VI. Les aides à la presse et le rôle de l'État
Pages 91 à 100
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- CHARON, Jean-Marie,
- Charon, Jean-Marie.
- Charon, J.-M.
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- Charon, Jean-Marie.
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L'État s'est toujours intéressé de près à la presse en France. Il s'est d'abord agi d'influer sur son contenu (pour en limiter les effets ou s'en servir) tout en stimulant, soutenant, encadrant son développement économique. Depuis la Libération (hormis quelques épisodes de crise tels que la guerre d'Algérie), l'intervention sur le contenu n'est plus de propos. En revanche, l'encadrement économique – légitimé par la défense du pluralisme – ne devait jamais atteindre un tel niveau et une telle cohérence : le dispositif juridique et réglementaire est d'abord abondant, intervenant aussi bien sur l'autorisation des éditeurs (ordonnances de 1944), les structures des entreprises (transparence et concentration avec les ordonnances de 1944, redéfinies par les lois de 1984, puis de 1986), la distribution (loi Bichet de 1947), la fourniture d'information (loi de 1957 sur le statut de l'Agence France-Presse). En second lieu, un ensemble d'entreprises, dites « connexes », étaient mises en place à l'initiative de l'État ou supervisées par celui-ci afin de soutenir l'économie des journaux naissants. Elles concernaient les locaux et la fabrication (la SNEP, Société nationale des entreprises de presse), la fourniture d'information (l'AFP, Agence France-Presse), la fourniture du papier (la SPPP, Société professionnelle des papiers de presse), la distribution (MFP, Messageries françaises de presse, puis NMPP, Nouvelles Messageries de la presse parisienne) et même la régie publicitaire (Havas)…
Date de mise en ligne : 26/05/2013
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