Paris, ADPF/Ministère des Affaires étrangères, 2005, p. 14. M. Fœssel proposera cependant d’unifier l’œuvre de Ricœur autour de l’imagination : nous y reviendrons à la fin de la présente introduction.
  • [41]
    « J’admets bien volontiers que la reconstruction que j’entreprends de mon développement intellectuel n’a pas plus autorité que telle autre effectuée par un biographe autre que moi-même », RF, p. 12.
  • [42]
    Sur la période spécifiquement strasbourgeoise et sa grande richesse, voir D. Frey (dir.), La Jeunesse d’une pensée. Paul Ricœur à l’Université de Strasbourg (1948-1956), Strasbourg, PUS, 2015.
  • [43]
    À cet égard, il est indéniable que la confrontation aux grands courants de l’époque (notamment le structuralisme, la sémiotique, la philosophie du langage anglo-saxonne) a entraîné une technicisation du projet philosophique de Ricœur et un appauvrissement de ses registres de discours, le « jeune » Ricœur étant volontiers lyrique dans La Philosophie de la volonté. Par comparaison, le lecteur est souvent en droit de déplorer que « l’auteur, fâcheusement, néglige son style », comme l’écrit Michel Philibert (par ailleurs proche de la pensée ricœurienne) à la première page de l’excellent Paul Ricœur ou la liberté selon l’espérance qu’il a livré à la collection « Philosophes de tous les temps », Paris, Seghers, 1971, p. 5.
  • [44]
    M. Foucault, L’ordre du discours, Paris, Gallimard, 1971, p. 27.
  • [45]
    Cf. F.D. Vansina et P. Vandecasteele, Paul Ricœur Bibliography 1935-2008, Leuven, Peeters, 2008.
  • [46]
    Certaines des analyses présentées dans ce chapitre ont trouvé une forme condensée dans la « Présentation» rédigée pour l’édition (publiée sous les auspices du Fonds Ricœur) de P. Ricœur, La Religion pour penser. Écrits et conférences 5 (Paris, Le Seuil, 2021 = EC 5), composée en même temps que le présent ouvrage.
  • [47]
    F. Dosse, Paul Ricœur. Les sens d’une vie (1913-2005), Paris, La Découverte, 2001, 2008, p. 16.
  • [48]
    CC, p. 16. On aura une idée de l’opposition barthienne à la philosophie en lisant l’opuscule (certes tardif) de Karl Barth : Philosophie et théologie, tr. F. Ryser, Genève, Labor et fides, 1960.
  • [49]
    Cf. CC, p. 23 sq. Sur l’influence conjointe de Barth et de Philip, cf. Dosse, Paul Ricœur, op. cit., p. 50-53. Ricœur écrira encore en 2003 : « Je dirai mes références et mes préférences. Mes références. D’abord, une fréquentation ancienne et précoce de la Bible : “Longtemps je m’y suis penché de bonne heure.” Ensuite, le coup de tonnerre du commentaire de l’épître aux Romains par Karl Barth ; puis le déminage Bultmann ; puis la lecture des exégètes », « Paul apôtre. Proclamation et argumentation. Lectures récentes [2003] », EC 5, p. 383.
  • [50]
    « Note sur les rapports de la philosophie et du christianisme* », Le Semeur 38, n° 9, 1936, p. 541-557. Nous l’avons rééditée en format numérique pour le compte du Fonds Ricœur. Tous les textes ainsi réédités en format numérique et en « accès libre » apparaîtront suivis d’un astérisque, cf. nos précisions dans la bibliographie.
  • [51]
    Ibid., p. 553.
  • [52]
    Ibid., p. 553-554.
  • [53]
    Ibid., p. 549.
  • [54]
    Ibid., p. 556 (nous soulignons).
  • [55]
    Ibid., p. 554.
  • [56]
    Ibid., p. 556 (Ricœur souligne).
  • [57]
    Cf. 1 Co 1, 17-21, notamment les v. 19 et 20 : « Aussi est-il écrit : “Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents” [Es 29, 14]. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le débatteur de ce monde ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? »
  • [58]
    CI, p. 438 ; cf. infra, p. 440.
