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Symbolisation et psychose. Réflexions sur penser, délirer et rêver

Pages 129 à 146

Citer ce chapitre


  • Gibeault, A.
(2015). Symbolisation et psychose. Réflexions sur penser, délirer et rêver. Dans
  • M. Emmanuelli
  • et F. Nayrou
La pensée : Approche psychanalytique (p. 129-146). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.emman.2015.01.0129.

  • Gibeault, Alain.
« Symbolisation et psychose. Réflexions sur penser, délirer et rêver ». La pensée Approche psychanalytique, Presses Universitaires de France, 2015. p.129-146. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-pensee--9782130620228-page-129?lang=fr.

  • GIBEAULT, Alain,
2015. Symbolisation et psychose. Réflexions sur penser, délirer et rêver. In :
  • EMMANUELLI, Michèle
  • et NAYROU, Félicie,
La pensée Approche psychanalytique. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Monographies et débats de psychanalyse, p.129-146. DOI : 10.3917/puf.emman.2015.01.0129. URL : https://shs.cairn.info/la-pensee--9782130620228-page-129?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.emman.2015.01.0129


Notes

  • [1]
    Pour une étude plus approfondie du cas du petit Dick et des commentaires par Jacques Lacan et Frances Tustin, voir Gibeault, 1989.
  • [2]
    Le récit de ce cas clinique est repris en partie dans mon livre Chemins de la symbolisation (2010).

Le rêve a servi de modèle à Freud pour décrire l’appareil psychique et son fonctionnement dans l’écart entre la chose hallucinée, identique à elle-même, et l’objet perdu actualisé dans une représentation. La distinction freudienne entre l’identité de perception et l’identité de pensée peut servir ici de repère pour ouvrir cette réflexion sur la théorie de la pensée dans une perspective psychanalytique.
Dans L’Interprétation des rêves, Freud remarque en effet : « La pensée n’est qu’un chemin détourné qui va du souvenir de la satisfaction, pris comme représentation-but, à l’investissement identique de ce même souvenir, investissement qui sera atteint par le moyen de l’expérience motrice » (Freud, [1900a], p. 512). Comme substitut de la satisfaction hallucinatoire, la pensée est corrélative de la liaison de l’excitation dans des représentations, de la décharge de « petites quantités d’excitation » (Freud, [1895]).
Et pourtant si la pensée prend la suite de la satisfaction hallucinatoire du désir et favorise l’accès à la satisfaction réelle, elle est, pour Freud, à l’origine inconsciente et concerne les impressions sensorielles laissées par les objets. Les représentations de chose renvoient à des restes de perception visuelle et constituent en effet le noyau de l’inconscient ; elles sont moins des images que des pensées de chose, des idées de chose qui ont perdu toute la vivacité sensorielle de la perception : ces représentations entrent dans un processus associatif avec d’autres représentations et constituent ainsi u…


Date de mise en ligne : 06/01/2020

https://doi.org/10.3917/puf.emman.2015.01.0129

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