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2 - Guerre de libération nationale et guerres locales

Pages 57 à 79

Citer ce chapitre


  • Hautreux, F.-X.
(2013). 2 - Guerre de libération nationale et guerres locales. La guerre d'Algérie des Harkis : 1954-1962 (p. 57-79). Perrin. https://shs.cairn.info/la-guerre-d-algerie-des-harkis--9782262042974-page-57?lang=fr.

  • Hautreux, François-Xavier.
« 2 - Guerre de libération nationale et guerres locales ». La guerre d'Algérie des Harkis 1954-1962, Perrin, 2013. p.57-79. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-guerre-d-algerie-des-harkis--9782262042974-page-57?lang=fr.

  • HAUTREUX, François-Xavier,
2013. 2 - Guerre de libération nationale et guerres locales. In : La guerre d'Algérie des Harkis 1954-1962. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.57-79. URL : https://shs.cairn.info/la-guerre-d-algerie-des-harkis--9782262042974-page-57?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Les wilayas étaient les circonscriptions militaires du FLN-ALN, établies lors du congrès de la Soummam, en août 1956.
  • [2]
    Douar désigne un regroupement d’habitations. Le terme correspond en fait à une circonscription administrative, fraction d’une commune.
  • [3]
    Le 1er Bureau de l’état-major était en charge de l’organisation et de la gestion territoriale des unités.
  • [4]
    Du nom des projectiles lancés sur le président du Conseil par des manifestants issus de la population européenne d’Alger.
  • [5]
    J.-P. Rioux, « Les Français et la guerre des deux Républiques », in M. Harbi et B. Stora, La Guerre d’Algérie…, p. 20.
  • [6]
    G. Meynier, Histoire intérieure du FLN, p. 172.
  • [7]
    S. Thénault, Histoire de la guerre d’indépendance algérienne, Paris, Flammarion, 2005, p. 47.
  • [8]
    M. Feraoun, Journal, Paris, Seuil, 1962, pp. 12-13 (3 et 6 novembre 1955).
  • [9]
    Ibid., p. 134 (1er juillet 1956).
  • [10]
    Cité dans H. Elsenhans, La Guerre d’Algérie, 1954-1962. La transition d’une France à une autre. Le passage de la IVe à la Ve République, Paris, Publisud, 2000, pp. 433-435.
  • [11]
    ANOM 11 CAB 78, 19 juin 1955, Division de Constantine, 14e DI. « Activité rebelle dans le Nord-Constantinois ».
  • [12]
    Cité dans D. Djerbal, « Les maquis du Nord-Constantinois… », in J.-C. Jauffret et M. Vaïsse (dir.), Militaires et guérilla…, p. 286.
  • [13]
    M. Romo, « Le gouvernement Mendès France et le maintien de l’ordre en Algérie en novembre 1954 », in J.-C. Jauffret et M. Vaïsse, Militaires et guérilla…, p. 433.
  • [14]
    J.-C. Jauffret, Soldats en Algérie…, p. 79.
  • [15]
    J.-C. Jauffret, « Le mouvement des rappelés en 1955-1956 », in M. Harbi et B. Stora, La Guerre d’Algérie…, p. 134. En vertu d’une loi de 1950, les appelés restaient à la disposition du ministère de la Guerre trois ans après la fin de leur service.
  • [16]
    Ibid., p. 192.
  • [17]
    ANOM 11 CAB 78, 19 juin 1955. Division de Constantine, EM.
  • [18]
    Ibid.
  • [19]
    Raoul Girardet va jusqu’à désigner l’Algérie comme une « province militaire » après 1954 : R. Girardet, La Société militaire de 1815 à nos jours, Paris, Pocket, 2001 (première édition, 1953). Voir aussi M. Hardy, H. Lemoine et T. Sarmant, Pouvoir politique et autorité militaire en Algérie française. Hommes, textes, institutions, 1945-1962, Paris, L’Harmattan, et Vincennes, SHD, 2002.
  • [20]
    Le 30 avril 1955, le général Parlange prend « la direction de toutes les opérations civiles et militaires » dans les Aurès-Nememcha et est notamment chargé de l’action scolaire et sociale ». Il est encore placé sous l’autorité théorique du préfet de Constantine jusqu’au 30 août, lorsqu’il est nommé préfet de Batna.
  • [21]
    ANOM 11 CAB 78, 1er juillet 1955, « Instruction fixant l’attitude à adopter vis-à-vis des rebelles ».
  • [22]
    R. Buron, Carnets politiques de la guerre d’Algérie, Paris, Plon, 2002, p. 29.
  • [23]
    SHD 2R 71-3, 29 février 1956. Ministère de la Défense nationale et des Forces armées. « Le problème des effectifs en Algérie ».
  • [24]
    Ibid.
  • [25]
    J.-C. Jauffret, Soldats en Algérie…, p. 250.
  • [26]
    R. Buron, Carnets politiques…, 2002, p. 29.
  • [27]
    Maurice Challe, Notre révolte, Paris, Presses de la Cité, 1968, p. 101. Sur ce sujet, voir aussi R. Branche, La Torture et l’Armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, Paris, Gallimard, 2001, p. 87.
  • [28]
    R. Branche, « La torture pendant la Guerre d’Algérie », in M. Harbi et B. Stora, La Guerre d’Algérie…, p. 387.
  • [29]
    S. Thénault, Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie, Paris, La Découverte, 2001, p. 231.
  • [30]
    P. Bourdieu, Sociologie de l’Algérie, Paris, PUF, 2001 (1re édition : 1958).
  • [31]
    J. Frémeaux, L’Afrique à l’ombre des épées…, tome 1, p. 22.
  • [32]
    M. Harbi, « L’Algérie en perspective… », in M. Harbi et B. Stora, La Guerre d’Algérie…, p. 35.
  • [33]
    G. Meynier, Histoire intérieure du FLN, p. 383.
  • [34]
    G. Meynier, « Le FLN/ALN dans les six wilayas : étude comparée », in J.-C. Jauffret et M. Vaïsse, Militaires et guérilla…, p. 152.
  • [35]
    A. Mahé, Histoire de la Grande Kabylie, xixe-xxe siècle, anthropologie historique du lien social dans les communautés villageoises, Paris, Bouchène, 2001, et A. Mahé et M. Bouaziz, « La Grande Kabylie durant la guerre d’indépendance algérienne », in M. Harbi et B. Stora, La Guerre d’Algérie…, p. 228.
  • [36]
    M. Harbi, Une vie debout…, pp. 34-35.
  • [37]
    Selon un récit de Jean Servier lui-même (Dans l’Aurès sur les pas des rebelles, Paris, France-Empire, 1955), reproduit depuis la guerre par différents auteurs.
  • [38]
    N. MacMaster, « L’idéologie des officiers des supplétifs : le cas de Jean Servier et de Raymond Montaner », in F. Besnaci-Lancou, B. Falaize et G. Manceron, Les Harkis : histoire, mémoire et transmission…, pp. 35-46.
  • [39]
    J. Servier, Dans l’Aurès…, p. 24.
  • [40]
    Cité dans M. Faivre, Les Combattants musulmans de la guerre d’Algérie ; des soldats sacrifiés, Paris, L’Harmattan, 1995, p. 35.
  • [41]
    C.-R. Ageron, « Les supplétifs algériens dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 48, 1995, pp. 3-20.
  • [42]
    SHD 7T 373-1, 22 septembre 1945. Non référencé : « Note commune aux forces supplétives marocaines ».
  • [43]
    ANOM 81F 1421, 25 avril 1955. Le ministre de la Défense à M. le ministre de l’Intérieur, direction de l’Algérie : « Goums destinés à l’Algérie ». Une mention manuscrite signale à cet endroit : « Cette observation est capitale. »
  • [44]
    Ibid.
  • [45]
    SHD 1H 1809-1, 10 septembre 1955. Le général commandant la Xe RM à M. le ministre de la Défense nationale.
  • [46]
    SHD 2T 163-1, 8 août 1955. « Rapport du général A. Zeller à la suite de son inspection en Algérie ».
  • [47]
    SHD 1H 1809-1, 20 septembre 1955. Le gouverneur général à M. le commandant militaire du territoire de Touggourt : « Mise en œuvre du DRS ».
  • [48]
    M. Lemalet, Lettres d’Algérie, 1954-1962. La guerre des appelés, la mémoire d’une génération, Paris, Lattès, 1992, p. 191. 20 juin 1956, Tizi Bouifed, lettre de Pierre Hoyau à sa mère.
  • [49]
    SHD 1H 1809-2, 11 novembre 1955. Xe RM, état-major : « Instruction relative à la défense de surface en Algérie ».
  • [50]
    Y. Courrière, La Guerre d’Algérie, tome 2, Paris, Robert Laffont, 1990 (première édition : 1970), pp. 23-33.
  • [51]
    On retrouve pourtant de nombreux hommes du même clan dans les différentes formations supplétives. Cf. M. Faivre, Les Combattants musulmans…, p. 35.
  • [52]
    ANOM 7SAS 65, 31 octobre 1955. Le préfet de Constantine à MM. les sous-préfets et administrateurs du département.
  • [53]
    SHD 1H 1260-1, 7 août 1956. Le ministre résidant en Algérie à MM. les préfets : « Création des GAD et des harkas ».
  • [54]
    Ibid.
  • [55]
    SHD 1H 1815-1, 19 septembre 1956. Le général Henri Lorillot, commandant supérieur interarmées : « Participation des harkas aux opérations de maintien de l’ordre ».
  • [56]
    Ibid.
  • [57]
    Cf. ANOM 2SAS 105, 4e trimestre 1959. Sous-préfecture de Blida, SAS d’Aïn Romana : « Rapport trimestriel ».
  • [58]
    ANOM 5SAS 11, 23 novembre 1957. SAS d’Aït Chaffa. Arrondissement d’Azazga. Le lieutenant chef de SAS à M. le préfet de Grande Kabylie.
  • [59]
    SHD 1H 1391-3, 31 octobre 1957. « Effectifs 1957 ». Non référencé (1er Bureau de l’état-major de la Xe Région militaire).
  • [60]
    SHD 1H 1513-1 (2e Bureau) « Déserteurs FSNA des formations militaires par rapport aux effectifs réalisés ». 1er janvier 1961. On ignore par contre la méthode utilisée pour comptabiliser les harkis et GAD déserteurs, qui ne signaient le plus souvent pas de contrat et servaient théoriquement de façon journalière.
  • [61]
    Pour une présentation synthétique de la politique française sous la IVe République, voir J.-P. Rioux, La France de la IVe République, Paris, Seuil, 2 tomes, 1981, 1983.
  • [62]
    SHD 6T 374-1, 17 avril 1956. Le général Lorillot, commandant la Xe RM à M. le secrétaire d’Etat aux Forces armées : « Déflation des effectifs Français musulmans ».
  • [63]
    M. Faivre, Les Combattants musulmans…, p. 22.
  • [64]
    SHD 1H 2898-1, 11 mai 1956.
  • [65]
    SHD 1H 4376-2, 3e Bureau, 26 juin 1956, « Directive pour l’emploi des troupes FMA ».

Les années 1955 et 1956 peuvent être considérées comme des années d’incubation et d’imprégnation du conflit en Algérie.
A Paris, le gouvernement prend lentement la mesure des événements qui se déroulent de l’autre côté de la Méditerranée. Au début de l’année 1955, la situation algérienne ne se situe pourtant pas encore au cœur des préoccupations du pouvoir. L’Algérie paraît encore éloignée des préoccupations des Français métropolitains. Ce sont alors la valse des présidents du Conseil ainsi que les luttes d’influence à l’Assemblée entre le MRP, les différentes chapelles radicales ou socialistes et le PCF qui mobilisent l’attention. Concernant les colonies, les situations tunisienne et marocaine inquiètent davantage que l’Algérie. En août 1955, 5 % seulement des Français se déclarent intéressés par les nouvelles d’Algérie. Une certaine évolution intervient toutefois au mitan de l’année 1956 .
Durant les premiers mois qui suivent la Toussaint 1954, le FLN apparaît isolé et les maquisards refusent le plus souvent l’engagement contre les troupes françaises mieux équipées. Frappée par les arrestations de militants et les premiers morts, l’organisation frontiste manque de coordination. Dans chaque zone, chaque chef « pense qu’il incarne la révolution anticoloniale et prend des décisions dans son coin  ». C’est donc dans une situation difficile pour le Front qu’éclate le 20 août 1955 dans le Constantinois la première véritable émeute populaire de la guerre – la première depuis les événements de la région de Sétif en 1945. Cette intervention au grand jour du peuple au côté du FLN a été décidée par un chef militaire, Zighout Youssef, patron de la wilaya …


Date de mise en ligne : 06/11/2017

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