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Jean de Dunois, le bâtard reconquérant

Pages 304 à 308

Citer ce chapitre


  • Fiasson, D.
(2025). Jean de Dunois, le bâtard reconquérant. Dans
  • J. Lopez
La guerre au Moyen-Âge (p. 304-308). Perrin. https://doi.org/10.3917/perri.lopez.2025.05.0304.

  • Fiasson, David.
« Jean de Dunois, le bâtard reconquérant ». La guerre au Moyen-Âge, Perrin, 2025. p.304-308. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-guerre-au-moyen-age--9782262105495-page-304?lang=fr.

  • FIASSON, David,
2025. Jean de Dunois, le bâtard reconquérant. In :
  • LOPEZ, Jean,
La guerre au Moyen-Âge. Paris : Perrin. Hors collection, p.304-308. DOI : 10.3917/perri.lopez.2025.05.0304. URL : https://shs.cairn.info/la-guerre-au-moyen-age--9782262105495-page-304?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/perri.lopez.2025.05.0304


La France a gagné la guerre de Cent Ans grâce à Jeanne d’Arc qui a fait lever le siège d’Orléans en 1429. Cette version popularisée depuis le xixe siècle n’était pourtant pas celle de Charles VII, ni de Louise de Savoie, la mère de François Ier, qui avait bénéficié des confidences d’Anne de Beaujeu, fille de Louis XI. Pour tous ces gens, le principal artisan de la victoire était Jean de Dunois, l’homme qui avait fait reculer les Anglais devant Montargis en 1427 – pour la première fois. Le chroniqueur Thomas Basin écrit même qu’il aurait été digne d’être roi !
Passé à la postérité sous le nom de Dunois, notre héros porte d’abord pendant près de quarante ans le nom de « Jean, bâtard d’Orléans ». Il est en effet le fruit des amours adultérines de Louis, duc d’Orléans et frère du roi Charles VI, et de Mariette d’Enghien, épouse d’un seigneur de sa clientèle. Rien d’extraordinaire là-dedans : en des temps où les alliances matrimoniales sont des gestes politiques – le duc Louis est marié avec Valentine Visconti, fille du puissant duc de Milan –, la plupart des nobles nouent des liaisons, et leurs bâtards sont légion. Les chroniqueurs bourguignons n’en font pas moins mine de s’indigner et présentent le duc d’Orléans, leur ennemi, comme un chaud lapin sans moralité. Des mauvaises langues vont jusqu’à lui prêter une aventure avec la reine Isabeau de Bavière.
Né vers 1403, le petit bâtard partage la même nourrice que son cousin le futur Charles VII, son aîné de quelques mois. Vers 1405, il est confié à Valentine Visconti, qui lui offre autant d’affection qu’à ses propres fils Charles, Philippe et Jean (d’Angoulême)…


Date de mise en ligne : 22/05/2026

https://doi.org/10.3917/perri.lopez.2025.05.0304

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