Actium : qu’Antoine allait-il faire dans cette galère ?
- Par Frédéric Bey
Pages 75 à 81
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- BEY, Frédéric,
- LOPEZ, Jean,
- Bey, Frédéric.
- Bey, F.
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- LOPEZ, Jean,
Le 2 septembre 31 av. J.-C., installés sur le promontoire qui ferme le golfe grec d’Ambracie, les légionnaires d’Antoine et d’Octave assistent en spectateurs, et sans en avoir conscience, à l’une des rares batailles navales décisives de l’Histoire : une bien curieuse affaire, où l’on voit Antoine, pourtant militaire expérimenté, tomber dans le panneau grossier tendu par Agrippa*, l’amiral d’Octave, avant d’abandonner lâchement ses soldats pour suivre Cléopâtre*. Les auteurs romains n’ont certes pas prévu la longueur du nez d’Elizabeth Taylor, dessiné sa galère dorée ou décrit sa gandoura doublée de panthère. Reste que le scénario du célèbre film de Mankiewicz colle d’assez près aux sources historiques. Hollywood aurait-il ainsi été fidèle pour une fois à la réalité ?
Pour démêler l’écheveau compliqué qui mène au paroxysme d’Actium, il faut remonter à septembre – 40. Après quatre années passées à liquider les assassins de César et à se quereller autour du partage de l’Empire, le petit-neveu et fils adoptif du divin Jules, Octave, et son ancien bras droit, Antoine, se mettent enfin d’accord à Brindes (Brindisi, dans les Pouilles). Octave reçoit toutes les provinces d’Occident (Gaule, Espagne), Antoine celles d’Orient (Macédoine, Bithynie, Syrie, Asie) tandis que Lépide garde le contrôle de l’Afrique. Bien qu’Antoine soit déjà l’amant et l’allié de Cléopâtre, le pacte est garanti par son mariage avec Octavie*, sœur de son rival Octave. Chacun repart ensuite dans son domaine, avec des fortunes diverses…
Date de mise en ligne : 10/07/2024
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