  • [59]
    « Discerner pour agir* », Le Semeur 48, n° 7-8, 1949-1950, p. 432 (Ricœur souligne). Il s’agit d’une conférence prononcée lors du 30e congrès national de la Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants.
  • [60]
    On aurait pu écrire sécularisée ; mais nous employons à dessein le terme que Ricœur privilégie, on va le voir.
  • [61]
    « C’est dans ces conditions modestes qu’il nous faut tenter, chacun et en corps, l’aventure d’un art chrétien du choix profane. C’est pour cet art que saint Paul nous propose le beau nom de “discernement” », « Discerner pour agir* », op. cit., p. 432-433. Ricœur, qui souligne, fait allusion à Rm 12, 2, où Paul appelle les chrétiens de Rome à discerner (dokimazein) la volonté de Dieu.
  • [62]
    Voir toutefois infra les notes 87 et 88.
  • [63]
    F. Dosse, Paul Ricœur, op. cit., p. 178.
  • [64]
    Ibid., p. 177-178.
  • [65]
    « Envoi », Foi Éducation, Nelle Série, n° 1, 1947, p. 2 pour toutes les citations.
  • [66]
    Ibid., p. 2 (Ricœur souligne).
  • [67]
    Sur la « Querelle scolaire », cf. F. Dosse, Paul Ricœur, op. cit., p. 177-183.
  • [68]
    « Les propositions de paix scolaire de la Revue Esprit », Foi Éducation, Nelle Série, n° 8, 1949, p. 6-7. Pour Ricœur, cette « laïcité de combat » ne souhaite pas tant la confrontation (à laquelle il tient) que l’éradication du religieux. De fait en France, la justification du principe de laïcité (irrécusable et légitime) masque souvent un obscur désir d’en finir avec les religions, encore bien perceptible dans les débats qui ont suivi les odieux attentats perpétrés en octobre 2020.
  • [69]
    Ibid., p. 7.
  • [70]
    « Le protestantisme et la question scolaire* », Foi Éducation, n° 27, 1954, p. 56 (nous soulignons). Ce passage reprend l’essentiel de la conclusion d’une conférence de 1952 parue sous le titre « État, Nation, École* », Foi Éducation, n° 23, 1953, p. 57.
  • [71]
    « Le protestantisme et la question scolaire* », op. cit., p. 51 pour toutes ces citations.
  • [72]
    O. Abel, « Avant-propos » à Paul Ricœur, Autres Temps 76-77, 2003, p. 8 ; cf. du même, « Une vision épique du christianisme », in D. Frey, La Jeunesse d’une pensée, op. cit., p. 136-137 ; sur l’engagement dans le christianisme social, cf. P.-O. Monteil, « L’engagement de Paul Ricœur dans le christianisme social », ibid., p. 125-136.
  • [73]
    « La chrétienté a disparu ou, si vous le préférez, l’idée d’une société qui serait tout entière organisée selon des principes internes au christianisme. Sous la pression de la contrainte, nous sommes amenés à une situation qui me paraît très saine et très évangélique : celle du levain dans la pâte. Il faut être non seulement patient, mais sans souci sur l’efficacité d’une parole entendue ou non, reçue ou pas. Vivre et revivre dans une société sécularisée, et avec les ressources de la modernité, l’acte fondateur originel, c’est mon destin et je l’assume sans angoisse. » (« Le mal est un défi pour la philosophie » [Entretien dans Le Monde du 10.06.94], Philosophie, Éthique et Politique. Entretiens et dialogues, Paris, Le Seuil, 2017, p. 147).
  • [74]
    Au chapitre intitulé « Éducation et laïcité », CC, p. 194-195.
  • [75]
    CC, p. 195.
  • [76]
    CC, p. 195.
  • [77]
    O. Mongin, Paul Ricœur, Paris, Le Seuil, 1994, p. 112.
  • [78]
    « Herméneutique et critique des idéologies [1973] », TA, p. 376, cf. Mongin, op. cit., p. 112-113.
  • [79]
    « L’herméneutique de la sécularisation. Foi, Idéologie, Utopie [1976] », EC 5, p. 181.
  • [80]
    Voir par exemple DI, p. 510, cité infra, p. 255.
