Introduction
Pages 11 à 20
Citer ce chapitre
- MORIN, Jean-Frédéric,
- Morin, Jean-Frédéric.
- Morin, J.-F.
https://doi.org/10.3917/arco.morin.2013.01.0011
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- Morin, J.-F.
- Morin, Jean-Frédéric.
- MORIN, Jean-Frédéric,
https://doi.org/10.3917/arco.morin.2013.01.0011
L’Analyse de la politique étrangère (APE) exerce un fort attrait chez les étudiants, et plus généralement chez les curieux de tous âges et de tous acabits. Certains espèrent y trouver un champ d’études plus concret, plus appliqué que les théories des relations internationales. D’autres sont fascinés par les grandes figures historiques, d’Otto von Bismarck à Winston Churchill, ou encore attirés, sans toujours vouloir l’admettre, par le romantisme attribué à la pratique diplomatique.
Ce ne sont, bien sûr, que des leurres (Smouts, 1999). Le néophyte réalise rapidement que les modèles théoriques de l’APE sont tout aussi complexes que ceux des autres champs des relations internationales. Il s’aperçoit également que la majorité des décisions de politique étrangère, loin d’être arbitrées dans les salons capitonnés des ambassades, entre un cigare et un martini, résultent de processus bureaucratiques similaires à ceux des autres domaines de politiques publiques.
Alors que la complexité se dévoile et que la pratique diplomatique se désacralise, d’autres attraits prennent le relais. Au premier chef se trouve l’opportunité unique qu’offre l’APE d’intégrer différents niveaux d’analyse. Au croisement des théories des relations internationales et de l’analyse des politiques publiques, l’APE ne se cantonne ni à l’étude d’un système international qui fait abstraction des unités qui le composent, ni à l’étude de processus décisionnels isolés de l’environnement international (Kessler, 2002)…
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