Chapitre d’ouvrage

I

Une représentation radicalement humaniste de la société

Pages 21 à 66

Citer ce chapitre


  • Baudouin, J.
(1993). Une représentation radicalement humaniste de la société. La philosophie politique de Karl Popper (p. 21-66). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-philosophie-politique-de-karl-popper--9782130459248-page-21?lang=fr.

  • Baudouin, Jean.
« Une représentation radicalement humaniste de la société ». La philosophie politique de Karl Popper, Presses Universitaires de France, 1993. p.21-66. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-philosophie-politique-de-karl-popper--9782130459248-page-21?lang=fr.

  • BAUDOUIN, Jean,
1993. Une représentation radicalement humaniste de la société. In : La philosophie politique de Karl Popper. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Questions, p.21-66. URL : https://shs.cairn.info/la-philosophie-politique-de-karl-popper--9782130459248-page-21?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Karl Popper, L’avenir est ouvert, Flammarion, p. 128.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    Karl Popper, Kant et les Lumières, Conjectures et réfutations, p. 273.
  • [4]
    Karl Popper, Des sources de la connaissance et de l’ignorance, Conjectures et réfutations, p. 52.
  • [5]
    Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, Seuil, t. 2, p. 165.
  • [6]
    Ibid., p. 167.
  • [7]
    Ibid., p. 159.
  • [8]
    Ibid., p. 160.
  • [9]
    Ibid., t. 1, p. 91.
  • [10]
    Alain Boyer, Libéralisme, démocratie et rationalité, in Ethique et philosophie politique, O.Jacob, 1988, p. 124,
  • [11]
    . Karl Popper, Kant et les Lumières, op. cit., p. 273.
  • [12]
    Hans Albert, Rationalité scientifique et contrôle politique, Cahiers STS, Karl Popper, 1985, p. 74.
  • [13]
    Karl Popper, Considérations d’un optimiste sur l’histoire de notre époque, Conjectures et réfutations, Payot.
  • [14]
    Ibid., p. 544.
  • [15]
    Ibid.
  • [16]
    Ibid., p. 546.
  • [17]
    Karl Popper, La quête inachevée, op. cit., p. 16-17.
  • [18]
    Karl Popper, « Considérations d’un optimiste... », p. 536.
  • [19]
    Karl Popper, LA quête inachevée, p. 144.
  • [20]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 2, p. 35.
  • [21]
    Karl Popper, « Considérations... », p. 536.
  • [22]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 2, p. 35.
  • [23]
    Ibid. 3. Ibid., p. 38.
  • [24]
    Ibid., t. 1, p. 60.
  • [25]
    Ibid., t. 2, p. 197.
  • [26]
    Ibid., t. 2, p. 204 et s.
  • [27]
    Karl Popper, La quête inachevée, p. 161.
  • [28]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 2, p. 186 et s.
  • [29]
    Karl Popper, Utopie et violence, in Conjectures et réfutations, p. 521.
  • [30]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 2, p. 54.
  • [31]
    Karl Popper, L’avenir est ouvert, op. cit., p. 127.
  • [32]
    Karl Popper, Utopie et violence, in Conjectures et réfutations, p. 520.
  • [33]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 2, p. 157.
  • [34]
    Karl Popper, Utopie et violence, ibid.
  • [35]
    Karl Popper, Opinion publique et principes libéraux, ibid., p. 513.
  • [36]
    On lira avec profit, à cet égard, l’étude d’Otfried Hoffe, Dans quelle mesure la théorie de John Rawls est-elle kantienne ?, in Individu et justice sociale, autour de John Rawls, coll. « Points », 1988.
  • [37]
    C’est bien sûr l’un des arguments qu’oppose Popper à l’hystérie totalitaire : « Toutes les générations sont éphémères, toutes ont le même droit à être prises en considération mais c’est envers incontestablement la génération présente et celle qui suit que nous avons les obligations les plus pressantes », Conjectures et réfutations, p. 330.
  • [38]
    Karl Popper, La société ouverte, t. 1, p. 81.

Il est vraiment singulier que la pensée philosophique de Karl Popper soit aussi peu entreprise dans la relation pourtant constante et privilégiée qu’elle entretient à l’œuvre d’Emmanuel Kant. Cette discrétion pour le moins troublante est vraisemblablement le produit d’une interprétation quelque peu tendancieuse qui tend à réduire le « politique » chez Popper aux familiarités que celui-ci établit entre les finalités et les méthodes de l’entreprise scientifique, d’une part, les valeurs et les procédures de la démocratie libérale, d’autre part. La thèse de l’ « inférence », en impliquant la pensée politique de Popper dans sa seule épistémologie, ne peut qu’aboutir à une dévaluation dommageable des sources proprement philosophiques de la construction poppérienne. La dette intellectuelle de l’auteur de société ouverte à l’égard du philosophe de Koenigsberg est pourtant considérable. Mieux ! Si l’on retient l’hypothèse selon laquelle une « philosophie politique » discrète mais stable traverserait aussi l’œuvre de Popper, alors il faut reconnaître qu elle n’est pas très originale et qu’elle puise massivement dans ce terreau humaniste remodelé en son temps par Kant. L’administration de la preuve est même ici un exercice particulièrement aisé.
Tout d’abord, Sir Karl rappelle à maintes reprises les sentiments de respect et de vénération que lui inspirent, et cela dès l’adolescence, la personne et l’œuvre de Kant. Cette ferveur n’a d’égale que celle qu’il voue à l’égard de Socrate et d’Einstein…


Date de mise en ligne : 31/08/2016

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