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Épilogue

Pages 192 à 220

Citer ce chapitre


  • Marcou, L.
(1987). Épilogue. La Guerre froide : L'Engrenage (p. 192-220). Éditions Complexe. https://shs.cairn.info/la-guerre-froide--9782870272176-page-192?lang=fr.

  • Marcou, Lilly.
« Épilogue ». La Guerre froide L'Engrenage, Éditions Complexe, 1987. p.192-220. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-guerre-froide--9782870272176-page-192?lang=fr.

  • MARCOU, Lilly,
1987. Épilogue. In : La Guerre froide L'Engrenage. Paris : Éditions Complexe. La mémoire du siècle, p.192-220. URL : https://shs.cairn.info/la-guerre-froide--9782870272176-page-192?lang=fr.

Notes

  • [1]
    FRUS, 1948, tome IV, 1974.
  • [2]
    Daniel Yergin, op. cit., pp. 268-269.
  • [3]
    François Fejtö, Le coup de Praque, 1948, op. cit., pp. 205-206.
  • [4]
    Harry Truman, op. cit., tome II, p. 295.
  • [5]
    Ibid., p. 149.
  • [6]
    Cité par Daniel Yergin, op. cit., p. 292.
  • [7]
    Harry Truman, op. cit., tome II, p. 156.
  • [8]
    « Réponses aux questions de M. Kingsbury Smith, 30 janvier 1949 », p. 266, in Staline, op. cit., tome XVI.
  • [9]
    André Fontaine, op. cit., tome I, p. 427.
  • [10 ]
    Les Occidentaux firent aussi des concessions : cessation du contre-blocus et convocation conforme au souhait des Soviétiques d’un nouveau Conseil des ministres des Affaires étrangères.
  • [11]
    B. Ponomarev, A. Gromyko, V. Khvostov, op. cit., tome II. pp. 123-124.
  • [12]
    Ibid., p. 127.
  • [13]
    Ibid., p. 128.
  • [14]
    Au-delà de la tragédie personnelle d’un homme, le suicide de Forrestal illustre le climat d’une époque. Le 1er avril 1949, James Forrestal séjournait en Floride chez Averell Harriman. « Au milieu de la nuit, raconta le chroniqueur Drew Pearson, Forrestal fut pris de l’idée que les Russes envahissaient les Etats-Unis. Quand une sirène d’incendie se mit à hurler, il bondit hors de son lit en criant : voilà les Russes ! Et il fallut le maîtriser. Un peu plus tard, la sirène se fit entendre une seconde fois. Forrestai s’enfuit de la maison en pyjama, poussant des cris où il était question de l’Armée rouge. On eut quelques difficultés à le rattraper et à le ramener chez son hôte. Des piqûres lui furent faites qui l’endormirent pour soixante-douze heures. » Aussitôt que possible, on l’emmena à l’hôpital de la Marine à Bethesda. C’est là que le 22 mai, de sa chambre du 16e étage, il sauta dans le vide. Cité par Paul-Marie de la Gorce, op. cit., p. 361.
  • [15]
    Daniel Yergin, op. cit., p. 299.
  • [16]
    Ibid., p. 300.
  • [17]
    George F. Kennan, Memoirs. op. cit., p. 500.
  • [18]
    Echange de lettres entre le Comité central du Parti communiste de Yougoslavie et le Comité central du Parti communiste bolchevik de l’URSS, Paris, le Livre yougoslave, 1950, 144 p.
  • [19]
    Lettre de Staline du 4 mai 1948.
  • [20]
    « Résolution du Bureau d’information sur la situation dans le Parti communiste de Yougoslavie », Pour une paix durable, pour une démocratie populaire, 1er juillet 1948.
  • [21]
    Gheorghe Gheorghiu-Dej, « La trahison du marxisme révolutionnaire », Pour une paix durable, pour une démocratie populaire, 10 juillet 1948.
  • [22]
    Cf. Le Monde du 15 novembre 1975, Pour une paix durable... du 12 décembre 1952, Pékin information du 30 septembre 1963.
  • [23]
    Discours de Tito à Pula le 10 juillet 1949.
  • [24]
    Pour une paix durable... le 1er avril 1949.
  • [25]
    Walter Bedell Smith, op. cit., p. 209.
  • [26]
    Fernando Claudin, La crise du mouvement communiste du Komintern au Kominform, tome II, Paris, Maspero, 1972, pp. 589-590.
  • [27]
    Cf. Hamilton Fish Armstrong, Tito et Goliath, Paris, Iles d’Or, 1952, p. 241.
  • [28]
    Conformément aux accords interalliés, l’Armée rouge entre en Mandchourie dans la partie nord de la Corée jusqu’au 38e parallèle pour écraser les forces japonaises qui occupaient le pays. Au Sud du 38e parallèle, ce sont les armées américaines qui obtiennent la reddition des troupes japonaises. Incapables, comme en Allemagne, de s’entendre, les Etats-Unis et l’URSS optent en 1948 pour la création de deux Etats. Mais à la différence de ce qui s’est passé en Allemagne, l’URSS retire ses troupes de Corée fin 1948 ; les Etats-Unis feront la même chose quelques mois plus tard.
  • [29]
    Dans ses Souvenirs, Khrouchtchev affirme que Kim II Sung a eu l’initiative et que Staline n’aurait acquiescé qu’avec réticence. « [Kim Il Sung] dit à Staline qu’il était absolument certain du succès. Je me souviens que Staline en doutait quelque peu. Il craignait que les Américains interviennent (...). Néanmoins, Staline décida de demander l’avis de Mao Zedong (...). Mais Mao Zedong donna une réponse affirmative ». Cf. Khrouchtchev, Souvenirs, Paris, R. Laffont, 1971, pp. 349-350.
  • [30]
    B. Ponomarev, A. Gromyko, V. Khvostov, op. cit., tome II, pp. 245-246.
  • [31]
    Cf. la bonne synthèse donnée par Jacques Levesque, L’URSS et sa politique internationale de 1917 à nos jours, Paris, A. Colin, 1980, pp. 152-156.
  • [32]
    Fernando Claudin, op. cit., tome II, p. 663.
  • [33]
    Staline, Derniers Ecrits, Paris, Editions sociales, 1953.
  • [34]
    Claude Julien, Préface au Mirage nucléaire de George F. Kennan, op. cit.

