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Chapitre troisième. Jeanne en scène : la passion d’agir

Pages 47 à 64

Citer ce chapitre


  • Collard, F.
(2017). Chapitre troisième. Jeanne en scène : la passion d’agir. La passion Jeanne d'Arc : Mémoires françaises de la Pucelle (p. 47-64). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-passion-jeanne-d-arc--9782130633518-page-47?lang=fr.

  • Collard, Franck.
« Chapitre troisième. Jeanne en scène : la passion d’agir ». La passion Jeanne d'Arc Mémoires françaises de la Pucelle, Presses Universitaires de France, 2017. p.47-64. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-passion-jeanne-d-arc--9782130633518-page-47?lang=fr.

  • COLLARD, Franck,
2017. Chapitre troisième. Jeanne en scène : la passion d’agir. In : La passion Jeanne d'Arc Mémoires françaises de la Pucelle. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.47-64. URL : https://shs.cairn.info/la-passion-jeanne-d-arc--9782130633518-page-47?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Enguerrand de Monstrelet, Chronique, éd. Louis Douët d’Arcq, 6 vol., Paris, Veuve Renouard, 1857-1862, IV, p. 314.
  • [2]
    Antonio Morosini, Chronique. Extraits relatifs à l’histoire de France, éd. tr. Léon Dorez, Paris, H. Laurens, 4 vol., 1898-1902, III, p. 17.
  • [3]
    Chronique de la Pucelle, éd. Auguste Vallet de Viriville, Paris, 1859, rééd. Genève, Slatkine, 1976, p. 276.
  • [4]
    Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, texte établi et édité, traduction et notes, par Pierre Tisset avec le concours d’Yvonne Lanhers, Paris, C. Klincksieck, 3 vol., 1960-1971, I, p. 221.
  • [5]
    Chronique de la Pucelle, éd. Auguste Vallet de Viriville, Paris, 1859, rééd. Genève, Slatkine, 1976, p. 278.
  • [6]
    Françoise Autrand, « Le pouvoir et le surnaturel. Jeanne d’Arc en 1429 », Bulletin de l’Association des amis du Centre Jeanne d’Arc, 19, 1995, p. 5-24.

La translation de Jeanne d’Arc à la cour du roi l’arrache à son milieu et à sa destinée prévisible pour la faire entrer dans un univers qui lui est en tous points étranger : celui des princes et des nobles, avec leurs intrigues ; celui des hommes de guerre, avec leur brutalité et leurs paillardises ; celui des clercs et des lettrés, avec leurs subtilités et leur morgue. L’inconnue inexperte et peu dégrossie de Domrémy doit se mouvoir dans ce monde redoutable et y être assez crédible pour qu’on la prenne au sérieux. De la fin février 1429 à la fin mars, la Pucelle subit l’épreuve avec succès mais non sans impatience. Animée de sa passion pour la cause de son roi et armée des certitudes de ses voix à son arrivée à Chinon, elle ressort de cette période munie d’un équipement militaire et de moyens devant lui permettre de mener à bien sa mission sacrée. C’est alors que les sources augmentent en nombre puisque Jeanne sort de l’anonymat et fréquente ceux dont les chroniqueurs relatent les hauts faits. Elle commence à faire couler de l’encre aussi parce que son cas est l’objet d’un examen ordonné par Charles VII afin de savoir à qui il a affaire. Jeanne entre en scène et devient un personnage public.
Aux environs du 13 février 1429, escortée de quelques hommes d’armes (Bertrand de Poulengy, Jean de Nouillonpont), de leurs serviteurs et d’un courrier royal, la Pucelle en habit d’homme quitte à cheval Vaucouleurs pour la cour. Depuis octobre 1428, celle-ci séjourne au château de Chinon, lieu où Charles VII a tenu auparavant des états généraux en vue de dégager des subsides pour délivrer les Orléanais du siège anglais…


Date de mise en ligne : 06/01/2020

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