Chapitre 1. Les migrations internationales, un enjeu mondial
Pages 13 à 62
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- WIHTOL DE WENDEN, Catherine,
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- Wihtol de Wenden, C.
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Notes
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[1]
Anne de Tinguy, La Grande Migration. La Russie et les Russes depuis l’ouverture du rideau de fer, Paris, Plon, 2004.
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[2]
Abdelmalek Sayad, La Double Absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Paris, Seuil, 1999.
-
[3]
Serge Weber, Des chemins qui mènent à Rome. Trajectoires et espaces migratoires roumains, ukrainiens et polonais à Rome, thèse de géographie, Paris, Université Paris 1, 2004. Voir aussi Dana Diminescu, Visibles mais peu nombreux. Les circulations migratoires roumaines, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2004.
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[4]
Giorgia Ceriani-Sebregondi, Quand la mobilité change le rapport au monde. Migrants marocains en Méditerranée, thèse de géographie, Paris, Université Paris 1, 2007.
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[5]
Ibid., p. 133.
-
[6]
Ibid., p. 281.
-
[7]
Ibid., p. 296.
-
[8]
Dana Diminescu, Visibles mais peu nombreux, op. cit., p. 12.
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[9]
Sokhia Selly Baro, L’Émigration très qualifiée des Sénégalais en France, aux États-Unis et au Québec, thèse de sociologie, Paris, EHESS, 2006.
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[10]
Farida Souiah, Les Harraga en Algérie : émigration et contestation, thèse, Paris, IEP, 2015.
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[11]
Rappelons que la convention de Genève rattache la définition du réfugié à la persécution individuelle ou à la crainte fondée de persécution pour des motifs politiques, ethniques, religieux ou liés au genre ou à la catégorie sociale.
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[12]
François Gemenne, Environmental Changes and Migration Flows. Normative Frameworks and Policy Responses, thèse, Paris, IEP, 2009. Voir aussi le dossier « Migrations et environnement », coordonné par François Gemenne, Hommes et migrations, 1284, 2010 ; Dina Ionesco, Dasha Mokhnachova et François Gemnne, Atlas des migrations environnementales, Paris, Presses de Sciences Po, 2015.
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[13]
Elhadji Mamadou Mbaye, De la contradiction en politiques publiques : l’action publique en direction des migrants atteints par le VIH/Sida en France, thèse, Grenoble, IEP, 2009.
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[14]
Sophie Massot, Enjeux identitaires de la migration internationale des Ouzbeks vers trois pôles urbains (Moscou, Séoul, New York), thèse, Paris, IEP, 2009.
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[15]
Adeline Braux, Migrations, transnationalisme et nouvelles diasporas dans l’espace post-soviétique. Les immigrés sud-caucasiens en fédération de Russie, thèse, Paris, IEP, 2011.
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[16]
Les Aussiedler sont des Allemands « ethniques », définis par la langue et la culture allemandes, qui avaient émigré en Russie, au Kazakhstan, en Ukraine, aux pays Baltes, après la décision de Catherine II de peupler la Russie de colons allemands. Ils ont rejoint l’Allemagne, notamment après 1989, en bénéficiant d’un droit de la nationalité centré sur le droit du sang (loi de 1913 modifiée en 2000). Aujourd’hui, dans l’Allemagne réunifiée on distingue les Aussiedler des Ubersiedler, venus de la RDA avant 1989, et des Vertriebene, entre onze et douze millions d’Allemands chassés de Prusse orientale, Silésie, Poméranie, Bohême et Russie après la conférence de Potsdam de 1945.
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[17]
Anne de Tinguy et Catherine Wihtol de Wenden, « Les migrations polonaises en Grande-Bretagne et en Irlande après l’élargissement à l’Est de l’Union européenne et leur impact en Pologne », Hommes et migrations, 1283, 2010, p. 169-179.
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[18]
Anaïk Pian, Les Sénégalais en transit au Maroc. La formation d’un espace-temps de l’entre-deux aux marges de l’Europe, thèse, Paris, Université Paris 7, 2007 ; Aux nouvelles frontières de l’Europe. L’aventure incertaine des Sénégalais au Maroc, Paris, La Dispute, 2009.
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[19]
Mehdi Alioua, L’Étape marocaine des transmigrants subsahariens en route vers l’Europe : l’épreuve de la construction des réseaux et de leurs familles, thèse, Toulouse, Université Le Mirail, 2011.
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[20]
Mehdi Alioua, L’Étape marocaine des transmigrants subsahariens en route vers l’Europe : l’épreuve de la construction des réseaux et de leurs familles, thèse, Toulouse, Université Le Mirail, 2011.
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[21]
Catherine Wihtol de Wenden (dir.), « L’Europe, de l’émigration à l’immigration », Migrations Société, 17 (102), 2005.
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[22]
Michel Agier, Gérer les indésirables. Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire, Paris, Flammarion, 2008. Voir aussi Olivier Lecour-Grandmaison et al., Le Retour des camps, Paris, Autrement, 2007.
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[23]
Javier Solana, Climate Change and International Security, rapport sur la stratégie de sécurité et de défense, Bruxelles, 2008.
