Chapitre 12. Les collaborateurs
- Par Philippe Nivet
Pages 253 à 259
Citer ce chapitre
- NIVET, Philippe,
- Nivet, Philippe.
- Nivet, P.
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- Nivet, P.
- Nivet, Philippe.
- NIVET, Philippe,
Notes
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[1]
Ibid., p. 276, p. 352 et p. 515.
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[2]
Rapport du commissaire spécial d’Annemasse n° 171, 9 décembre 1916, AD de Haute-Savoie 4 M 342.
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[3]
Ces formes de collaboration, avec d’autres exemples, seront également évoquées infra dans le développement sur la mise en cause des collaborateurs.
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[4]
Pierre Baucher, op. cit., p. 62.
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[5]
Journal de Marie-Louise Congar, 30 avril 1918. Je remercie Manon Pignot pour cette indication.
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[6]
Jules Thiroux, op. cit., p. 64.
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[7]
Gazette des Ardennes, 30 janvier 1917.
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[8]
Cité par Martin-Mamy, op. cit., p. 241.
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[9]
Il est condamné en 1919 à trois ans de prison par le Conseil de guerre de la 2e région (Le Messager de la Somme, 30 avril 1919).
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[10]
PV de la commission municipale de Charleville, AM de Charleville, 5 H 34, 28 octobre 1914. Avaient également été sollicités Charles Puel, secrétaire de la rédaction du Petit Ardennais, puis Aristide Lenel, administrateur du Socialiste ardennais.
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[11]
Cité par André Laska, op. cit., p. 142.
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[12]
Cf. infra.
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[13]
Par exemple, « Les officiers, comme les soldats, cèdent le haut du trottoir aux débiles, et cela spontanément. C’est un va-et-vient de soldats, de civils, faisant avec bonne humeur assaut de politesse, tous se côtoient comme de vieilles connaissances, l’auto de guerre, la puissante KK, n’a pas de privilège sur l’humble voiture d’un négociant, il n’y a que des égaux. »
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[14]
Voir par exemple son poème « Frères dans la mort » à la une de la Gazette illustrée n° 42, 1er septembre 1917.
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[15]
Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 31.
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[16]
Le Messager de la Somme, 19 octobre 1919. Il est condamné à deux ans de prison par le conseil de guerre de la 2e région en octobre 1919.
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[17]
Ce maire sera condamné par la cour d’assises des Ardennes à cinq ans de détention pour « intelligence avec l’ennemi » en 1921 (voir le dossier de l’instruction, AD des Ardennes, 3 U 2490). Émile Bourse fait partie des civils de la France occupée dont « le gouvernement porte à la connaissance du pays la belle conduite » (23 novembre 1919) et reçoit la Légion d’honneur à titre posthume en septembre 1923 (Arch. nat. LH/334/82).
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[18]
AD des Ardennes, 5 U 471.
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[19]
Témoignage de Jeanne Auguise, rapport n° 649, AD de Haute-Savoie 4 M 513.
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[20]
Déposition de Fernand Herbet, 7 novembre 1917, rapport du commissaire spécial d’Évian, n° 2917, AD de Haute-Savoie 4 M 519.
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[21]
Fasol, Péronne sous l’occupation allemande, op. cit., p. 76.
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[22]
Le Messager de la Somme, 19 octobre 1919. La femme est condamnée en 1919 à un an de prison par le conseil de guerre de la 2e région.
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[23]
Le Messager de la Somme, 15 février 1920. Lemaire, alors soldat au 12e bataillon de chasseurs alpins, est condamné à deux ans de prison par le Conseil de guerre en 1920.
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[24]
Le Messager de la Somme, 16 novembre 1919. Elle est condamnée en 1919 à un an de prison avec sursis.
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[25]
Le Messager de la Somme, 23 novembre 1919.
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[26]
Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, op. cit., p. 159.
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[27]
Ibid., p. 160 (12 février 1916).
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[28]
PV de la commission municipale de Charleville, AM de Charleville, 5 H 38, 12 janvier 1917.
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[29]
Henri Domelier, op. cit., p. 201-204.
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[30]
Philippe Nivet, « Les Boches du Nord », les réfugiés français de la Grande Guerre, Paris, Economica, 2004.
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[31]
Cité par René Deruyk, Lille : 1914-1918, op. cit., p. 259. La référence indiquée (Le Figaro du 11 novembre 1917) ne paraît pas bonne.
La guerre provoque un affaissement des normes morales, exacerbe les rivalités au sein des communautés, voire au sein des familles. Eugénie Deruelle s’en désole dans ses carnets, par exemple le 4 décembre 1916 : « Cet état lamentable, fébrile, où nous nous trouvons fait éclore chaque jour de nouvelles calamités ! Que l’on découvre de vilenies ! Que les caractères se montrent bien sous leur joug véritable ! et pour moi, qui ne voulais pas voir le mal, que de désillusions », puis, le 3 avril 1917 : « L’humanité est plus qu’écœurante !! et méprisable !! », et le 16 décembre 1917 : « On voit de si vilaines choses ! Les caractères se montrent dans leur aspect réel et ce n’est pas beau !! » À Autrèches (Oise), « plus d’union entre les habitants, tout est sujet à discorde, chacun est aigri et tout dégénère en querelle. Beaucoup de paysans, pour ne pas éveiller la jalousie de leurs compatriotes, préfèrent vendre leurs denrées aux Allemands ». Ce climat est favorable au développement de formes de collaboration.Parmi les formes de collaboration se situe le travail volontaire pour l’occupant. La prolongation de l’occupation explique le nombre croissant de volontaires, si l’on en croit les notations du Lillois Pierre Baucher :
« Le manque de travail régulier, la nécessité de se nourrir, la rareté et le coût élevé des aliments, les menaces d’enlèvements brusques vers le front, l’accoutumance de ce qui semblait impossible dès l’abord à accepter, incitèrent enfin les hommes, parmi lesquels beaucoup de Hollandais et de Flamands, et surtout les femmes trop malheureuses à se faire embaucher […]…
Date de mise en ligne : 25/08/2025
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