  • [81]
    M. Weber, Histoire économique [1923], cité par J.-C. Monod, Sécularisation et laïcité, Paris, PUF, 2007, p. 21. À cette convergence de la prophétie biblique et de la science grecque, il convient encore d’ajouter « l’”objectivation” capitaliste des rapports sociaux, ramenés à des rapports contractuels », ibid., p. 21.
  • [82]
    « L’herméneutique de la sécularisation. Foi, Idéologie, Utopie [1976] », EC 5, p. 180.
  • [83]
    Voir J.-C. Monod, Sécularisation et laïcité, op. cit., p. 13.
  • [84]
    Cf. ibid., p. 89, 132.
  • [85]
    Cf. GMKJ, p. 46-47, cité infra, p. 121, et VI, p. 28, cité infra, p. 107.
  • [86]
    GMKJ, p. 398.
  • [87]
    HV, p. 81, mais Ricœur ajoute immédiatement que « rien n’est plus trompeur pourtant que cette opposition progrès-espérance ou progrès-mystère», car le philosophe entend précisément dans cet essai ne pas se contenter de dénoncer une déchristianisation du salut dans la notion de progrès, pour redire la dimension épique de l’affirmation chrétienne d’un sens de l’histoire, ouvert sur un accomplissement ; cf. infra, p. 269.
  • [88]
    HV, p. 125-126 (Ricœur souligne).
  • [89]
    Parmi les nombreuses études consacrées à Ricœur, c’est sans doute celle de G. Vincent (La Religion de Ricœur, Paris, Éd. de l’Atelier/Éd. ouvrières, 2008) qui rend le plus justice à cette dimension de l’approche ricœurienne de la religion.
  • [90]
    SA, p. 333.
  • [91]
    C’est sous le chef de l’épochè opérée par Ricœur que nous avons présenté, pour un numéro spécial de la revue Alter, quelques-unes des analyses saillantes du présent ouvrage lors de sa rédaction : voir « Paul Ricœur, ou la religion sous epokhê », Alter. Revue de phénoménologie. La Religion, 28, 2020, p. 133-148.
  • [92]
    Ricœur y a enseigné la morale (enseignement repris par A. Dumas en 1961) et la philosophie (repris par Dumas en 1969).
  • [93]
    O. Abel, Paul Ricœur, Jacques Ellul, Jean Carbonnier, Pierre Chaunu. Dialogues, Genève, Labor et Fides, 2012, p. 35.
  • [94]
    Incidemment, on notera qu’elle est également adaptée à la théologie académique telle qu’elle est enseignée dans certaines universités publiques européennes (en Allemagne, en Suisse, à Strasbourg pour la France).
  • [95]
    Cf. aussi Du texte à l’action (TA, p. 133), où Ricœur y renvoie à une liste de quatorze essais, dont cinq ont été republiés par nos soins (un dans EC 2 et quatre dans EC 5).
  • [96]
    P.-O. Monteil, « L’engagement de Paul Ricœur dans le christianisme social », in D. Frey, La Jeunesse d’une pensée, op. cit., p. 126.
  • [97]
    « La logique de Jésus. Romains 5* », Études théologiques et religieuses 55, 1980/3, p. 420-425.
  • [98]
    Conférence parue en anglais dans Criterion, revue de la Divinity School en 1979 cf. Esprit n° 323, mars-avril 2006, p. 167.
  • [99]
    On ne pouvait l’ignorer, dès lors que le renseignement est tiré de la bibliographie de Vansina : « sermon delivered in Rockefeller Chapel at the University of Chicago in 1976 », Paul Ricœur Bibliography 1935-2008, op. cit., p. 210.
  • [100]
    « La logique de Jésus. Romains 5* », op. cit., p. 424.
  • [101]
    Ibid., p. 425.
  • [102]
    Thèse sur la Volonté : archive manuscrite de 6 pages, classée au Fonds Ricœur sous la cote 13-VI, avec comme description « Texte de présentation de la thèse pour l’obtention d’une bourse ». Le document porte en haut à droite un tampon « Oflag II B/geprüft 6 », suivi de ce qui semble être le titre (Thèse sur la Volonté), et porte à la fin l’adresse de Simone Ricœur, à Rennes : il s’agirait selon C. Goldenstein (communication privée) d’un document envoyé par Ricœur depuis le camp de prisonniers – peut-être en vue d’un poste d’enseignant à son retour, auquel, d’après son carnet personnel tenu dans le camp, il pensait depuis 1942 – en vue d’une réponse à l’adresse de son épouse.
