Chapitre d’ouvrage

7. Le siècle des Antonins

Pages 299 à 318

Citer ce chapitre


  • Néraudau, J.-P.
(2000). 7. Le siècle des Antonins. La Littérature latine (p. 299-318). Hachette Education. https://shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-299?lang=fr.

  • Néraudau, Jean-Pierre.
« 7. Le siècle des Antonins ». La Littérature latine, Hachette Education, 2000. p.299-318. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-299?lang=fr.

  • NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
2000. 7. Le siècle des Antonins. In :
  • NÉRAUDEAU, Jean-Pierre,
La Littérature latine. Vanves : Hachette Education. HU, p.299-318. URL : https://shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-299?lang=fr.

Il peut sembler artificiel de marquer une coupure dans l’histoire littéraire entre les 27 ans que régnèrent les Flaviens (69-96) et le siècle des Antonins (96-192). Il est vrai que Pline le Jeune, né sous le règne de Néron, fut élève de Quintilien, commença sa carrière sous Domitien et écrivit une lettre sur la mort de Silius Italicus et une autre sur celle de Martial, que Juvénal, né sous le règne de Néron, était un ami de Martial et vécut plus de la moitié de sa vie au temps des Flaviens. Ces faits marquent que le règne des Flaviens ne constitue pas une période fermée sur elle-même, mais que, liée à celle de Néron, elle l’est aussi à la suivante. Cependant les lettres de Pline le Jeune, écrites sous le règne de Trajan, font état d’un débat stylistique entre l’auteur lui-même et Tacite, qui écrit, semble-t-il, après la mort de Domitien, ainsi que Suétone qui est leur cadet, tandis que d’un autre côté Martial quitte Rome en 98, à peu près à l’époque où Juvénal commence à écrire. Il existe donc une génération d’écrivains qui se met à l’écriture après la mort de Domitien. Cette génération rend compte d’une sorte d’état de grâce qui succède à la disparition du tyran.
Dès la mort de Domitien, Juvénal compose les premières des seize Satires que nous avons de lui. Le personnage lui-même n’est pas connu, et il est illusoire d’espérer le connaître d’après son œuvre, car, comme tout satiriste, il entre masqué en littérature. Dans la première satire, qui est programmatique, il définit l’éthos qu’il a adopté par un vers devenu fameux (I, 79) …


Date de mise en ligne : 04/07/2024

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