2. La première génération de l’époque augustéenne
Pages 213 à 233
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- NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
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- Néraudau, Jean-Pierre.
- Néraudau, J.-P.
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La première génération d’écrivains naît dans les années 70-60, sans doute comme Vitruve, en tout cas comme Virgile (70), Horace (65), Tite-Live (64 ou 59) et le Prince lui-même (63). Elle naît pendant la République et elle disparaît sous un régime à l’évidence monarchique. Dans sa jeunesse, elle a connu les guerres civiles, elle a entendu le fracas des combats, et elle a attendu la fin du cauchemar. Lasse de discorde et de sang, elle a écouté, plus ou moins crédule, les promesses du futur Auguste. Une fois la paix civile installée, elle ne peut faire autrement que d’en être soulagée, et son analyse politique est nécessairement marquée par la hantise que reviennent les troubles et les horreurs.
La seconde génération apparaît dans les années 50-40 avec Tibulle (vers 55), Properce (vers 50) et Ovide (43). En 31, au moment d’Actium, elle a entre 12 et 19 ans. Les guerres civiles sont pour elle plus un sujet de récits d’anciens combattants qu’une expérience vécue directement. Elle est dans le discours officiel, si bien traduit dans les hexamètres virgiliens, la destinataire de l’âge d’or promis, et elle l’attend, refusant de connaître les drames dont elle entend chez les Anciens le sempiternel récit.
Auguste était bien conscient des contradictions et des tensions qui déchiraient les hommes de sa génération. Aussi, pour leur donner une preuve tangible de sa volonté de reconstruire l’ancien monde et de lui conférer la durée, voire l’éternité, entreprit-il de transformer la ville de Rome…
Date de mise en ligne : 04/07/2024
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