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 — 2 — Les seconds fondateurs

Pages 25 à 38

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  • Néraudau, J.-P.
(1994). — 2 — Les seconds fondateurs. La littérature latine : 1. L'époque républicaine (p. 25-38). Hachette Education. https://shs.cairn.info/la-litterature-latine-1--9782011449023-page-25?lang=fr.

  • Néraudau, Jean-Pierre.
« — 2 — Les seconds fondateurs ». La littérature latine 1. L'époque républicaine, Hachette Education, 1994. p.25-38. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-litterature-latine-1--9782011449023-page-25?lang=fr.

  • NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
1994. — 2 — Les seconds fondateurs. In : La littérature latine 1. L'époque républicaine. Vanves : Hachette Education. Les Fondamentaux, p.25-38. URL : https://shs.cairn.info/la-litterature-latine-1--9782011449023-page-25?lang=fr.

Cette seconde génération s’ordonne comme la précédente autour de trois grands noms qui fondent à nouveau les genres créés par leurs prédécesseurs. La puissance romaine, jadis, a été établie par Enée, puis par Romulus et, au cours des siècles, par des hommes providentiels, Camille, Auguste et d’autres. L’histoire littéraire procède de la même façon et, après les auteurs qui ont posé ses bases, elle reconnaît ceux qui bâtissent des édifices durables.
La nécessité de définir une relation à l’hellénisme qui permette d’en capter les agréments sans adultérer l’identité romaine revêt, après la deuxième guerre punique, une nouvelle urgence. Libérés de la menace carthaginoise, les Romains regardent vers la Grèce continentale et orientale, et leur regard est captivé par le cumul des richesses et des grâces. Mais une partie de la Grèce est alors gouvernée par des rois. Voilà donc la République captivée par des monarchies. Deux siècles plus tard, elle s’effondrera dans les bras d’Auguste, fondateur du régime impérial. Le processus historique qui conduit à la monarchie est amorcé dès la fin du IIIe siècle. Les œuvres des poètes de la seconde fondation témoignent d’une tension entre deux forces contraires, une fascination pour la Grèce et une résistance de la latinité. On jugera de son intensité en confrontant Ennius et Caton l’Ancien.Ennius Pater, Ennius le vénérable, Ennius le fondateur, écrivait à son propre propos :
« Où sont nos anciens vers, que jadis les Faunes et les devins chantaient, au temps où personne n’avait encore doublé les écueils des Muses, où l’on n’était pas encore curieux du bien dire, avant le poète que je suis…


Date de mise en ligne : 01/01/2017

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