Infirmier en psychiatrie : de la nécessité d'une formation adaptée
- Par Françoise Imiéla
- et Serge Klopp
Pages 123 à 138
Citer ce chapitre
- IMIÉLA, Françoise
- et KLOPP, Serge,
- BOKOBZA, Hervé,
- Imiéla, Françoise.
- et al.
- Imiéla, F.
- et Klopp, S.
- H. Bokobza
https://doi.org/10.3917/eres.bouko.2006.01.0123
Citer ce chapitre
- Imiéla, F.
- et Klopp, S.
- H. Bokobza
- Imiéla, Françoise.
- et al.
- IMIÉLA, Françoise
- et KLOPP, Serge,
- BOKOBZA, Hervé,
https://doi.org/10.3917/eres.bouko.2006.01.0123
Notes
-
[1]
Il faut savoir que le diplôme d’État d’infirmier de secteur psychiatrique existait depuis 1973.
-
[2]
Sur le plan statutaire, cela se révélait également par le fait que les élèves isp étaient rémunérés et stagiaires de la fonction publique hospitalière dès leur entrée en centre de formation alors que les élèves infirmiers de n’étaient pas rémunérés et n’étaient stagiaires qu’après leur nomination d’infirmier. Mais les de bénéficiaient d’un échelon exceptionnel en fin de carrière auquel n’avaient pas droit les isp.
-
[3]
L’Arlésienne évoquée dans l’article d’Emmanuel Digonnet et Angelo Poli.
-
[4]
Cf. chapitre « Du rapport Cléry-Melin au plan santé mentale ».
L’épineuse question de la formation initiale des infirmier(e)s oppose les partisans de la « spécialisation » (cefi-psy, ascism et anfiide, notamment) à ceux de la « spécificité » (cgt, sud, cemea et serpsy, notamment). Montpellier a été le lieu d’expression d’un débat passionné entre les deux camps.
Ce débat avait cours depuis les années 1980. Parmi les associations et les syndicats, certains défendaient la création d’un diplôme d’État d’infirmier de secteur psychiatrique (de isp), en parallèle avec le diplôme existant, le diplôme d’État de soins généraux. D’autres étaient en faveur du diplôme unique, et d’autres encore pensaient qu’il fallait d’abord passer par le de unique pour obtenir plus tard une spécialisation.
Rappelons que la réforme des études n’est à l’initiative ni des syndicats ni des associations d’infirmiers, bien que de nombreuses associations regroupant des infirmières de se soient opposées à ce que les isp aient un diplôme équivalent au leur au travers d’un de isp. Cette réforme a été initiée par le gouvernement sous prétexte des contraintes européennes imposant une harmonisation des diplômes et interdisant l’existence de deux diplômes distincts. Or, il s’avère qu’à l’époque, c’étaient les représentants de la France à Bruxelles qui s’opposaient le plus ardemment à ce principe du double diplôme. Celui-ci imposait un nombre d’heures d’enseignement en soins généraux défini (supérieur à celui du diplôme isp) et excluait, de ce fait, le diplôme d’infirmier de secteur psychiatrique dans ce jeu d’équivalences…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
15,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €