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8. La paix dans le concert des nations. Du congrès de Vienne au congrès de Berlin (1814-1878)

Pages 475 à 548

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  • Bois, J.-P.
(2012). 8. La paix dans le concert des nations. Du congrès de Vienne au congrès de Berlin (1814-1878) La paix : Histoire politique et militaire (p. 475-548). Perrin. https://shs.cairn.info/la-paix--9782262033361-page-475?lang=fr.

  • Bois, Jean-Pierre.
« 8. La paix dans le concert des nations. Du congrès de Vienne au congrès de Berlin (1814-1878) ». La paix Histoire politique et militaire, Perrin, 2012. p.475-548. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-paix--9782262033361-page-475?lang=fr.

  • BOIS, Jean-Pierre,
2012. 8. La paix dans le concert des nations. Du congrès de Vienne au congrès de Berlin (1814-1878) In : La paix Histoire politique et militaire. Paris : Perrin. Pour l'Histoire, p.475-548. URL : https://shs.cairn.info/la-paix--9782262033361-page-475?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir Denis de Rougemont, Vingt-huit siècles d’Europe, op. cit., p. 197
  • [2]
    Recueil des Traités de la France, op. cit.Traité signé à Berlin le 18 juillet 1878…, p. 316.
  • [3]
    Jaques-Alain de Sédouy, Le Concert européen. Aux origines de l’Europe, 1814-1914, Paris, Fayard, 2009, p. 11.
  • [4]
    Jean-Baptiste Duroselle, L’Idée d’Europe dans l’Histoire, Paris, Denoël, 1965.
  • [5]
    La bibliographie générale sur le congrès de Vienne est très importante, depuis Jean-Baptiste Capefigue, et le comte d’Angeberg (Léonard Chodzko), Le Congrès de Vienne et les traités de 1815, précédé et suivi des actes diplomatiques qui s’y rattachent, Paris, Amyot, 1863-1864, 4 vol., jusqu’à Jacques Alain de Sédouy, op. cit. Point de vue anglais, Harold Nicolson, op. cit. (n. 7 ci-dessous) ; point de vue français, Emmanuel de Waresquiel ; point de vue autrichien, Guillaume de Bertier de Sauvigny.
  • [6]
    Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, Paris, Fayard, 1986, rééd. 1998, p. 206.
  • [7]
    L’expression de Harold Nicolson, Le Congrès de Vienne. Histoire d’une coalition, 1812-1822, Londres, 1945, tr. française, Paris, Hachette, 1947, p. 129.
  • [8]
    Louis Charles de La Garde-Chambonas, Souvenirs du Congrès de Vienne, 1814-1815, Paris, Fleury, 1901, p. 2, 4, 12 et 13.
  • [9]
    Ibid., p. 28. Les souverains ont été classés d’après leur date de naissance : 1, roi de Wurtemberg, 1754 ; 2, roi de Bavière, 1756 ; 3, roi de Danemark, 1768 ; 4, empereur d’Autriche, 1768 ; 5, roi de Prusse, 1770 ; 6, tsar Alexandre, 1777.
  • [10]
    Jean-Pierre Bois, article « Chambonas », in Dictionnaire des ministres des Affaires étrangères, op. cit., p. 216-218.
  • [11]
    La Garde-Chambonas, op. cit. L’ouvrage, publié en 1819, est celui que le comte de Fleury réédite en 1901.
  • [12]
    Karl Bertuch, Tagebuch vom Wiener Kongress, Berlin 1916, sans édition antérieure, publié à un moment où l’empereur Charles aurait souhaité faire une seconde fois de Vienne une capitale de la paix. Cité par Harold Nicolson, op. cit., p. 205 et suiv.
  • [13]
    Recueil des Traités de la France, op. cit., vol. 2, p. 447. Traité d’alliance du 3 janvier 1815.
  • [14]
    Ibid. Traité de la Quadruple-Alliance signé à Vienne le 25 mars 1815, p. 474-476 ; et note du prince de Talleyrand portant adhésion de la France, ibid., p. 476. Adhésions : Espagne (30 mars), Bavière et Wurtemberg (6 avril), Portugal (8 avril), Sardaigne (9 avril), Hanovre (25 avril), Princes et Villes libres d’Allemagne (27 avril), Pays-Bas (4 mai), Bade (19 mai), Suisse (20 mai), Hesse-Darmstadt (23 mai), Saxe (27 mai).
  • [15]
    Exemple, titulature du « sieur Clemens-Wenceslas-Lothaire, Prince de Metternich-Winneburg-Ochsenhausen, chevalier de la Toison d’Or, grand-croix de l’ordre royal de Saint-Etienne, chevalier des ordres de Saint-André, de Saint-Alexandre Newsky et de Sainte-Anne de la première classe, grand cordon de la Légion d’honneur, chevalier de l’Ordre de l’Eléphant, de l’ordre suprême de l’Annonciade, de l’Aigle noire et de l’Aigle rouge, des Séraphins, de Saint-Joseph de Toscane, de Saint-Hubert, de l’Aigle d’Or de Wurtemberg, de la Fidélité de Bade, de Saint-Jean de Jérusalem, et de plusieurs autres, Chancelier de l’ordre militaire de Marie-Thérèse, curateur de l’Académie des Beaux-Arts, chambellan, conseiller intime actuel de S.M. l’Empereur d’Autriche, Roi de Hongrie et de Bohême, son Ministre d’Etat, des Conférences des Affaires Etrangères », ibid., p. 568.
  • [16]
    Ibid. Traité entre la Russie et l’Autriche du 21 avril/3 mai, p. 487 ; traité entre la Russie et la Prusse du 21 avril/3 mai, p. 495 ; traité entre la Prusse et la Saxe, p. 516 ; acte sur la constitution fédérative de l’Allemagne, du 8 juin, p. 556.
  • [17]
    Actes du congrès de Vienne du 9 juin 1815, Vienne, Imprimerie Royale de Vienne, 1815 ; et Recueil des Traités de la France op. cit., p. 567-615.
  • [18]
    La bonne description territoriale de Jean-Charles Asselain et al., Précis d’histoire européenne, xixe-xxe siècle, Paris, Colin, 2000, p. 13-15, suffit.
  • [19]
    Recueil des Traités de la France, op. cit. Déclaration du congrès de Vienne en date du 6 février 1815 au sujet de l’abolition de la traite des nègres, p. 450 ; annexe n° 15 de l’acte final du 9 juin
  • [20]
    Ibid. Règlement du 24 mars 1815 concernant la libre navigation des rivières, p. 461, annexe n° 16 de l’acte final. du 9 juin, comprenant 1) les articles concernant la libre navigation des rivières qui dans leur cours navigable, séparent ou traversent différents Etats, et 2) les articles concernant la navigation du Rhin.
  • [21]
    Ibid. Traité de paix conclu à Paris, 20 novembre 1815, p. 642.
  • [22]
    Ibid. p. 684. Extrait : « la restauration de la monarchie légitime avait été le prélude de la paix du monde »
  • [23]
    Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, op. cit., p. 467-468, attribue cette proposition d’article à Talleyrand,.
  • [24]
    Franz von Baader, Über das durch die französische Revolution herbeigeführte Bedürfniss einer neuen und innigieren Verbindung der Religion mit der Politik, Nuremberg, Friedrich Campe, 1815. Voir Bruno Arcidiacono, Cinq types de paix…, op. cit., p. 352-354.
  • [25]
    Recueil des Traités de la France, op. cit. Traité dit de la Sainte-Alliance, signé à Paris les 14-28 septembre 1815 entre les empereurs d’Autriche et de Russie et le roi de Prusse, p. 629.
  • [26]
    Metternich, Mémoires, documents et écrits divers…, publiés par son fils le prince Richard de Metternich, Paris, Plon, 1880-1884, 8 vol. vol. 1, p 209-212.
  • [27]
    Jacques-Henri Pirenne, La Sainte-Alliance. Organisation européenne de la paix mondiale, thèse, 1946, Paris, La Baconnière, 2 vol., 1946 et 1949. Voir Jacques-Henri Pirenne, « La Sainte-Alliance », in Recueil de la Société Jean Bodin, La Paix, op. cit., p. 465-480.
  • [28]
    Friedrich von Gentz, Dépêches inédites aux hospodars de Valachie, Paris, Plon, 1876-1877, 3 vol.
  • [29]
    La formule de Jacques-Alain de Sédouy, Le Concert européen, op. cit., p. 43.
  • [30]
    Castlereagh à Charles Stuart, 22 juillet 1817, ibid., p. 63.
  • [31]
    Metternich, Lettre à sa femme, la princesse Eléonore, cité in Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, op. cit., p. 309.
  • [32]
    Charles-François Dumouriez, Mémoires et correspondance inédits, op. cit. : Coup d’œil politique sur l’Europe au mois de décembre 1819, vol. I, p. 59-174 ; Réflexions sur la Révolution espagnole (avril 1820), ibid., p. 175-246 ; Mémoire sur le royaume des Deux-Siciles (novembre 1820), ibid., p. 247-340 ; Mémoire militaire pour l’Espagne, vol. II, p. 1-149. Mémoire sur l’organisation militaire de la Grèce (1822), in Louis Ledieu, Le Général Dumouriez et la Révolution française, Paris, Ponthieu, 1826.
  • [33]
    Ode an die Freude, notre traduction. Schillers Werke, éd. par Karl Macke, Berlin, W. Herlet, s.d. (1905), t. 1, p. 16.
  • [34]
    Johann Christoph Friedrich von Schiller, Histoire de la guerre de Trente Ans, tr. française, Paris, Ed. Lenormant, 1803, éd. utilisée, présentation et traduction de Mme de Carlowitz, Paris, Charpentier, 1891, p. 3.
  • [35]
    Schiller et l’idéal européen, exposition, 9 mai-22 juillet 2005. Catalogue de l’Exposition, dir. Christophe Didier, Bibliothèque universitaire de Strasbourg, 2005.
  • [36]
    Voir Denis de Rougemont, op. cit., p. 186.
  • [37]
    Johann Gottlieb Fichte, Der geschlossene Handelsstaat, présenté par Horst Wagenführ, Berlin, P. Reclam, 1939, tr. J. Gibelin, Paris, 1940, III, 8.
  • [38]
    Joseph von Görres, Europa und die Revolution, Stuttgart, J.B. Metzler, 1821.
  • [39]
    Joseph von Görres, Die heilige Allianz und die Völker auf dem Congresse von Verona, Stuttgart, J.B.Metlzer, 1822.
  • [40]
    Henri de Saint-Simon et Augustin Thierry, De la réorganisation de la société européenne, ou De la nécessité et des moyens de rassembler les peuples de l’Europe en un seul corps politique en conservant à chacun son indépendance, Paris, Egron, 1814.
  • [41]
    Ibid., p. 21-24.
  • [42]
    Ibid., p. 26.
  • [43]
    Ibid., p. 59-61.
  • [44]
    Denis de Rougemont, op. cit., p. 227.
  • [45]
    Jonathan Beecher, Fourier. Le visionnaire et son monde, Paris, Fayard, 1983.
  • [46]
    Charles Fourier, L’Harmonie universelle, in Bulletin de Lyon, 11 frimaire an XII (3 décembre 1803), et Paix perpétuelle sous 30 ans, ibid., 25 frimaire an XII (17 décembre 1803).
  • [47]
    Bernard Demars, « De l’harmonie universelle aux mouvements de paix : fouriérisme et pacifisme au xixe siècle », in Michel Catala (dir.) Histoires d’Europe et d’Amérique, Mélanges offerts à Yves Henri Nouailhat, Nantes, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, 1999, p. 77-90.
  • [48]
    Victor Considerant, « La paix ou la guerre : à la France et au corps électoral », La Phalange. Journal de Science sociale, n° du 15 février 1839, 2e édition immédiate, Nevers, Librairie J.-C. Laurent, 1839, p. 13 et 36.
  • [49]
    Victor Considerant, La Dernière Guerre et la Paix définitive en Europe, Paris, Librairie phalanstérienne, 1850, p. 4 et 7.
  • [50]
    Victor Considerant, La France imposant la paix à l’Europe : lettre aux membres du Gouvernement provisoire de la République française, Paris, Imprimerie Dubuisson, 1870, 4 p.
  • [51]
    Joseph Garnier, Congrès des amis de la Paix universelle réuni à Paris en 1849 : compte rendu. Précédé d’une Note historique sur le Mouvement de la paix, Paris, Guillaumin, 1850, p. iii.
  • [52]
    Noah Worcester, Solemn review of the custom of the war, 1814 (Joseph Garnier, op. cit.)
  • [53]
    Ellen Julia Hollond, Channing, sa vie et ses œuvres, Paris, Didier, 1857.
  • [54]
    Ibid., p. 65.
  • [55]
    Congrès de Londres, voir Joseph Garnier, op. cit., passim.
  • [56]
    Le Congrès des amis de la paix universelle réuni à Bruxelles en 1848, anonyme, Bruxelles, Th. Lesigne, 1849. Pour le congrès de Bruxelles, la référence n’est pas rappelée, sauf le discours de Francisque Bouvet.
  • [57]
    Ramon de la Sagra, Voyage en Hollande et en Belgique sur le rapport de l’instruction primaire, Paris, Arthus Bertrand, 1839.
  • [58]
    Discours de Francisque Bouvet, 20 septembre 1848, Le Congrès… réuni à Bruxelles en 1848, op. cit., p. 8-14.
  • [59]
    Louis Bara, La Science de la Paix, programme par Louis Bara, mémoire couronné à Paris en 1849 par le Congrès des sociétés anglo-américaines des amis de la Paix, publié par Charles Potvin, Bruxelles, C. Murquardt, 1872.
  • [60]
    Joseph Garnier, Congrès des Amis de la paix universelle réuni à Paris en 1849 : compte rendu… op. cit. ; La référence n’est pas rappelée, sauf pour le discours de Victor Hugo.
  • [61]
    Discours de Victor Hugo, président du congrès, 22 août 1849, ibid., p. 3-5.
  • [62]
    Charles Lemonnier, et non Camille Lemonnier comme l’appelle Denis de Rougemont, op. cit., p. 253.
  • [63]
    Frédéric Passy, Le Temps, 3 mai 1867, propose la création de la Société qu’il fonde aussitôt après.
  • [64]
    Jules Barni, Les Martyrs de la Libre-Pensée : cours public professé dans la salle du Grand Conseil de Genève (1862), 2e éd. Paris, Germer-Baillières, 1880. Voir « Jules Barni (1818-1878), l’homme qui a introduit Kant dans la morale laïque », in A. David et S. Beaumont (dir.), Les Grandes Figures du radicalisme, Toulouse, Privat, 2001.
  • [65]
    Charles Lemonnier, La Vérité sur le Congrès de Genève, Berne et Genève, Vérésoff et Garrigues, 1867, p. 5.
  • [66]
    Gustave de Molinari ; L’Abbé de Saint-Pierre, membre exclu de l’Académie française, sa vie et ses œuvres, précédées d’une appréciation et d’un précis historique de l’idée de la paix perpétuelle, Paris, Guillaumin, 1857.
  • [67]
    Charles Lemonnier, op. cit., p. 10. Les italiques sont dans le texte.
  • [68]
    Ibid., p. 21 et 48.
  • [69]
    Les Etats-Unis d’Europe, n° 1, 5 janvier 1868, organe de la Ligue internationale de la paix et de la liberté, Berne, imprimerie Rieder et Simmern.
  • [70]
    Ibid., n° 2, 12 janvier 1868.
  • [71]
    Ibid., n° 6, 9 février 1868.
  • [72]
    Ibid.
  • [73]
    Aline Demars, Clémence Royer l’intrépide. La plus savante des femmes, Paris, L’Harmattan, 2005.
  • [74]
    Clémence Royer, Thème de la réforme de l’impôt ou la dîme sociale, Paris, Guillaumin, 1862.
  • [75]
    Les Etats-Unis d’Europe, n° 7, 16 février 1868, et 10, 8 mars 1868.
  • [76]
    Victor Hugo, Choses vues, 1870-1885, Paris, Gallimard, Folio, présenté par Hubert Juin, p. 67.
  • [77]
    Les Etats-Unis d’Europe, n° 8, août 1870.
  • [78]
    Ibid. Le numéro est exclusivement consacré à cette demi-journée du congrès extraordinaire. La référence vaut pour tout le paragraphe.
  • [79]
    Charles Lemonnier, Les Etats-Unis d’Europe, Paris, Librairie de la bibliothèque démocratique, 1872.
  • [80]
    La formule de Charles Lemonnier est ici tirée de Charles Potvin, Le Génie de la paix en Belgique, Bruxelles, Veuve Parent et Fils, 1871.
  • [81]
    Charles Lemonnier, Les Etats-Unis d’Europe, op. cit., p. 14-24.
  • [82]
    Ibid., p. 25-34.
  • [83]
    Ibid., analyse du traité de Kant p. 42-44, qui renvoie à la traduction de 1796, Projet de Paix perpétuelle en Europe. Essai philosophique, Paris, Janson et Perroneau, an IV.
  • [84]
    Ibid., p. 52-66.
  • [85]
    Ibid., p. 96-100, et 111-112.
  • [86]
    Les Etats-Unis d’Europe, n° 24-25, jeudi 3 octobre 1872.
  • [87]
    Victor Hugo, Œuvres complètes, Actes et Paroles, Paris, Hetzel et Quantin, 1882. Pour la Serbie, vol. IV, p. 6-8.
  • [88]
    Denis de Rougemont, Vingt-huit siècles d’Europe, op. cit., p. 257.
  • [89]
    Talleyrand, Mémoires, éd. 1891, vol. III, p. 329.
  • [90]
    Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, op. cit., p. 582.
  • [91]
    Emile Littré, Conservation, Révolution et Positivisme, Paris, Librairie philosophique de Lagrange, 1852, article du National, 18 novembre 1850.
  • [92]
    Recueil des Traités de la France, op. cit., Protocole des conférences tenues à Vienne pour le rétablissement de la paix en Orient, décembre 1853-mai 1854, première série, t. VI, p. 400.
  • [93]
    Ibid., deuxième série, juin 1855, p. 506. Précédé d’un Mémorandum des Plénipotentiaires des trois puissances (France, Autriche, Angleterre) sur le rétablissement de la paix, 28 décembre 1854, ibid., p. 487.
  • [94]
    Edouard Dubufe, Le Congrès de Paris, 1856, Château de Versailles.
  • [95]
    Recueil des Traités de la France, op. cit. Traité général de paix et d’amitié conclu avec la Russie, 30 mars 1856, t. VII, p. 59-68.
  • [96]
    Ibid. Préliminaires de paix signés à Villafranca, 11 juillet 1859, t. VII, p. 617. Suivis de la paix de Zurich, 10 novembre 1859, p. 613 (France Autriche), et 657 (France-Sardaigne).
  • [97]
    Ibid., Traité de paix de Francfort, 10 mai 1871, entre la France et l’Empire d’Allemagne, t. X, p. 470 et suiv.
  • [98]
    Voir l’analyse de Jacques Droz, La Formation de l’unité allemande, Paris, Hatier Université Presse, 1970, vol. II, p. 54 : « D’une manière générale, Bismarck voyait dans le maintien de la paix la meilleure sauvegarde des fondements aristocratiques et monarchiques de l’Etat. »
  • [99]
    Paul Leroy-Beaulieu, De la colonisation chez les peuples modernes, Paris, Guillaumin, 1874.
  • [100]
    John-Stuart Mill, Principes d’économie politique, citation Paul Leroy-Beaulieu, Paris, Guillaumin, 1894, livre V, ch. 11, § 14.
  • [101]
    G. Bruno, Le Tour de la France par deux enfants. Devoir et Patrie. Livre de lecture courante…, Paris, Librairie classique Eugène Belin, 1877.
  • [102]
    Pour un aperçu général, René Girault, Histoire des relations internationales contemporaines, tome I, Diplomatie européenne. Nations et impérialismes, 1871-1914, Paris, Petite bibliothèque Payot, 1997. Voir les travaux anciens de Pierre Renouvin, toujours une référence, puis Jean-Baptiste Duroselle, Jacques Droz et Jean-Paul Bled, Bismarck, de la Prusse à l’Allemagne, Paris, Alvik Editions, 2005. A compléter avec Otto Pflanze, Bismarck and the Development of Germany, Princeton, Princeton University Press, 1990.
  • [103]
    Cité par Jacques Droz, L’Empire allemand, Paris, Hatier Université Presse, 1970, p. 68.
  • [104]
    Documents diplomatiques français, 1e série, 1871-1900, Paris, Imprimerie nationale, 1930, n° 316, lettre de Waddington à Dufaure, 14 juin 1878, p. 328.
  • [105]
    La formule de Bismarck, à laquelle Gerson von Bleichröder, banquier de Bismarck, répond en ironisant : « Un honnête courtier, cela n’existe pas », Emil Ludwig, op. cit., p. 477.
  • [106]
    Recueil des Traités de la France, op. cit. Traité signé à Berlin le 18 juillet 1878 entre la France, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Grande-Bretagne, l’Italie, la Russie et la Turquie, vol. XII, p. 316.
  • [107]
    Emil Ludwig, Bismarck, Geschichte eines Kämpfers, Berlin 1926, tr. Paris Plon, 1929, rééd. 1984, p. 479.
  • [108]
    Recueil des Traités de la France, op. cit. Séance du 18 juillet 1878, signature du traité, p. 315-316.
  • [109]
    Charles de Mazade, « Chronique de la quinzaine », Revue des Deux Mondes, tome 28, juillet 1878, p. 468-478.
  • [110]
    Woodrow Wilson, présenté par Dominique Jamet, in « I have a dream ». Ces discours qui ont changé le monde, Paris, Archipoche, et Montréal, Edipresse, 2008, p. 37, sous le titre « Pour la paix dans le monde, pour l’établissement de la Démocratie ».
  • [111]
    Johann Caspar Bluntschi, Die Schweizerische Nationalität, 1865, cité par D. de Rougemont, op. cit., p. 262. Voir aussi « Die Organisation des europäischen Statenvereines », in Gesammelte kleine Schrifte, Nördlingen, C.H. Beck, 1881, t. II, p. 279-299.
  • [112]
    Denis de Rougemont, Vingt-huit siècles d’Europe, op. cit., p. 264-266. Constantin Franz, Der Foederalismus als das leitende Prinzip für die soziale und internationale Organisation, unter besonderer Bezugnahme auf Deutschland, paru en 1879.
  • [113]
    Jean-Rémy Bézias, « Albert Ier de Monaco et le rapprochement franco-allemand avant la Première Guerre mondiale », actes à paraître.
  • [114]
    Christophe Reveillard, « Albert Ier et l’Institut international de la paix : une tentative pacifiste et d’arbitrage au cœur de la marche vers la guerre », 136e congrès des Sociétés savantes, Faire la guerre, faire la paix, Perpignan, 2011, actes à paraître.
  • [115]
    Thomas Fouilleron et Jacqueline Carpine-Lancre, « De la germanophilie à la germanophobie. Le prince Albert Ier de Monaco face à la Première Guerre mondiale », ibid., actes à paraître.
  • [116]
    Albert Ier de Monaco, La Guerre allemande et la conscience universelle, Paris, Payot, 1919.
  • [117]
    Revue de la paix, Organe de la Société française pour l’arbitrage entre nations, Paris, n° 1, 25 janvier 1902. La revue donne en cette occasion un extrait des souvenirs d’Henri Dunant rapportant ses impressions lors de la bataille de Solférino.
  • [118]
    Charles Richet, Le Passé de la Guerre et l’avenir de la Paix, Paris, Paul Ollendorf, 1907, p. 204.
  • [119]
    Ibid., p. 202.
  • [120]
    Emile Faguet, Le Pacifisme, Paris, Société française d’Imprimerie et de Librairie, 1908.
  • [121]
    Cité par Jean Variot, Propos de Georges Sorel, Paris, 1935, p. 288 (Jean Variot est le fondateur avec Georges Sorel de la Revue L’Indépendance en 1911, que Sorel abandonne en 1913 par opposition au nationalisme qui s’y exprime)

L’Europe napoléonienne disparaît en deux temps, au printemps 1814, puis à l’été 1815. Ses vainqueurs se retrouvent à Paris, puis à Vienne où ils se réunissent en congrès, épuisés de guerre, n’ayant aucun autre choix que de réorganiser l’Europe entière pour lui donner la paix, dans un cadre territorial et politique qui ne peut être celui de l’Europe fédérative à laquelle Napoléon fait encore référence dans le préambule de l’acte additionnel aux constitutions de l’Empire : « Nous avions alors pour but d’organiser un grand système de fédération européen, que nous avions adopté comme conforme à l’esprit du siècle, et favorable aux progrès de la civilisation », écrit-il alors.
Ses adversaires ne sont pas entrés dans cette vue en 1814 ou 1815. Convaincus de l’urgence de la paix, ils la conçoivent comme la reconstruction entre eux d’un nouvel équilibre de puissances sans qu’il y ait à leurs yeux une identité de nature entre paix et système européen. Cet équilibre repose sur les intérêts de chacun, parfois discordants, dans une Europe dominée par trois d’entre eux – l’Angleterre, la Russie et l’Autriche –, et peut-être la Prusse. Ils ne partagent vraiment que leur défiance à l’égard de tout mouvement révolutionnaire, qu’il soit d’inspiration nationale ou démocratique.Pour autant, l’équilibre de Vienne suppose une alliance, que Metternich appelle bientôt « grand système pacifique de l’Europe », une Europe qui, écrit-il à Wellington en 1824, a pris à ses yeux « la valeur d’une patrie »…


Date de mise en ligne : 24/05/2024

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