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[24]
Rappelons les deux principes qui régissent le concept de nationalité : le jus soli et le jus sanguinis. Le jus soli, droit du sol, est la règle de droit qui détermine la nationalité d’un individu d’après son lieu de naissance. Le jus sanguinis, droit du sang, est la règle de droit qui détermine la nationalité d’un individu d’après sa filiation. Définitions issues du Lexique des termes juridiques, Paris, Dalloz, 2003 [14e éd.].
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[25]
Paul de Gutcheneire, Antoine Pécoud et Ryszard Cholewinski (eds), Migration and Human Rights. The United Nations Convention on Migrant Workers’ Rights, Paris, Cambridge, Cambridge University Press, 2009. Voir aussi Antoine Pécoud, Depoliticizing Migration, Basingstoke, Palgrave, 2015.
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[26]
Hein De Haas, « Migration and Development : A Theoretical Perspective », International Migration Review, 44 (1), 2010, p. 227-264.
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[27]
En 1977, Lionel Stoleru, alors secrétaire d’État à l’Immigration, propose de donner « un million de centimes » de francs à ceux qui acceptent de retourner définitivement dans leur pays d’origine. La plupart des migrants non européens boudent alors cette offre car elle suppose qu’il renoncent à leur carte de séjour.
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[28]
Alejandro Portes, Cristina Escobar et Alexandria Walton Radford, « Immigrant Transnational Organisations and Development : A Comparative Study », The International Migration Review, 41 (1), 2007, p. 242-281 ; voir aussi Alejandro Portes et Patricia Fernandez-Kelly (eds), The State and the Grassroots. Transnational Organisations in Four Continents, New York (N. Y.), Berghahn Books, 2015.
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[29]
Un dollar investi par un Mexicain dans son pays est accompagné d’un dollar envoyé par le Mexique ou la région de départ, et un dollar est consenti par la municipalité bénéficiaire du projet.
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[30]
Thomas Lacroix, Les Réseaux marocains du développement. Géographie du transnational et politiques du territorial, Paris, Presses de Sciences Po, 2005.
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[31]
James Hollifield, Immigrants, Markets and States, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1992.
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[32]
Jagdish Bhagwati, « On immigration reform », Council on Foreign Relations, juillet 2009.
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[33]
Samuel Huntington, Le Choc des civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997 ; Qui sommes-nous ? Identité nationale et choc des cultures, Paris, Odile Jacob, 2004.
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[34]
Sandro Mezzadra, Diritto di fuga. Migrazioni, Cittadinanza, Globalizzazione, Vérone, Ombre Corte, 2001.
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[35]
Wenceslas de Lobkowicz, L’Europe de la sécurité intérieure, Paris, La Documentation française, 2002.
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[36]
Didier Bigo et Elspeth Guild, La Mise à l’écart des étrangers. La logique du visa Schengen, Paris, L’Harmattan, 2003.
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[37]
Wenceslas de Lobkowicz, L’Europe de la sécurité intérieure, op. cit., p. 31.
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[38]
Malcolm Anderson, « Les frontières : un débat contemporain », Cultures et conflits, 26-27, automne 1997.
-
[39]
John Torpey, L’Invention du passeport. États, citoyenneté et surveillance, Paris, Belin, 2005.
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[40]
Zygmunt Bauman, Le Coût humain de la mondialisation, Paris, Hachette, 1999.
-
[41]
Marie-Thérèse Têtu-Delage, Clandestins au pays des papiers, Paris, La Découverte, 2009.
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[42]
Ange Bergson Lendja Ngnemzue, Les Étrangers illégaux à la recherche de papiers, Paris, L’Harmattan, 2008.
La mondialisation des migrations fait partie des globalisations contradictoires qui témoignent des inégalités d’un monde pourtant de plus en plus interdépendant. La mobilité menace l’État-nation, même s’il résiste fortement. Le nomadisme et la circulation migratoire deviennent les figures de l’hypermodernité, les identités se transforment, laissant place au cosmopolitisme, au transnationalisme, aux politiques diasporiques des États de départ. Des crises migratoires comme celles qui ont secoué l’espace européen en 2015 lors de l’afflux de réfugiés en provenance du Proche-Orient remettent en cause la gouvernance des migrations, qu’elle soit locale, nationale, régionale ou même globale, tandis qu’émergent, à l’échelle mondiale, l’expression d’un droit de migrer et d’une demande de démocratisation du droit à la mobilité.
En ce début du xxie siècle, les migrations se sont mondialisées. Avec 3,5 % de la population mondiale, le nombre de migrants a triplé depuis quarante ans et presque toutes les régions du monde sont concernées par l’arrivée, par le départ ou par le transit de migrants, alors que seuls quelques-uns l’étaient il y a trente ans. La mondialisation des flux se caractérise par la venue récente d’immigrés dans des pays avec lesquels ils n’avaient pas de liens antérieurs : soit sous la forme du « saupoudrage » de nationalités diversifiées (migrations de Chinois et d’Indiens partout dans le monde), soit par la construction de quasi-diasporas (Turcs et Marocains installés en Europe), soit par la perpétuation des pratiques d’anciens « couples migratoires » (migrations postcoloniales d’Algériens en France, d’Indo-Pakistanais au Royaume-Uni) ou d’anciens « travailleurs hôtes »…
Date de mise en ligne : 06/11/2017
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