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6. La grossesse : théâtre de souffrances du passé ?

Pages 695 à 713

Citer ce chapitre


  • Rousseau, P.
(2004). 6. La grossesse : théâtre de souffrances du passé ? Dans
  • S. Missonnier,
  • B. Golse
  • et M. Soulé
La grossesse, l'enfant virtuel et la parentalité (p. 695-713). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.misso.2004.01.0695.

  • Rousseau, Pierre.
« 6. La grossesse : théâtre de souffrances du passé ? ». La grossesse, l'enfant virtuel et la parentalité, Presses Universitaires de France, 2004. p.695-713. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-grossesse-l-enfant-virtuel-et-la-parentalite--9782130545316-page-695?lang=fr.

  • ROUSSEAU, Pierre,
2004. 6. La grossesse : théâtre de souffrances du passé ? In :
  • MISSONNIER, Sylvain,
  • GOLSE, Bernard
  • et SOULÉ, Michel,
La grossesse, l'enfant virtuel et la parentalité. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Monographies de la psychiatrie enfant, p.695-713. DOI : 10.3917/puf.misso.2004.01.0695. URL : https://shs.cairn.info/la-grossesse-l-enfant-virtuel-et-la-parentalite--9782130545316-page-695?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.misso.2004.01.0695


Notes

  • [*]
    Gynécologue-obstétricien, 78, chaussée de Mons, B-7170 Manage-Belgique, Service de gynécologie-obstétrique, chu de Tivoli, B-7100 La Louvière, conseiller médical à l’Office de la naissance et de l’enfance (one), chargé de cours, faculté de médecine Xavier-Bichat, Université Paris VII.
  • [1]
    J.-P. Lebrun, De la maladie médicale, Bruxelles, De Boeck-Wesmael, 1993.
  • [2]
    G. Canguilhem, Puissance et limites de la rationalité en médecine (1978), in Études d’histoire et de philosophie des sciences, Paris, Vrin, 1994, p. 408-409.
  • [3]
    J. Evans, J. Heron, H. Francomb, S. Oke, J. Goding, « Avon longitudinal study of parents and children team. Cohort study of depressed mood during pregnancy and after childbirth », British Medical Journal, 2001, 323, 257-260.
  • [4]
    L. Murray, P. J. Cooper, Postpartum Depression and Child Development, New York, Guilford Press, 1997.
  • [5]
    M. Botbol, D. Cupa, H. Tabatabaï, M. Branco, C. Ménétrier, J.-A. Barriguete, « Les destins de l’attachement à l’adolescence », in D. Cupa (éd.), L’attachement. Perspectives actuelles, Paris, edk, 2000, p. 69-82.
  • [6]
    Elizabeth Kubler-Ross, On Death and Dying, New York, Macmillan, 1969 ; trad. franç. Les derniers instants de la vie, Genève, Labor et Fidès, 1975.
  • [7]
    P. Rousseau, « Les pertes périnatales, la famille, les soignants et la société », Devenir, 1995, 7, 31-60.
  • [8]
    G. Delaisi de Parseval, La part du père, Paris, Le Seuil, 1981.
  • [9]
    M. Bydlowski, « La transparence psychique de la grossesse », Études freudiennes, 1991, 32, 135-142.
  • [10]
    M. Bydlowski, La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité, Paris, puf, 1997.
  • [11]
    J. Raphaël-Leff, Pregnancy : The Inside Story, London, Jason Aronson, 1993.
  • [12]
    E. Papiernik, D. Cabrol, J.-C. Pons, Obstétrique, Paris, Flammarion, 1995.
  • [13]
    D. G. Benfield, S. A. Leib, J. Reuter, « Grief response of parents after referral of the critically ill newborn to a regional center », N. Engl. J. Med., 1976, 294, 975-978.
  • [14]
    E. Lindemann, « Symptomatology and management of acute grief », Am. J. Psychiatry, 1944, 101, 141-148.
  • [15]
    A. Naylor, « Premature mourning and failure to mourn : Their relationship to conflict between mothers and intellectually normal children », Am. J. Orthopsychiatry, 1982, 52, 679-687.
  • [16]
    F. Molénat, Mères vulnérables, Paris, Stock - Laurence Pernoud, 1992.
  • [17]
    P. Rousseau, Observations non publiées, 1996.
  • [18]
    J. Bowlby, Attachement et perte, vol. 3 : La perte. Tristesse et dépression (1980), Paris, puf, 1984.
  • [19]
    M. Soulé, communication au groupe de travail « Le premier chapitre ».
  • [20]
    P. Rousseau, C. Votquenne, M. D. Van Pel, G. d’Abate, Épreuves de l’existence et petit poids de naissance, communication au Groupement des gynécologues et obstétriciens de langue française de Belgique, La Louvière, chu de Tivoli, 11 décembre 1993.
  • [21]
    M. Bydlowski, E. Papiernik, « La névrose traumatique postobstétricale », Médecine et Hygiène, 1978, 36, 352-354.
  • [22]
    R. D. Coddington, « Life events associated with adolescent pregnancies », J. Clin. Psychiatry, 1979, 40, 180-185.
  • [23]
    M. Bydlowski, op. cit., 1997.
  • [24]
    M. Torok, Maladie du deuil et fantasme du cadavre exquis (1968), in M. Abraham, M. Torok, L’Écorce et le Noyau, Paris, Flammarion, 1987, 229-275.
  • [25]
    M. Bydlowski, Je rêve un enfant. L’expérience intérieure de la maternité, Paris, Odile Jacob, 2000.
  • [26]
    P. Rousseau, « Une grossesse après l’autre dans le deuil périnatal », in J. Dayan (éd.), Attendre un enfant. II Aléas, drames et vicissitudes, Spirale, 1998, 8, 53-65.
  • [27]
    M. Lemay, J’ai mal à ma mère. Approche thérapeutique du carencé relationnel (1979), Paris, Fleurus, 1993.
  • [28]
    M. Bydlowski, « Le désir d’enfant au féminin et sa relation avec l’inconscient », in M. Bydlowski, op. cit., 1997, p. 65-99.
  • [29]
    J.-F. Lavis, « Investigation sociologique », in P. Rousseau, J.-F. Lavis, Réseau périnatal de Manage. Rapport de recherche-action, Bruxelles, Fonds Houtman, 1998, annexe 5.
  • [30]
    J.-F. Lavis, S. Faelli, « La psychiatrie sociale : Langage et exercice dans la transition culturelle », Acta psychiatr. belg., 1998, 98, 255-281.
  • [31]
    P. Rousseau, « Orages familiaux et drames de la naissance », in P. Ben Soussan (éd.), Grossesse et naissance : le passage, Éd. Érès, coll. « Mille et uns bébés », 1997, 83-93.
  • [32]
    http://www.louvre.fr/ : Base Joconde.

