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5. L’élaboration de la pensée : intuition et opérations

Pages 144 à 180

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  • Piaget, J.
(2020). 5. L’élaboration de la pensée : intuition et opérations. La Psychologie de l'intelligence (p. 144-180). Dunod. https://shs.cairn.info/la-psychologie-de-l-intelligence--9782100807413-page-144?lang=fr.

  • Piaget, Jean.
« 5. L’élaboration de la pensée : intuition et opérations ». La Psychologie de l'intelligence, Dunod, 2020. p.144-180. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-psychologie-de-l-intelligence--9782100807413-page-144?lang=fr.

  • PIAGET, Jean,
2020. 5. L’élaboration de la pensée : intuition et opérations. In :
  • PIAGET, Jean,
  • Présenté par HOUDÉ, Olivier,
La Psychologie de l'intelligence. Paris : Dunod. EKHO, p.144-180. URL : https://shs.cairn.info/la-psychologie-de-l-intelligence--9782100807413-page-144?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Si l’on répartit les conduites en trois grands systèmes, les structures organiques héréditaires (instinct), les structures sensori-motrices (susceptibles d’acquisition), et les structures représentatives (qui constituent la pensée), on peut situer le groupe des déplacements sensori-moteurs au sommet du second de ces systèmes, tandis que les groupes et groupements opératoires d’ordre formel sont au sommet du troisième.
  • [2]
    Voir I. Meyerson, « Les images », in G. Dumas, Nouveau traité de psychologie.
  • [3]
    Voir J. Piaget, La Formation du symbole chez l’enfant, Delachaux et Niestlé, 1945.
  • [4]
    Nous laissons ici de côté les formes purement verbales de pensée, telles que l’animisme, l’artificialisme enfantins, le réalisme nominal, etc.
  • [5]
    L’attention monoïdéique n’est précisément pas autre chose qu’une centration de la pensée.
  • [6]
    A. Rey, L’Intelligence pratique chez l’enfant, Alcan, 1935.
  • [7]
    J. Piaget, La Causalité physique chez l’enfant, Alcan, 1927.
  • [8]
    Calcul des « tétrades-différences » ou corrélations entre corrélations.
  • [9]
    B. Inhelder, Le Diagnostic du raisonnement chez les débiles mentaux, Delachaux et Niestlé, 1944.

Nous avons constaté, au cours d’une première partie de cet ouvrage, que les opérations de la pensée atteignaient leur forme d’équilibre lorsqu’elles se constituaient en systèmes d’ensemble caractérisés par leur composition réversible (groupements ou groupes). Mais, si une forme d’équilibre marque le terme d’une évolution, elle n’en explique ni les phases initiales ni le mécanisme constructif. La seconde partie nous a permis ensuite de discerner dans les processus sensori-moteurs le point de départ des opérations, les schèmes de l’intelligence sensori-motrice constituant l’équivalent pratique des concepts et des relations, et leur coordination en systèmes spatio-temporels d’objets et de mouvements aboutissant même, sous une forme également toute pratique et empirique, à la conservation de l’objet, ainsi qu’à une structure corrélative de groupe (le groupe expérimental des déplacements, de H. Poincaré). Mais il est évident que ce groupe sensori-moteur constitue simplement un schème de comportement, c’est-à-dire le système équilibré des diverses manières possibles de se déplacer matériellement dans l’espace proche, et qu’il n’atteint nullement le rang d’un instrument de pensée. Certes, l’intelligence sensori-motrice est à la source de la pensée, et continuera d’agir sur elle, durant toute la vie, par l’intermédiaire des perceptions et des attitudes pratiques. Le rôle des perceptions sur la pensée la plus évoluée ne saurait en particulier pas être négligé, comme il arrive à certains auteurs de le faire lorsqu’ils sautent trop rapidement de la neurologie à la sociologie, et il suffit à attester l’influence persistante des schèmes initiaux…


Date de mise en ligne : 07/03/2025

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