  • [103]
    Thèse sur la Volonté, op. cit., p. 2.
  • [104]
    Ibid., p. 3.
  • [105]
    Ibid., p. 3 (lettres soulignées par Ricœur).
  • [106]
    Ibid., p. 3 (Ricœur souligne).
  • [107]
    Ibid., p. 4 pour les trois citations.
  • [108]
    Ibid, p. 4.
  • [109]
    Ibid, p. 4.
  • [110]
    Ibid, p. 4.
  • [111]
    Ibid, p. 5.
  • [112]
    Ibid, p. 5 (Ricœur souligne).
  • [113]
    VI, p. 35, cf. infra, p. 115. Dans son journal de détention, déjà, Ricœur écrivait : « Si je surmonte l’incohérence pour m’élever à la tension du paradoxe je ferai quelque chose de solide », cité par F. Dosse, Paul Ricœur. Les sens d’une vie, op. cit., 2008, p. 88.
  • [114]
    Thèse sur la Volonté (cote 13-VI), p. 6.
  • [115]
    On en trouve l’écho amplifié dans la métaphysique leibnizienne, lorsqu’elle affirme « que Dieu a tout réglé par avance une fois pour toutes, ayant prévu les prières, les bonnes et les mauvaises actions, et tout le reste ; et chaque chose a contribué idéalement avant son existence à la résolution qui a été prise sur l’existence de toutes les choses. De sorte que rien ne peut être changé dans l’univers (non plus que dans un nombre) » (G.W. Leibniz, Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal [1710], Paris, GF, 1969, 1999, p. 109 – Leibniz souligne). Ricœur a toujours été très éloigné de cette compréhension de la puissance divine.
  • [116]
    Méthode réflexive appliquée au problème de Dieu chez Lachelier et Lagneau, Paris, Éd. du Cerf, 2017.
  • [117]
    Ibid., p. 122.
  • [118]
    Cf. ibid., p. 226.
  • [119]
    Ibid., p. 238.
  • [120]
    Cf. VI, p. 7 (les italiques et la majuscule sont de Ricœur) ; infra, p. 79.
  • [121]
    « Vérité : Jésus et Ponce Pilate* », Le Semeur 44, n° 4-5, 1945-1946, p. 381-394.
  • [122]
    Ibid., p. 383.
  • [123]
    Cf. ibid., p. 386 et 388.
  • [124]
    Ibid., p. 389-390.
  • [125]
    Ibid., p. 391.
  • [126]
    Ibid., p. 392-393 (Ricœur souligne).
  • [127]
    Ibid., p. 393.
  • [128]
    « Le renouvellement du problème de la philosophie chrétienne par les philosophies de l’existence* » est paru dans un volume de la série « Les Problèmes de la Pensée Chrétienne » : J. Boisset et al., Le Problème de la philosophie chrétienne, Paris, PUF, 1949, p. 43-67.
  • [129]
    Ibid., p. 67 pour les deux citations.
  • [130]
    Ibid., p. 67 (Ricœur souligne).
  • [131]
    Ibid., p. 47 (Ricœur souligne). « Laïcisation » est ici employé dans le sens d’une « sécularisation ».
  • [132]
    Ibid., p. 56. Dans un autre essai, Ricœur écrit dans le même sens : « Il est difficile de ne pas voir que tous les existentialismes se tiennent sur le terrain d’une problématique religieuse », « Note sur l’Existentialisme et la Foi Chrétienne* », La Revue de l’évangélisation 6, n° 31, 1951, p. 150.
  • [133]
    « Le renouvellement du problème de la philosophie chrétienne…* », op. cit., p. 56 pour les deux citations.
  • [134]
    Ibid., p. 65.
  • [135]
    Ibid., p. 54.
  • [136]
    Ibid., p. 54.
  • [137]
    Voir F. Dosse, Paul Ricœur, op. cit., p. 121.
