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Chapitre VI. 1953-1954 : l’échec du projet atlantique, européen et impérial

Pages 223 à 248

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  • Soutou, G.-H.
(2018). Chapitre VI. 1953-1954 : l’échec du projet atlantique, européen et impérial. La guerre froide de la France : 1941-1990 (p. 223-248). Tallandier. https://shs.cairn.info/la-guerre-froide-de-la-france--9791021057500-page-223?lang=fr.

  • Soutou, Georges-Henri.
« Chapitre VI. 1953-1954 : l’échec du projet atlantique, européen et impérial ». La guerre froide de la France 1941-1990, Tallandier, 2018. p.223-248. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-guerre-froide-de-la-france--9791021057500-page-223?lang=fr.

  • SOUTOU, Georges-Henri,
2018. Chapitre VI. 1953-1954 : l’échec du projet atlantique, européen et impérial. In : La guerre froide de la France 1941-1990. Paris : Tallandier. Texto, p.223-248. URL : https://shs.cairn.info/la-guerre-froide-de-la-france--9791021057500-page-223?lang=fr.

Notes

  • [1]
    François Le Douarec, Félix Gaillard, 1919-1970. Un destin inachevé, Paris, Economica, 1991.
  • [2]
    Georges-Henri Soutou, « Georges Bidault et la construction européenne… », art. cité.
  • [3]
    Jean Doise et Maurice Vaïsse, Diplomatie et outil militaire, op. cit., p. 426 sq.
  • [4]
    MAE, note du Service des pactes du 2 juillet 1953.
  • [5]
    Note de Hervé Alphand du 8 juin 1953, MAE, Service des pactes.
  • [6]
    Notes du Service des pactes du 13 janvier et du 30 avril 1953, MAE, Service des pactes.
  • [7]
    Marcel Duval et Dominique Mongin, Histoire des forces nucléaires françaises depuis 1945, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1993.
  • [8]
    Note du Service des pactes du 8 juin 1953, MAE, Service des pactes.
  • [9]
    Note du Service des pactes du 23 juin 1953, MAE, Service des pactes.
  • [10]
    Notes du Service des pactes des 26 octobre et 6 novembre 1953, MAE, Service des pactes.
  • [11]
    MAE, notes du Service des pactes des 5 et 14 novembre 1953.
  • [12]
    Georges-Henri Soutou, in The Origins of the Cold War in Europe ; “France and the German Rearmament Problem” ; « Georges Bidault et la construction européenne… », art. cités.
  • [13]
    MAE, notes du Service des pactes des 5 et 14 novembre 1953, déjà citées.
  • [14]
    Note du 23 novembre 1953 (« Conférence des Bermudes. Liste des problèmes qui pourraient être soulevés au sujet de l’Organisation atlantique et de la stratégie occidentale »), MAE, Service des pactes.
  • [15]
    Compte rendu de la séance du 6 décembre et texte de l’intervention de Bidault le même jour, MAE, Service des pactes.
  • [16]
    Texte du 8 décembre, remis aux délégations britannique et américaine, ibid.
  • [17]
    Note du 1er décembre 1953, MAE, Service des pactes.
  • [18]
    Georges-Henri Soutou, « Georges Bidault et la construction européenne… », art. cité.
  • [19]
    Lettre de Jean-Marc Boegner, chef du Service des pactes, du 17 décembre 1953, MAE, Service des pactes.
  • [20]
    Georges-Henri Soutou, « La perception de la menace soviétique par les décideurs de l’Europe occidentale : le cas de la France », art. cité.
  • [21]
    Cf. par exemple des articles de Claude Bourdet en février 1954 dans le Nouvel Observateur, hebdomadaire fondé en 1950 pour défendre les idées neutralistes.
  • [22]
    Raymond Aron et Daniel Lerner, La Querelle de la CED, Paris, Colin, 1956, avec de passionants sondages d’opinion.
  • [23]
    Vincent Auriol, Journal, op. cit., année 1952, p. 604, 657-658.
  • [24]
    Ibid., années 1953-1954, p. 209-210.
  • [25]
    Ibid.
  • [26]
    Note Chauvel du 17 avril 1953, MAE, Papiers Massigli, vol. 95.
  • [27]
    Auriol, Journal, op. cit., années 1953-1954, p. 448.
  • [28]
    Cf. une lettre très caractéristique qu’il écrivit à Parodi le 4 mars 1951, MAE, Papiers Massigli, vol. 101. Cf. aussi René Massigli, Une comédie des erreurs, op. cit.
  • [29]
    Lettre signée de La Tournelle, directeur politique, du professeur Gros, chef du service juridique, de François Seydoux, directeur d’Europe, de Leusse, chef du service de presse, de Jean-Marc Boegner, chef du Service des pactes, Papiers Bidault, AN, 457 AP 34.
  • [30]
    Cf. par exemple les explications de Bidault au Conseil des ministres le 15 avril 1953, Auriol, Journal, op. cit., années 1953-1954, p. 119, ou son discours devant le Conseil de la République le 29 octobre 1953, AN, 457 AP 35.
  • [31]
    Note d’Hervé Alphand pour Bidault, AN, 457 AP 34.
  • [32]
    Cf. ses articles des 2, 3 et 4 mai 1953, Raymond Aron, Les Articles de politique internationale dans Le Figaro de 1947 à 1977, t. I, op. cit.
  • [33]
