Chapitre II. Le temps des réticences (1914-1947)
- Par Maxime Lefebvre
Pages 17 à 32
Citer ce chapitre
- LEFEBVRE, Maxime,
- Lefebvre, Maxime.
- Lefebvre, M.
Citer ce chapitre
- Lefebvre, M.
- Lefebvre, Maxime.
- LEFEBVRE, Maxime,
En 1914, les États-Unis sont complètement absents des systèmes diplomatiques qui régissent l’équilibre européen. Deux guerres mondiales plus tard, ils surmontent définitivement leur isolationnisme et deviennent le leader du « monde libre ».
Lorsque éclate le premier conflit mondial, les États-Unis hésitent. Les intérêts économiques et les affinités idéologiques les poussent dans le camp de la démocratie. Mais une part importante de la population du pays est d’origine allemande, et la Russie tsariste, alliée à la France et à l’Angleterre, ne suscite guère de sympathies. Pour les États-Unis, cette guerre est une guerre européenne où ils n’ont pas d’intérêts directs. Après sa réélection de la fin 1916, Woodrow Wilson propose encore sa médiation pour une « paix sans victoire ».
Les États-Unis fournissent les Alliés et deviennent rapidement leurs créanciers, tandis que l’Allemagne subit le blocus franco-britannique. Il faut attendre les conséquences de la guerre sous-marine, que les Allemands lancent en 1915 (cf. le naufrage du paquebot britannique Lusitania, avec 128 passagers américains à son bord), et qu’ils transforment en « guerre à outrance » au début de 1917, pour que les esprits évoluent clairement vers le parti de l’« Entente ». Quand les Britanniques interceptent et divulguent le « télégramme Zimmermann », dans lequel le secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères évoque une alliance du Mexique avec l’Allemagne, l’opinion américaine bascule. Wilson fait voter l’entrée en guerre par le Congrès en avril 1917…
Date de mise en ligne : 14/10/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
10,00 €
Acheter ce chapitre
2,00 €