  • [138]
    Pour une lecture d’ensemble de ces deux ouvrages, on se référera à B. Stevens, très soucieux de respecter la diversité des allégeances auxquelles Ricœur entend demeurer fidèle : L’Apprentissage des signes. Lecture de Paul Ricœur, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, 1991, chapitre iv, « La genèse de l’œuvre », en particulier p. 99-110.
  • [139]
    VI, p. 456.
  • [140]
    « La condition du philosophe chrétien [1948] », repris dans L3, p. 235-243.
  • [141]
    Voir F. Dosse, Paul Ricœur, op. cit., p. 21.
  • [142]
    Ricœur écrira dans « La Bible et l’imagination* », en hommage à Mehl : « J’ai jadis eu la joie de dédier à Roger Mehl un de mes premiers travaux. Je suis heureux de lui offrir aujourd’hui cet essai où je fais le point sur ma présente contribution à la discussion de la méthode structurale appliquée à l’exégèse de ce livre sur lequel nous avons fondé l’un et l’autre le sens de notre existence. » (Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses 62, 1982/4, p. 339).
  • [143]
    « La condition du philosophe chrétien », L3, p. 236. Avec raison, F. Dosse relève que pour E. Mounier déjà, il n’y a plus de philosophie chrétienne : cf. Paul Ricœur. Les sens d’une vie, op. cit., p. 44.
  • [144]
    Ibid., p. 236.
  • [145]
    Voir « Vérité : Jésus et Ponce Pilate* », op. cit., p. 389 sq.
  • [146]
    L3, p. 243.
  • [147]
    L3, p. 237-238 (Ricœur souligne).
  • [148]
    L3, p. 242-243.
  • [149]
    L3, p. 243.
  • [150]
    L3, p. 238.
  • [151]
    De là, comme Ricœur le dira plus tard à diverses reprises, une alternative tranchante : « Entre la philosophie du savoir absolu et l’herméneutique du témoignage, il faut choisir », « Herméneutique du témoignage [1972] », L3, p. 139, cf. infra, p. 326.
  • [152]
    « Note sur l’Existentialisme et la Foi Chrétienne* », La Revue de l’évangélisation, op. cit., p. 143-152.
  • [153]
    Cf. ibid., p. 152.
  • [154]
    Avec les deux volumes d’Essais herméneutiques (CI, TA), le recueil À l’école de la phénoménologie, les trois Lectures puis Le Juste (1 et 2).
  • [155]
    HV, p. 7.
  • [156]
    HV, p. 7.
  • [157]
    Titre d’un très beau texte de Ricœur consacré au métier d’enseignant et à la vocation de l’Université, qu’il faut relire aujourd’hui à l’heure où cette dernière souffre plus que jamais du « management » qui lui est imposé depuis des décennies. Nous l’avons réédité et annoté : P. Ricœur, « La parole est mon royaume [Esprit 1955]* », in D. Frey (dir.), La Jeunesse d’une pensée, op. cit., p. 199-212 ; cf. « Ricœur et la parole enseignante. Note sur La parole est mon royaume », ibid., p. 191-196).
  • [158]
    HV, p. 9.
  • [159]
    HV, p. 10.
  • [160]
    Cf. HV, p. 10 et 47.
  • [161]
    HV, p. 58.
  • [162]
    HV, p. 10, 58, passim.
  • [163]
    HV, p. 59 (Ricœur souligne).
  • [164]
    HV, p. 10.
  • [165]
    Allusion probable à 2 Co 1.22 et 5.5, qui évoque le thème des arrhes données par Dieu aux croyants, quoiqu’il s’agisse, dans le texte de Paul, des « arrhes de l’Esprit » et non de ceux de l’espérance.
  • [166]
    B. Spinoza, Éthique V, prop. XXIV, tr. de C. Appuhn, Œuvres III, Paris, GF, 1965, p. 325.
  • [167]
    HV, p. 11.
  • [168]
    B. Spinoza, Éthique I, prop. XXV, op. cit., p. 49.
  • [169]
    VI, p. 419 pour les deux citations (nous reviendrons sur ce passage final de la thèse, infra, p. 129).
  • [170]
    HV p. 10, 18.
  • [171]
    HV, p. 18 (Ricœur souligne).
