Chapitre 2. L’installation des troupes d’occupation
- Par Philippe Nivet
Pages 24 à 34
Citer ce chapitre
- NIVET, Philippe,
- Nivet, Philippe.
- Nivet, P.
Citer ce chapitre
- Nivet, P.
- Nivet, Philippe.
- NIVET, Philippe,
Notes
-
[1]
Mademoiselle Bourgeois, institutrice à Mont-devant-Sassey, « Mémoire sur les principaux événements qui se sont déroulés à Mont-devant-Sassey pendant la guerre 1914-1918 » publié par Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 154.
-
[2]
Occupations, Besatzungszeiten, Les Ardennes, Die Ardennen, 1914-1918, Éditions Terres ardennaises, 2007, p. 207, d’après Roger Préaux, « La Neuville-en-Tourne-à-Fuy sous la botte », Terres ardennaises, n° 30.
-
[3]
A. Vauchelet, « Histoire d’un village occupé des Ardennes pendant la Grande Guerre », cité dans Occupations…, op. cit., p. 205.
-
[4]
Jean Marquiset, Les Allemands à Laon (2 septembre 1914 - 13 octobre 1918), Paris, Bloud et Gay, 1919, passim.
-
[5]
Henri Pasquier, Quarante-neuf mois d’esclavage, la ville de Laon sous le joug allemand, Laon, imprimerie du Courrier de l’Aisne, 1922, p. 23.
-
[6]
1914-1918, civils dans la tourmente, Archives municipales de Tourcoing, 2008, p. 5.
-
[7]
Jean-Yves Bonnard et alii, 1914-1918, l’Oise au cœur de la Grande Guerre, Conseil général de l’Oise, 2008, p. 81.
-
[8]
Cité dans Laure Decaux, Roisel pendant et après la Première Guerre mondiale 1914-1930, mémoire de master II sous la direction d’Olivier Forcade et de Philippe Nivet, université de Picardie, septembre 2008, p. 7, d’après AD de Somme 10 R 1085 et 10 R 1089.
-
[9]
M. et Mme Karleskind, Charleville Mézières pendant l’occupation allemande, Mézières, Charleville, éditions de la société des écrivains ardennais, 1935, p. 101 et p. 169.
-
[10]
Émile Basly, Le Martyre de Lens, Paris, Plon, 1918, p. 70.
-
[11]
J. Marquiset, op. cit., p. 231.
-
[12]
Pierre Baucher, Au long des rues, souvenirs de l’occupation allemande à Lille, 1914-1918, Strasbourg, Paris, imprimerie strasbourgeoise, 1921, p. 159.
-
[13]
Cité dans Occupations…, op. cit., p. 208.
-
[14]
Cité dans ibid., p. 208.
-
[15]
Déposition de Julia Thiroux, de Muirancourt, Rapports et procès-verbaux de la commission d’enquête instituée en vue de constater les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens, t. VI-VII-VIII-IX, Paris, Imprimerie nationale, 1917, p. 100.
-
[16]
Journal de Marcel Macon, 1er mars 1917, AD de l’Aisne, 1 Mi 46 R 1-2.
-
[17]
Les Carnets d’Eugénie Deruelle, op. cit., p. 164.
-
[18]
Ibid., p. 181 (16 avril 1916).
-
[19]
Ibid., p. 381.
-
[20]
« Existence de Monsieur et Madame Putiot pendant l’occupation allemande », publié dans Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 137.
-
[21]
Témoignage de Mlle Prudhommeaux, institutrice, cité par Olivier Jonneaux, L’Occupation allemande à Guise, maîtrise sous la direction de Stéphane Audoin-Rouzeau et d’Anne Duménil, université de Picardie, 2000, p. 93.
-
[22]
Voir à ce sujet : Juliette Courmont, L’Odeur de l’ennemi 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2010.
-
[23]
Cité dans Occupations…, op. cit., p. 215.
-
[24]
Les Carnets d’Eugénie Deruelle, op. cit., p. 129 (13 octobre 1915).
-
[25]
Ibid., p. 417 (13 juillet 1917).
-
[26]
Ibid., p. 454 (29 août 1917).
-
[27]
Philippe Stéphani, op. cit., p. 93.
-
[28]
Cité dans Occupations…, op. cit., 2007, p. 209.
-
[29]
Émile Caplain, Jean d’Douai, G. Savary, M.C.H., E. Leuréelle, op. cit., p. 151.
-
[30]
Mme Eugène Delahaye-Thery, op. cit., p. 214.
-
[31]
Fasol, Péronne sous l’occupation allemande, p. 65. Fasol est le pseudonyme du journaliste Henri Douchet.
-
[32]
Jean Marquiset, op. cit., p. 121.
-
[33]
Henri Domelier, Au GQG allemand, Paris, La Renaissance du livre, 1919, p. 28 et p. 31.
-
[34]
PV de la commission municipale de Charleville, archives municipales de Charleville, 5 H 35, 25 mai 1915.
-
[35]
Henri Domelier, op. cit., p. 48-50.
-
[36]
Occupations…, op. cit., p. 259.
-
[37]
Cité dans ibid., p. 259.
-
[38]
Francis Pigeon, « 1914-1918. Les Allemands à Laon », L’Aisne envahie, Mémoire de la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne, t. LII, 2007, p. 209-236 (p. 223).
-
[39]
Gazette des Ardennes, édition illustrée, n° 48, avec reproduction du monument.
Le passage de la phase d’invasion à la phase d’occupation est marqué par l’installation des troupes ennemies, composées à la fois de troupes restant à demeure et de combattants de passage venant à l’arrière pour se reposer ou destinés à monter au front. Ainsi, témoigne l’institutrice de Mont-devant-Sassey (Meuse) :
« Au mois de décembre 1914, les premières colonnes fixes arrivèrent : ce fut d’abord deux compagnies pour le transport des munitions. Elles restèrent onze mois et furent remplacées par des boulangers qu’on eut huit mois, puis des cuirassiers qui restèrent presque aussi longtemps. En juillet 1916, on logea une forte colonne d’imprimeurs pour les cartes du front. Elle demeura plus de deux ans […]. Outre ces troupes qui restaient à demeure, il y eut des passages de combattants venant à l’arrière pour se reposer […]. Enfin, en août et septembre 1918, on commença à ne plus voir que des combattants. »
Les militaires sont logés dans des usines, des granges, des hangars… et de véritables villages sont même créés, comme à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy (Ardennes). Certaines communes des Ardennes sont totalement bouleversées par la présence de l’occupant, comme Landres-et-Saint-Georges, évoqué par A. Vauchelet :
« Le village fut complètement transformé. Les maisons abandonnées furent démolies tour à tour pour faire de la place ; les pierres furent employées pour les chemins. Douze hôpitaux (lazarets) provisoires furent établis dans les écoles, les églises, au presbytère et dans un verger…
Date de mise en ligne : 25/08/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,99 €