Guerre de la première ligue lombarde : Barberousse et le pape s’affrontent en Italie
Pages 58 à 66
Citer ce chapitre
- GOUGUENHEIM, Sylvain,
- LOPEZ, Jean,
- Gouguenheim, Sylvain.
- Gouguenheim, S.
- J. Lopez
https://doi.org/10.3917/perri.lopez.2025.05.0058
Citer ce chapitre
- Gouguenheim, S.
- J. Lopez
- Gouguenheim, Sylvain.
- GOUGUENHEIM, Sylvain,
- LOPEZ, Jean,
https://doi.org/10.3917/perri.lopez.2025.05.0058
Quand il est élu roi d’Allemagne en 1152, premier pas vers le sacre impérial en 1155, Frédéric Ier de Hohenstaufen, surnommé « Barberousse » pour sa flamboyante pilosité faciale, est l’homme fort de l’Europe. Les princes l’ont choisi à l’unanimité, notamment parce qu’il réunit en sa personne les familles rivales des Hohenstaufen et des Welf qui se disputaient le pouvoir. « Il est en mesure de sceller ensemble les deux murailles qui s’écartaient », écrit ainsi son oncle, l’évêque et historien Otton de Freising. Mais Frédéric est également le maître des royaumes d’Arles (avec Lyon et Marseille) et d’Italie (Lombardie, Toscane). Or ce dernier domaine est en pleine mutation.
Au xiie siècle, la péninsule Italienne est fractionnée entre républiques maritimes, territoires pontificaux et grandes principautés urbaines et féodales, dont Milan est la puissance montante dans la plaine du Pô. Mais la prospérité croissante née de l’expansion commerciale s’accompagne également d’une prise de conscience politique. Certaines cités, comme Lodi, acceptent la domination impériale avec ses exigences fiscales. D’autres, comme Milan, la rejettent au nom de leur autonomie. Beaucoup d’entre elles sont en train d’étendre leur influence et leur domination territoriale, créant ainsi de véritables seigneuries urbaines à la tête des campagnes et des petites villes environnantes (ce qu’on appelle le contado). Apparaissent ainsi des cités-États, aussi querelleuses que revendicatrices. Ce qui déplaît profondément à Frédéric…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
24,99 €
Acheter ce chapitre
1,50 €