    Cf. Hermann-Josef Rupieper, „Wiedervereinigung und europäische Sicherheit : Deutsch-amerikanische Überlegungen für eine entmilitarisierte Zone in Europa 1953“, Militärgeschichtliche Mitteilungen, 1986/1 ; Hermann-Josef Rupieper, „Deutsche Frage und europäische Sicherheit : politisch-strategische Überlegungen 1953/1944“, in Zwischen Kaltem Krieg und Entspannung. Sicherheits-und Deutschlandpolitik der Bundesrepublik im Mächtesystem der Jahre 1953-1956, Bruno Thoss et Hans-Erich Volkmann éd., Boppard am Rhein, 1988.
  • [34]
    Télégramme circulaire du 6 octobre 1953, MAE, Service des pactes, carton 122 (et l’ensemble du carton). Note Chauvel du 7 octobre, MAE, Papiers Massigli, vol. 95.
  • [35]
    Georges-Henri Soutou, « La France et les notes soviétiques de 1952 sur l’Allemagne », art. cité.
  • [36]
    Geneviève Rouche-Maelstaf, Que faire de l’Allemagne ?, op. cit.
  • [37]
    On trouvera les idées de ce second groupe sur la politique à suivre à l’égard de l’Allemagne et à l’égard de l’URSS, idées fort différentes, clairement exprimées dans une note du 21 juillet 1954, DDF, 1954, n° 1. Cette note, signée de Philippe Baudet, avait en fait été rédigée par Jean-Marie Soutou.
  • [38]
    En particulier Jean Laloy, sous-directeur d’Europe orientale, et Jean-Marie Soutou, à ce moment-là au Service de coopération économique, qui avait été en poste à Belgrade de 1945 à 1950 (Jean-Marie Soutou, Un diplomate engagé. Mémoires 1939-1979, Paris, Éditions de Fallois, 2011).
  • [39]
    Georges-Henri Soutou, « Raymond Aron et la guerre froide », Les Cahiers de Saint-Martin, n° 3, avril 1991.
  • [40]
    Georges-Henri Soutou, « La France, l’Allemagne et les accords de Paris », Relations internationales, n° 52, hiver 1987 ; Georges-Henri Soutou, « Pierre Mendès France et l’URSS 1954-1955 », in Pierre Mendès France et le rôle de la France dans le monde, René Girault éd., Presses universitaires de Grenoble, 1991.
  • [41]
    Note du 3 avril 1954, MAE, Europe 1944-1960, URSS, vol. 143.
  • [42]
    Amy Knight, Beria Stalin’s First Lieutenant, Princeton University Press, 1993. Françoise Thom, Beria. Le Janus du Kremlin, Paris, Le Cerf, 2013.
  • [43]
    Cf. le mémoire de maîtrise de Mlle Cécile Ferri sous ma direction en 1998, « La conférence de Berlin (25 janvier-18 février 1954) vue au travers des archives du Quai d’Orsay ».
  • [44]
    Sur cet aspect « national-neutraliste », cf. Georges-Henri Soutou, le chapitre sur la France dans l’ouvrage The Origins of the Cold War in Europe, sous la direction de David Reynolds, Yale University Press, 1994, p. 113.
  • [45]
    Cf. par exemple Michel Debré, Mémoires, t. II, Paris, Plon, 1988, p. 213-214.
  • [46]
    Raymond Aron en était persuadé, et à mon avis il avait raison : cf. son article du 26 février 1954, op. cit.
  • [47]
    Mémoire de DEA sous ma direction en septembre 1994, Henri Assila, « La France et le problème de la sécurité européenne de 1953 à 1958 ».
  • [48]
    René Massigli, Une comédie des erreurs, op. cit.
  • [49]
    Cf. Claude d’Abzac-Épezy et Philippe Vial, « Quelle Europe pour les militaires ?… », art. cité.
  • [50]
    Jean Chauvel, Commentaire, Paris, Fayard, 1973, t. III ; Denise Artaud et Lawrence Kaplan, éd., Diên Biên Phu, Lyon, La Manufacture, 1989.
  • [51]
    Télégramme du 15 avril et dépêche du 13 mai 1952, vol. 57. Sur l’attention portée par Paris à Berne, cf. Georges-Henri Soutou, « La France et la Suisse au xxe siècle : de la méfiance stratégique à la confiance et à la complicité », in Stratégique n° 107, 2014, et « La IVe République et l’évolution de la politique de neutralité armée de la Suisse à l’époque de la guerre froide », Revue historique des armées, n° 243, 2006.
  • [52]
    Georges-Henri Soutou, « La perception de la menace soviétique par les décideurs de l’Europe occidentale : le cas de la France » et « La perception du problème soviétique par le Quai d’Orsay entre 1945 et 1949 », Revue d’Allemagne, 1998/3.
  • [53]
    Jean Chauvel, Commentaire, op. cit., t. II, p. 4-10 et 27.
  • [54]
    Georges-Henri Soutou, « La perception de la menace soviétique par les décideurs de l’Europe occidentale : le cas de la France », art. cité.
  • [55]
    Dariusz Jarosz et Maria Pasztor, op. cit. Gusztav Kecskés, La Diplomatie française et la Révolution hongroise…, op. cit.
  • [56]
    Cécile Lévy, mémoire de DEA cité.
  • [57]
    Dépêches des 15 et 19 février 1952, MAE, Europe 1949-1960, Yougoslavie, vol. 118.
  • [58]
    Dépêche du 15 octobre et télégramme du 27 novembre 1952, ibid.
  • [59]
    De façon très discrète, une lettre personnelle adressée par un haut responsable du Quai à Baudet le 4 août 1953 laisse entrevoir un débat de ce genre, vol. 119.
  • [60]
    Dépêche du 21 mars 1955, vol. 120.
  • [61]
    Dépêches des 2 avril et 28 septembre 1952, vol. 118. Éric Méchoulan, Jules Moch. Un socialiste dérangeant, Bruxelles, Bruylant, 1999, p. 349-350.
  • [62]
    Notes des 14 et 22 août, MAE, Pologne, vol. 59.
  • [63]
    Mémoire de DEA de Cécile Lévy, déjà cité.