L’obstétricien s’entend souvent dire qu’il exerce le plus beau métier du monde. Il est vrai que l’obstétrique a permis de remédier en grande partie à la douleur qui peut écraser la parturiente pendant des jours et des jours ainsi qu’aux fléaux que sont la dystocie, l’hémorragie, l’infection, la maladie thromboembolique, qui ont donné la mort à une multitude de mères et d’enfants et la donnent encore aujourd’hui en de nombreux endroits du monde. Mais à côté de succès dont elle peut légitimement être fière, la pratique actuelle de l’obstétrique est dénoncée comme inhumaine si elle se cantonne dans le même travers que celui dont souffre la médecine qui se laisse dominer par la lutte de la science et de la technique contre la maladie au point d’en oublier le malade. S’il veut rester dans la rationalité et prendre en charge la malade, comme le recommande très justement Canguilhem, l’obstétricien se trouve en présence d’un « sujet, capable d’expression, qui se reconnaît comme Sujet dans tout ce qu’il ne sait désigner que par des possessifs : sa douleur et la représentation qu’il s’en fait, son angoisse, ses espoirs et ses rêves ». Son métier est alors rempli de frustrations car il réalise que ses succès sont souvent accompagnés de profondes souffrances humaines comme le deuil ou la dépression. La dépression, objet d’étude de ce colloque, est le lot de près d’une mère sur cinq pendant la grossesse et d’environ une sur sept après la naissance, avec des conséquences non négligeables pour le développement de l’enfant et l’avenir de la société quand on se rend compte que les troubles de l’attachement qui en résultent constituent l’un des déterminants de la santé psychique de l’adolescenc…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

https://doi.org/10.3917/puf.misso.2004.01.0695

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