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Chapitre 6

Quand le sadisme devient une perversion

Pages 85 à 97

Citer ce chapitre


  • Bonnet, G.
(2008). Quand le sadisme devient une perversion. La perversion : Se venger pour survivre (p. 85-97). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-perversion--9782130568889-page-85?lang=fr.

  • Bonnet, Gérard.
« Quand le sadisme devient une perversion ». La perversion Se venger pour survivre, Presses Universitaires de France, 2008. p.85-97. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-perversion--9782130568889-page-85?lang=fr.

  • BONNET, Gérard,
2008. Quand le sadisme devient une perversion. In : La perversion Se venger pour survivre. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Bibliothèque de psychanalyse, p.85-97. URL : https://shs.cairn.info/la-perversion--9782130568889-page-85?lang=fr.

Notes

  • [1]
    C’est en 1890, dans la cinquième édition de cet ouvrage, que Krafft-Ebing utilise les notions de sadisme et de masochisme pour la première fois, et on les retrouve dans la première traduction française publiée à Paris en 1895.
  • [2]
    Trois essais sur la théorie sexuelle, Gallimard, 1987, p. 68. Les chiffres entre parenthèses dans la suite du texte renvoient à cette édition.
  • [3]
    Cf. Vocabulaire de la psychanalyse.
  • [4]
    G. Bonnet, L’irrésistible pouvoir du sexe, Payot, 2001.
  • [5]
    A. Hage, Stendhal. Deuil et symbolisation, puf, 2001, p. 56. Cf. aussi S. Faure-Pragier, La perversion ou la vie, puf, 2000, p. 15.

Dans le vocabulaire psychanalytique courant, le terme « sadisme » désigne au moins cinq réalités psychiques différentes : une violence primaire, commune à tous ; une pulsion partielle, qui joue un rôle structurant dans les premières relations ; une perversion typique ; une pratique violente mais sans danger pour autrui ; et un passage à l’acte caractérisé. Cette homonymie, omniprésente dans les travaux de Freud, n’est pas sans intérêt : elle souligne l’origine commune de ces manifestations et facilite la mise en regard des éléments qui les constituent, ce qui s’avère particulièrement fructueux dans le travail clinique aussi bien que dans la réflexion théorique. Il en résulte toutefois quelques inconvénients, surtout dans le contexte actuel où l’utilisation des termes issus de la psychopathologie ou de la psychanalyse tend à se banaliser. On risque en effet de tout confondre, aussi bien du côté des pervers que du côté des thérapeutes ou des victimes. Certains sujets s’adonnant à des pratiques sadiques dangereuses invoquent volontiers la tendance au sens le plus commun du terme pour justifier leur acte, tandis qu’en écho un certain nombre de thérapeutes ne voient dans ces comportements que des incidents malheureux renvoyant à des pulsions qu’ils ont mal contrôlées. Certes, les pervers ont raison quand ils invoquent la condition commune, la violence ne leur est pas réservée. Pourtant il n’y a aucune mesure entre leur comportement et la violence ordinaire, et il faut se demander comment et pourquoi cette violence donne naissance chez certains à des perversion…


Date de mise en ligne : 05/11/2014

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