Introduction
Pages 21 à 38
Citer ce chapitre
- CABESTAN, Jean-Pierre,
- Cabestan, Jean-Pierre.
- Cabestan, J.-P.
Citer ce chapitre
- Cabestan, J.-P.
- Cabestan, Jean-Pierre.
- CABESTAN, Jean-Pierre,
Notes
-
[1]
Depuis, ces réserves ont diminué en raison du ralentissement économique et de la fuite de capitaux, retombant à 3 557 milliards fin août 2015.
-
[2]
Rappelons qu’avant 1840, la Chine représentait environ un tiers de l’économie mondiale.
-
[3]
Jean-Pierre Cabestan, Le Système politique chinois. Un nouvel équilibre autoritaire, Paris, Presses de Sciences Po, 2014 ; David L. Shambaugh, China’s Communist Party. Atrophy and Adaptation, Berkeley (Calif.), University of California Press, 2008.
-
[4]
Huang Yasheng, Capitalism with Chinese Characteristics. Entrepreneurship and the State, Cambridge (N. Y.), Cambridge University Press, 2008.
-
[5]
Minxin Pei, China’s Trapped Transition. The Limits of Developmental Autocracy, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006.
-
[6]
Sur les incertitudes du concept de puissance, cf. le lumineux développement de Bertrand Badie et de Marie-Claude Smouts dans Le Retournement du monde. Sociologie de la scène internationale, Paris, Presses de Sciences Po, Dalloz, 1999, p. 140-149. La notion de puissance complète est développée au chapitre 3.
-
[7]
Bertrand Badie, La Fin des territoires. Essai sur le désordre international et sur l’utilité sociale du respect, Paris, Fayard, 1995 ; Bertrand Badie, Un monde sans souveraineté. Les États entre ruse et responsabilité, Paris, Fayard, 1999.
-
[8]
Zaki Laïdi, L’Ordre mondial relâché. Sens et puissance après la guerre froide, Paris, Presses de Sciences Po, 1993.
-
[9]
Robert Keohane et Joseph Nye, Power and Interdependence, Boston (Mass.), Little Brown, 1977. Chez les experts chinois, les concepts de puissance et d’influence sont souvent synonymes, un autre signe de leur grande compréhension des conséquences de la mondialisation et des théories qui en découlent, cf. Klaus Knorr, The Power of Nations, New York (N. Y.), Basic Books, 1975 ; Bertrand Badie et Marie-Claude Smouts, Le Retournement du monde, op. cit., p. 146-147.
-
[10]
Alastair Iain Johnston, Social States. China in International Institutions, 1980-2000, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 2008.
-
[11]
Edward N. Luttwak, The Rise of China vs. the Logic of Strategy, Cambridge et Londres, The Belknap Press of Harvard University Press, 2012, p. 13-23.
-
[12]
Voir chapitres 1 et 2.
-
[13]
Xu Xin, Chen Lianbi, Pan Deli et Jiang Yi, Chaoji daguo de bengkui. Sulian jieti yuanyin tanxi (L’effondrement d’une superpuissance. Analyse des causes du démantèlement de l’Union soviétique), Pékin, Shehui kexue wenxian chubanshe, 2001, chapitres 11 et 12. David Shambaugh, China’s Communist Party, op. cit., chapitre 4.
-
[14]
Le go encourage les encerclements et dissuade les attaques frontales.
-
[15]
William A. Callahan, « The Cartography of National Humiliation and the Emergence of China’s Geobody », Public Culture, 21 (1), 2009, p. 141-173.
-
[16]
Allusion au titre de l’ouvrage très controversé de Martin Jacques, When China Rules the World. The Rise of the Middle Kingdom and the End of the Western World, Londres, Allen Lane, 2009. À lire surtout, la cinglante critique de ce titre que constitue le livre de Jonathan Fenby, Will China Dominate the 21th Century ?, Hoboken (N. J.), Wiley, 2014.
Depuis 1979, la Chine est engagée dans un processus de développement économique et de montée en puissance sans précédent. Après la répression du mouvement démocratique et le massacre de Tiananmen (1989), ce processus s’est accéléré, sous l’impulsion de Deng Xiaoping, favorisant un véritable décollage de l’économie chinoise. La Chine a connu pendant trois décennies un taux annuel moyen de croissance d’environ 8 %, lui permettant en 2005 de dépasser la France, en valeur du produit intérieur brut (PIB), l’année suivante le Royaume-Uni, puis, dès 2007, l’Allemagne. En 2010, cinq ans plus tôt que prévu, elle a rattrapé le Japon. Et en 2014, son économie est devenue, en parité de pouvoir d’achat (PPP), plus grande que l’américaine, même si, en valeur, son PIB reste 70 % plus bas que celui des États-Unis (10 000 milliards contre 17 000 milliards). Il est donc probable que la masse de son activité économique la hisse avant 2030 – c’est-à-dire plus de dix ans avant la date annoncée en 2005 par Goldman Sachs – au rang de première économie mondiale, détrônant sans doute de manière irréversible les États-Unis.
La crise financière mondiale survenue en 2008 a accéléré plutôt que ralenti ce processus. Stimulé par un énorme flux d’investissements étrangers, le commerce extérieur chinois a enregistré un essor encore plus rapide, de l’ordre de 15 % par an, pour atteindre 4 303 milliards de dollars en 2014. De sorte qu’aujourd’hui, si elle n’est pas devenue la seule « usine du monde », la Chine en est l’un des grands centres de production et d’échanges économiques, accumulant au cours des dernières années un excédent commercial très important (382 milliards de dollars en 2014, contre 262 milliards en 2008) et d’immenses réserves en devises (4 000 milliards de dollars au printemps 2015…
Date de mise en ligne : 04/01/2016
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
17,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €