Chapitre d’ouvrage

De l’image comme symbole à l’image comme opération symbolique : Les impacts psychiques de l’image

Séance du 7 juin 1995

Pages 42 à 84

Citer ce chapitre


  • Tisseron, S.
(2014). De l’image comme symbole à l’image comme opération symbolique : Les impacts psychiques de l’image Séance du 7 juin 1995. La main, l'œil, l'image (p. 42-84). Institut National de l'Audiovisuel (INA). https://shs.cairn.info/la-main-l-oeil-l-image--9782869382237-page-42?lang=fr.

  • Tisseron, Serge.
« De l’image comme symbole à l’image comme opération symbolique : Les impacts psychiques de l’image : Séance du 7 juin 1995 ». La main, l'œil, l'image, Institut National de l'Audiovisuel (INA), 2014. p.42-84. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-main-l-oeil-l-image--9782869382237-page-42?lang=fr.

  • TISSERON, Serge,
2014. De l’image comme symbole à l’image comme opération symbolique : Les impacts psychiques de l’image Séance du 7 juin 1995. In : La main, l'œil, l'image. Institut National de l'Audiovisuel (INA). Collège iconique, p.42-84. URL : https://shs.cairn.info/la-main-l-oeil-l-image--9782869382237-page-42?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Ce texte reprend et développe quelques idées exposées dans mon ouvrage Psychanalyse de l’image, de l’imago aux images virtuelles, Paris, Dunod, 1995.
  • [2]
    Tel est le point de vue développé par Legendre.
  • [3]
    Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je, Écrits, Paris, Seuil, 1966.

Nous vivons sur une conception de l’image comme signe. Le principe fondateur de cette conception a été résumé en 1615 par le franciscain Joan de Torquemada dans une formule qui n’a pas pris une ride : « L’image est la semblance d’une autre chose qu’elle représente en son absence. »
Autrement dit, la similitude de l’image ne porte que sur l’apparence. C’est, entre autres, pourquoi toute dévotion rendue à l’image dans la religion chrétienne ne s’adresse pas à cette image, mais à Dieu dont l’image ne fait que représenter la part figurable. C’est cette conception d’abord théologique qui a été reprise dans une perspective profane par le théoricien Alberti au XVe siècle. Sa conception exposée dans son ouvrage Della pittura a constitué pour les siècles ultérieurs – et encore aujourd’hui pour certains – une véritable vulgate de l’image. Cette conception, constamment reprise, est fondée sur le principe de la repetitio rerum, autrement dit de la « répétition des choses ». L’image y est vue comme une forme de reproduction de la réalité sensible pourtant différente de cette réalité. L’image constitue une forme de présence de la chose représentée qui n’est pas équivalente à la présence physique de la chose même. En d’autres termes, constamment repris, l’image est une « présence-absence ». Une telle conception admet des niveaux différents de « présenceabsence » correspondant à plusieurs degrés du symbole. À un degré minimum, l’image représente (symbolise) la chose désignée dans son apparence…


Date de mise en ligne : 03/12/2024

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