L’effet des événements porteurs de cassure et de dislocation se ressentira dans les années qui suivent 1947. On s’installe pour longtemps dans la guerre froide : jusqu’en 1953 pour certains, jusqu’en 1956, jusqu’en 1963 pour d’autres, jusqu’à nos jours pour d’autres encore. Comme sa date de départ, le moment où cette guerre froide cesse est lui aussi controversé. Disons que pour la période dite classique — 1947- 1956 — , celle de l’escalade, la spirale de la tension continue son avancée comme une avalanche avec sa logique interne, qui échappe de plus en plus à toute raison et bon sens. On ne s’interroge plus, on agit. On n’espère plus, on conclut. On ne conseille plus, on tranche. On ne rêve rien, on subit. Ni fatalisme, ni déception : le monde est ainsi fait et on apprend à vivre avec ces nouvelles données. De nouveaux conflits s’accumulent et on applique à la lettre la doctrine Truman et le rapport Jdanov. La grande peur dont le monde a pris conscience en 1947 devient en 1948, 1949, 1950 une réalité quotidienne.
Deux événements marquent l’année 1948, contribuant à l’escalade : le « coup de Prague » de février et le blocus de Berlin en juin.
Les événements de Tchécoslovaquie apparaissent comme une confirmation, une réponse aux craintes exprimées en 1947. Les communistes prennent le pouvoir dans le pays le plus démocratique du camp socialiste. Mais, fait étonnant, sans effusion de sang, sans intervention soviétique, sans plan élaboré d’avance. Dans une situation difficile, les dirigeants non communistes de Prague ont misé sur une crise gouvernementale et ils ont perdu…


Date de mise en ligne : 20/07/2018

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