En 1950-1952, les dirigeants de la IVe République avaient pu espérer concilier trois engagements : maintenir l’Empire, participer au plus haut niveau à la solidarité atlantique face à l’URSS et lancer la construction d’une Europe sous leadership français. Ces différents objectifs se confortaient d’ailleurs mutuellement : l’appui des alliés occidentaux permettrait d’espérer sauver l’Indochine, la construction européenne pouvait contribuer à donner plus de poids à la France au sein de l’Alliance atlantique, tout en contrôlant discrètement la RFA et en prévenant ce qui était considéré par beaucoup comme le plus grave danger : l’éventualité d’un rapprochement germano-soviétique. Mais ces objectifs étaient trop ambitieux : les années 1953-1954 allaient voir se produire toute une série d’échecs et de révisions déchirantes.
Néanmoins, derrière la façade officielle, atlantiste et européenne, d’autres éléments se faisaient jour qui annonçaient la période suivante et même, au-delà, la Ve République. En fait, la période de l’« atlantisme » à Paris a été brève (1950-1952) et jamais unanime. Et jamais totale : par exemple, une série d’initiatives françaises de l’automne 1952 visèrent à réaffirmer l’indépendance de Paris par rapport à Washington (renvoi spectaculaire et médiatisé par le président du Conseil, Pinay, d’une note de l’ambassadeur des États-Unis, discours du président du Parti radical-socialiste, Édouard Herriot, à Bordeaux, discours du président Auriol à l’inauguration du barrage de Donzère-Mondragon)…


Date de mise en ligne : 05/07/2024

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