  • [172]
    « Négativité et affirmation originaire [1956] », HV, p. 337.
  • [173]
    HV, p. 14.
  • [174]
    Titre de la seconde section de la première partie dans la réédition de 1964, cf. HV, p. 19-20, p. 81. Dans l’édition de 1955, les deux textes théologiques (« Le christianisme et le sens de l’histoire » et « Le Socius et le prochain », qui marqueront toute une génération d’intellectuels chrétiens) étaient intégrés respectivement à la première et à la seconde partie.
  • [175]
    HV, p. 16, 92, 93, 111.
  • [176]
    HV, p. 7.
  • [177]
    HV, p. 11.
  • [178]
    Mt 25, 40 cité dans « Le Socius et le prochain [1954] », HV, p. 101.
  • [179]
    « Le christianisme et le sens de l’histoire [1951] », HV, p. 95.
  • [180]
    HV, p. 12.
  • [181]
    HV, p. 193-197. Cette note ajoutée à la fin de « Vérité et mensonge » reprend la troisième partie de « L’homme de science et l’homme de foi* », Le Semeur 51, 1952, p. 12-22.
  • [182]
    HV, p. 166.
  • [183]
    HV, p. 165.
  • [184]
    HV, p. 176.
  • [185]
    Cf. HV, p. 166. Signalons en passant que Ricœur avait en 1992 le projet de faire aboutir une réflexion sur le théologico-politique (cf. « Expérience et langage dans le discours religieux [1992], EC 5, p. 310), qui n’a abouti qu’au texte d’une conférence destinée aux Entretiens de la paroisse Robinson (« Le pouvoir politique. Fin du théologico-politique ? [1992] », ms. édité et annoté par J.-L. Schlegel et J.-M. Tétaz, Esprit n° 457, sept. 2019, p. 112-129).
  • [186]
    HV, p. 167.
  • [187]
    HV, p. 167. Il y a des « ordres de vérité » (HV, p. 165 ; Ricœur souligne).
  • [188]
    HV, p. 168-169.
  • [189]
    HV, p. 166.
  • [190]
    HV, p. 178 (Ricœur souligne). Sur la vérité comme personne du Christ, cf. Jn 14, 6, supra, p. 52.
  • [191]
    HV, p. 178-179. Pour K. Barth, la théologie n’a d’autre but que de permettre de parler aux hommes de Dieu. On lit ainsi dans « La Parole de Dieu, tâche de la théologie [1922] » ce propos resté fameux : « Comme théologiens, nous devons parler de Dieu – Mais nous sommes des hommes et, comme hommes, nous ne pouvons pas parler de Dieu. Nous devons connaître ce double état – notre devoir et notre puissance – et par là même rendre gloire à Dieu. Tel est notre embarras, tout le reste n’est que jeu d’enfant. » (Parole de Dieu & Parole humaine, tr. P. Maury et A. Lavanchy, Paris, Les Bergers et Les Mages, 1933, 1966, p. 203-204 ; Barth souligne). Ricœur l’a redit en 1995 : « Discerner une parole de Dieu pour aujourd’hui relève d’une herméneutique de l’application centrée sur la prédication, au sens large du terme. À cet égard, Karl Barth continue de me convaincre que ce que les théologiens appellent “dogmatique” consiste en une mise en ordre, conceptuelle et discursive, de la prédication […] », CC, p. 216.
  • [192]
    HV, p. 179. Ricœur abordera l’expérience de l’absolu dans « Herméneutique du témoignage [1972] », cf. infra, p. 325.
  • [193]
    HV, p. 179.
  • [194]
    HV, p. 179.
  • [195]
    HV, p. 180.
  • [196]
    HV, p. 181. Probable allusion à « la mauvaise foi » analysée par J.-P. Sartre dans L’Être et le Néant [1943] : « Croire c’est savoir qu’on croit et savoir qu’on croit, c’est ne plus croire. » (Paris, Gallimard, 1994, p. 104).
  • [197]
    HV, p. 195.
  • [198]
    HV, p. 195 (Ricœur souligne).
  • [199]
    HV, p. 196 (Ricœur souligne).
  • [200]
    HV, p. 197 (Ricœur souligne)
  • [201]
    SMal, p. 327 cf. infra, p. 202.
  • [202]
    HV, p. 14-15. Le « clérical » est une perversion de l’« ecclésial » auquel il s’oppose, cf. HV, p. 178.
  • [203]
    HV, p. 16 et 17 (Ricœur souligne).
  • [204]
    HV, p. 18 pour les deux citations.
  • [205]
    HV, p. 19. Ce poème de Xénophane de Colophon est d’une interprétation d’autant plus difficile qu’il ne reste de l’œuvre que de maigres fragments. Il semble toutefois que le « semblant » de la traduction de Ricœur soit à entendre comme une « opinion » toute humaine, qui s’oppose au clair savoir – impossible – quant à « l’entière réalité » des dieux ; cf. les commentaires de Laetitia Reibaud, in Xénophane de Colophon, Œuvre poétique, tr. L. Reibaud, Paris, Les Belles Lettres, 2012, p. XXIIs et 56.
  • [206]
    P. Kemp, « Le penseur religieux par excellence », L’homme capable. Autour de Paul Ricœur, Rue Descartes/Collège international de philosophie (hors-série), 2006, p. 118.
  • [207]
    Ibid., p. 122.
  • [208]
    Ibid., p. 123.
  • [209]
    L’expression est de M. Fœssel, dans « Introduction. Paul Ricœur ou les puissances de l’imaginaire », in P. Ricœur, Anthologie. Textes choisis et présentés par M. Fœssel et F. Lamouche, Paris, Le Seuil, 2007, p. 7-22.
  • [210]
    M. Fœssel et O. Mongin, Paul Ricœur, Paris, ADPF/Ministère des Affaires étrangères, 2005, p. 29.
  • [211]
    Voir infra, p. 247 sq.
  • [212]
    M. Fœssel, « Introduction. Paul Ricœur ou les puissances de l’imaginaire », op. cit., p. 22.
  • [213]
    Ibid., p. 8 pour les deux citations (c’est Fœssel qui souligne).
  • [214]
    P. Tillich, La Dimension oubliée, tr. H. Rochais, Paris, Desclée de Brouwer, 1969.
  • [215]
    Ibid., p. 80 (nous soulignons). Pour Tillich, le fait qu’il faille aussi parler de Dieu de manière non symbolique ressortit du langage de la métaphysique, pour laquelle il est la « réalité ultime », « l’être-soi (esse qua esse, esse ipsum) », ibid., p. 91.

« Lachelier a raison : la philosophie doit tout comprendre, même la religion »
Paul Ricœur (1913-2005) est l’un des philosophes les plus marquants du xxe siècle, auteur d’une œuvre abondante qui sut faire dialoguer la philosophie avec les sciences humaines, tout en étant elle-même en débat avec presque toutes les grandes philosophies d’hier et d’aujourd’hui. Ce même art du dialogue l’a fait aller continûment au-devant de la religion, au point que sa philosophie compte aujourd’hui parmi les ressources qui aident à la penser. Pourtant, elle n’a aucunement fait de la religion son objet principal. Aucune des pièces maîtresses qui lui ont valu la renommée internationale (Temps et récit, Soi-même comme un autre, La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli) ne porte spécifiquement sur la religion. Le mot lui-même est absent de tous les titres d’ouvrages, sans exception. Il n’existe pas dans l’œuvre de Ricœur d’entreprise philosophique systématique entièrement dévolue à la religion, comme on en voit chez Kant (Leçons sur la théorie philosophique de la religion de 1783, La Religion dans les limites de la simple raison de 1793) ou Hegel (Leçons sur la philosophie de la religion de 1824-1831). À défaut d’avoir proposé lui-même une philosophie de la religion stricto sensu, il a certes proposé de remarquables lectures de ces entreprises kantienne et hégélienne, mais ce qui lui vaut d’être reconnu comme l’un des plus importants penseurs de la religion tient surtout à la constance avec laquelle, sur plus d’un demi-siècle de labeur philosophique, il s’est porté vers elle comme « aux frontières de la philosophie », pour reprendre le sous-titre si caractéristique donné au…


Date de mise en ligne : 31/01/2023

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

30,99 €

484 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

10,00 €

61 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?